Dossier d'analyse : (MAJ) Rixe de Papeete : un an de prison ferme pour l’un des prĂ©venus

← Retour aux signaux
Description initiale :







Tahiti, le 1er juin 2026 - AprĂšs plusieurs renvois, l’affaire de la violente rixe survenue dans la nuit du 4 au 5 mars dernier devant une discothĂšque de la rue Colette Ă  Papeete a finalement Ă©tĂ© examinĂ©e sur le fond. Le tribunal correctionnel de Papeete a finalement condamnĂ© l'un des agresseurs Ă  deux ans de prison, dont un an ferme assorti d’un mandat de dĂ©pĂŽt. Le second prĂ©venu a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  un an d’emprisonnement, dont six mois avec sursis. Ce lundi, deux prĂ©venus comparaissaient devant le tribunal correctionnel pour des violences commises lors de la bagarre, survenue dans la nuit du 4 au 5 mars devant une discothĂšque de la rue Colette Ă  Papeete et impliquant une quarantaine de personnes. Selon les tĂ©moignages recueillis, les faits se sont dĂ©roulĂ©s aux alentours de 3 heures du matin. “Le motif de la bagarre, on n’en a toujours aucune idĂ©e”, a soulignĂ© le prĂ©sident du tribunal alors que personne dans la salle d’audience n’avait l’air de connaĂźtre la rĂ©ponse. Les dĂ©bats se sont largement appuyĂ©s sur les images de vidĂ©osurveillance de la “gare routiĂšre” de Papeete, visionnĂ©es Ă  l’audience. Trois victimes se sont constituĂ©es parties civiles. L’une d’elles, prĂ©sente Ă  l’audience, a dĂ©crit les sĂ©quelles qu’elle conserve encore aujourd’hui. “J’ai eu un trou dans la pommette, j’ai subi une opĂ©ration et j’ai toujours des migraines”, a expliquĂ© le jeune homme. Cette mĂȘme victime a eu le nez cassĂ© et la pommette fracturĂ©e. Au-delĂ  des blessures physiques, les consĂ©quences psychologiques demeurent pour la victime. “Ma fille de 8 ans s’inquiĂšte toujours. C’est ce qui m’énerve”, a-t-elle dĂ©crit alors que les deux prĂ©venus Ă©taient tĂȘte baissĂ©e. Des agresseurs que la victime a qualifiĂ©s Ă  deux reprises de “chiens fous le jour de la rixe”.


​“On Ă©tait bourrĂ©s, on ne se souvient pas”

Face au tribunal, les deux prĂ©venus ont invoquĂ© leur Ă©tat d’ivresse. “J’avais trop bu, je ne me rappelle de rien”, a dĂ©clarĂ© l’un d’eux. “Leur position est claire : on Ă©tait bourrĂ©s, on ne se souvient pas”, a rĂ©sumĂ© le prĂ©sident. Une analyse rĂ©alisĂ©e plusieurs heures aprĂšs les faits sur l’un des prĂ©venus rĂ©vĂ©lait encore un taux de 0,19 mg d’alcool par litre d’air expirĂ©. L’un des prĂ©venus, surnommĂ© “le tueur” par l’une des victimes, prĂ©sente un casier particuliĂšrement chargĂ© avec 19 condamnations. “Vous faites partie du haut du panier en termes de condamnations”, a relevĂ© le prĂ©sident. Le second prĂ©venu compte deux condamnations Ă  son casier, dont une derniĂšre en 2017 pour des faits liĂ©s aux stupĂ©fiants. Le procureur a estimĂ© que les tĂ©moignages des victimes, corroborĂ©s par les images de vidĂ©osurveillance et les constatations des policiers, permettaient d’établir la participation des deux hommes aux violences. À l’encontre du prĂ©venu multirĂ©cidiviste, le ministĂšre public a donc requis 24 mois d’emprisonnement, dont 12 mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans. Le procureur a Ă©galement demandĂ© un mandat de dĂ©pĂŽt ainsi que plusieurs obligations dans le cadre du sursis probatoire : soins liĂ©s aux addictions et Ă  l’impulsivitĂ©, indemnisation des victimes, travail ou formation, interdiction d’entrer en contact avec les victimes, de dĂ©tenir une arme ou encore de frĂ©quenter les dĂ©bits de boissons. Pour le second prĂ©venu, le parquet a requis 18 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire.   Le tribunal a finalement condamnĂ© le multirĂ©cidiviste Ă  deux ans de prison, dont un an ferme avec mandat de dĂ©pĂŽt, et son coprĂ©venu Ă  un an de prison dont six mois avec sursis.


Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

Horizon : 0 Probabilité : 0%

Ce signal n'a pas encore fait l'objet d'une étude d'impact.

Veuillez patienter 10 à 20 secondes aprÚs le clic, l'IA rédige un rapport complet.