Dossier d'analyse : GĂ©rard Goltz devrait ĂȘtre confirmĂ© Ă Tumaraâa
â Retour aux signaux
Tahiti, le 12 mai 2026 - Les Ă©lections municipales du 22 mars dernier Ă Tumaraâa nâont pas lieu dâĂȘtre annulĂ©es, estime le rapporteur public du tribunal administratif. Pour lui, il nây a pas eu de âmanĆuvre Ă©lectoraleâ par la diffusion dâarticles de presse relatifs Ă la dĂ©cision de la Cour de cassation concernant lâinĂ©ligibilitĂ© de Cyril Tetuanui. Le rapporteur public du tribunal administratif a estimĂ© dans lâaffaire des Ă©lections de Tumaraâa que la mĂ©diatisation de lâinĂ©ligibilitĂ© de Cyril Tetuanui nâest pas âune manĆuvre Ă©lectoraleâ et que cela relĂšve de la libertĂ© de la presse. Le rapporteur public rappelle que la requĂ©rante, la sĂ©natrice Lana Tetuanui, considĂšre quâen notifiant son inĂ©ligibilitĂ© trois jours avant les Ă©lections, âla Cour de cassation a dĂ©libĂ©rĂ©ment cherchĂ© Ă nuire Ă la liste Tapuraâ. Le rapporteur, lui, estime que rien ne dĂ©montre quâil y a eu une intention de nuire. Rappelons quâau premier tour des municipales, le maire sortant Cyril Tetuanui, qui a menĂ© la liste Tapura, a obtenu 44,24 % des suffrages, suivi ensuite de Naumi Mihuraa avec 17,56 %, puis de GĂ©rard Goltz avec 15,77 %, de Raimana Dehors avec 8,93 % et enfin de Lydie Raapoto.
âUn Ă©lĂ©ment de polĂ©mique Ă©lectoraleâ
Sauf que le 13 mars dernier, Ă quelques jours du premier tour, indique Me Quinquis, âle battage mĂ©diatiqueâ a eu âune influence sur le rĂ©sultat des Ă©lections dans la mesure oĂč, lorsque des Ă©lecteurs entendent ou lisent dans certains mĂ©dias que toute la liste est invalidĂ©e, naturellement, ils sont amenĂ©s Ă considĂ©rer qu'il n'y a pas lieu pour voter pour (âŠ)â. Pour Me Quinquis, cette annonce par les mĂ©dias est âun Ă©lĂ©ment de polĂ©mique Ă©lectorale Ă la veille de la pĂ©riode de rĂ©serve, il y a une anomalie. Il y a quelque chose qui a portĂ© atteinte Ă la clartĂ© de l'information donnĂ©e aux Ă©lecteurs et Ă la sincĂ©ritĂ© du scrutinâ. Selon lui, il y a eu, aprĂšs la diffusion des articles, une âpression sur les Ă©lecteursâ. Il estime enfin que cette ânotificationâ aurait pu ĂȘtre faite âdix jours plus tĂŽt, câest matĂ©riellement possible, le haut-commissariat sait agir de maniĂšre rapideâ.
La cour de cassation est âlibre de rendre la dĂ©cision quand elle veutâ
Me des Arcis, le conseil des parties adverses, estime, contrairement Ă son collĂšgue Me Quinquis, quâil nây a âpas de tort qui a Ă©tĂ© faitâ puisque, selon lui, la liste Tapura a euâ 332 voix de plus que lorsque c'Ă©tait Cyril Tetuanui qui l'a menĂ©e. Donc le fait qu'il ne soit plus candidat au second tour a fait qu'ils ont gagnĂ© 330 voixâ. Il trouve mĂȘme âstupidesâ les arguments tendant Ă dire quâil fallait attendre pour notifier Ă lâancien tÄvana de Tumaraâa son inĂ©ligibilitĂ©. âLa Cour de cassation n'a pas Ă ordonner ou Ă prendre une dĂ©cision en tenant compte des Ă©lections municipales qui ne sont pas du tout de son ressortâ. Pour lui, câest tout autant âridiculeâ de penser que la Cour de cassation ait voulu porter atteinte aux Ă©lections municipales de Tumaraâa. Me des Arcis rappelle quâil y a la sĂ©paration des pouvoirs entre le judiciaire et l'exĂ©cutif, et que câest ânormal que (âŠ) la Cour de cassation rende la dĂ©cision quand elle veut la rendre. Elle est libre de la rendre quand elle veutâ. Le dĂ©libĂ©rĂ© sera rendu le 26 mai prochain.
Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti
Ce signal n'a pas encore fait l'objet d'une étude d'impact.
Veuillez patienter 10 à 20 secondes aprÚs le clic, l'IA rédige un rapport complet.