Dossier d'analyse : AU PALAIS "Justicier" de la pédocriminalité, il écope de deux ans de prison
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<p>Se pr&eacute;tendant d&eacute;fenseur des enfants exploit&eacute;s, Terry &eacute;tait jug&eacute; devant le tribunal correctionnel de N&icirc;mes, ce mardi 12 mai. C&rsquo;est &agrave; partir d&rsquo;un signalement effectu&eacute; <i>via</i> Pharos, le portail officiel de signalement des contenus illicites sur Internet, que l&rsquo;affaire a vu le jour. L&rsquo;adresse IP associ&eacute;e aux appareils &eacute;lectroniques de la famille de Terry a &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute;e comme permettant le visionnage de vid&eacute;os p&eacute;dopornographiques, d&eacute;crites comme <em>&laquo; tr&egrave;s dures &raquo;,</em> par &Eacute;douard Le Jan, pr&eacute;sident &agrave; l&rsquo;audience. Une perquisition men&eacute;e au domicile du pr&eacute;venu a permis de d&eacute;terminer que certains de ces contenus ont directement &eacute;t&eacute; t&eacute;l&eacute;charg&eacute;s sur les appareils &eacute;lectroniques du couple. Certains d&rsquo;entre eux ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; savamment class&eacute;s dans des cat&eacute;gories aux noms sans &eacute;quivoque : <em>&laquo; D&eacute;floraison &raquo; </em>ou encore <em>&laquo; 13YO &raquo;,</em> vraisemblablement pour &laquo; 13 ans &raquo;. Quatorze de ces photos et vid&eacute;os repr&eacute;sentent des sc&egrave;nes sexuelles entre des enfants mineurs et des animaux, notamment des chiens.</p>
<p>Plac&eacute; en garde &agrave; vue, Terry campe sur une version plus qu&rsquo;&eacute;tonnante. Le trentenaire a expliqu&eacute; aux enqu&ecirc;teurs qu&rsquo;il consultait de tels sites dans le but de s&rsquo;informer. L&rsquo;objectif ? <em>&laquo; Faire couler les sites p&eacute;dopornographiques &raquo;.</em> Une croisade qui ne semble pas beaucoup avancer. <em>&laquo; Vous n&rsquo;avez fait aucun signalement &raquo;,</em> lance le pr&eacute;sident. La seule trace constitutive d&rsquo;un rejet de ces vid&eacute;os p&eacute;dopornographiques semble &ecirc;tre la consultation d&rsquo;un site &laquo; anti-p&eacute;docriminalit&eacute; &raquo;, par le biais du dark web, capture d&rsquo;&eacute;cran &agrave; l&rsquo;appui. L&rsquo;homme aurait racont&eacute; aux enqu&ecirc;teurs qu&rsquo;il r&eacute;fl&eacute;chissait &agrave; cr&eacute;er un logiciel de lutte contre la p&eacute;docriminalit&eacute;. Vivement qu&rsquo;il soit disponible au t&eacute;l&eacute;chargement...</p>
<h2>&laquo; S&#39;il n&rsquo;y a pas de demande, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;offre &raquo;</h2>
<p>Pour excuser son absence &agrave; l&rsquo;audience, le pr&eacute;venu, par le biais de son conseil, souligne qu&#39;il est l&#39;aidant principal de sa grand-m&egrave;re, atteinte de la maladie d&rsquo;Alzheimer, et qu&#39;il doit s&rsquo;occuper seul de sa fille, dont il a la garde. Des justifications qui peinent &agrave; convaincre Nathalie Welt&eacute;, procureur de la R&eacute;publique : <em>&laquo; La prise de conscience de monsieur est &agrave; un degr&eacute; 0 &raquo;,</em> dit-elle dans son r&eacute;quisitoire. Malgr&eacute; son absence, elle n&rsquo;a pas manqu&eacute; de rappeler la gravit&eacute; que constitue la consultation de tels documents. <em>&laquo; S&rsquo;il n&rsquo;y a pas de demande, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;offre &raquo;,</em> explique-t-elle &agrave; l&rsquo;attention de l&rsquo;assistance. Plaidant le prononc&eacute; d&rsquo;une peine d&rsquo;avertissement, son conseil souligne les talents en informatique de son client : <em>&laquo; S&rsquo;il avait cherch&eacute; &agrave; se cacher, il l&rsquo;aurait fait. &raquo; </em>D&rsquo;autant que, selon son conseil, le pr&eacute;venu <em>&laquo; traque ce genre de sites &raquo;.</em> Une qu&ecirc;te qui n&rsquo;explique pourtant pas le t&eacute;l&eacute;chargement de ses images sur son ordinateur.</p>
<p>Apr&egrave;s d&eacute;lib&eacute;ration, le pr&eacute;venu a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute; coupable des faits lui &eacute;tant reproch&eacute;s. Il a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; 2 ans d&rsquo;emprisonnement, dont une ann&eacute;e assortie d&rsquo;un sursis probatoire. Dans ce cadre, il aura l&#39;obligation de se faire soigner et de payer les sommes dues au Tr&eacute;sor public. L&rsquo;homme est &eacute;galement soumis, par ce jugement, &agrave; une interdiction d&eacute;finitive d&rsquo;exercer une activit&eacute; professionnelle ou b&eacute;n&eacute;vole en lien avec des enfants. Son inscription au fichier des d&eacute;linquants sexuels (Fijais) lui est &eacute;galement notifi&eacute;e. Concr&egrave;tement, le trentenaire a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; un an de prison ferme, qui pourra &ecirc;tre am&eacute;nag&eacute; lors d&rsquo;un entretien avec le juge d&rsquo;application des peines. En parall&egrave;le, il devra d&eacute;clarer son adresse chaque ann&eacute;e aupr&egrave;s des forces de l&rsquo;ordre.</p>
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