Dossier d'analyse : ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine
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<p><b>La m&eacute;thode Bouget.</b>&nbsp;Mardi soir, sur notre plateau TV d&rsquo;<i>Objectif Gard</i>, Vincent Bouget a r&eacute;pondu &agrave; toutes les questions du moment. Il n&rsquo;a pas apport&eacute; toutes les r&eacute;ponses. Normal : lorsqu&rsquo;on s&rsquo;empare du pouvoir, on ne peut pas devenir sp&eacute;cialiste de tout en seulement un mois. Pourtant, il a d&eacute;j&agrave; esquiss&eacute; une m&eacute;thode. Plus qu&rsquo;une philosophie, une mani&egrave;re de faire int&eacute;ressante, qui cherche syst&eacute;matiquement le consensus g&eacute;n&eacute;ral plut&ocirc;t que la d&eacute;fense d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts particuliers. Mais pas s&ucirc;r que tous les N&icirc;mois appr&eacute;cient. Habitu&eacute;s &agrave; une droite solidement enracin&eacute;e dans le pouvoir municipal, les habitants ont connu une ville gouvern&eacute;e selon un rapport tr&egrave;s vertical &agrave; la d&eacute;cision. Le nouveau maire commence &agrave; en prendre la mesure. Il ne pourra pas tout r&eacute;volutionner, m&ecirc;me en douceur. L&rsquo;affaire du son pendant la feria, celle des bodegas, et demain d&rsquo;autres dossiers sensibles, l&rsquo;obligeront &agrave; sortir de cette zone de confort. La coll&eacute;gialit&eacute; et l&rsquo;approche horizontale sont s&eacute;duisantes sur le papier. Mais &agrave; la fin, il sera seul dans son bureau pour dire oui ou non. Il devra assumer personnellement les orientations prises. Et le m&eacute;contentement qui les accompagne. D&rsquo;ailleurs, cela a d&eacute;j&agrave; un peu commenc&eacute;. Son discours a l&eacute;g&egrave;rement &eacute;volu&eacute; depuis la campagne. Il n&rsquo;est plus question de taper matin, midi et soir sur l&rsquo;ancienne majorit&eacute;. Son refrain sur la vision clanique de Jean-Paul Fournier et la politique client&eacute;liste de la droite s&rsquo;est estomp&eacute;. Vincent Bouget prend d&eacute;sormais la mesure du caract&egrave;re des habitants, de leurs exigences, mais aussi de certaines &eacute;lites locales parfois difficiles &agrave; satisfaire. Ce n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas propre &agrave; N&icirc;mes. C&rsquo;est l&rsquo;&eacute;poque qui veut cela. Le rapport au politique a profond&eacute;ment &eacute;volu&eacute; en France. L&rsquo;&eacute;tat de gr&acirc;ce ne dure plus. C&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; le cas pour le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ; c&rsquo;est d&eacute;sormais aussi la norme pour les maires. Tr&egrave;s vite, les responsables politiques sont ramen&eacute;s &agrave; la r&eacute;alit&eacute;. Et &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; de d&eacute;cider, souvent dans l&rsquo;urgence, sans toujours disposer du temps n&eacute;cessaire &agrave; une v&eacute;ritable r&eacute;flexion strat&eacute;gique. Il faut satisfaire, rassurer, arbitrer. Jusqu&rsquo;&agrave; accepter parfois de se renier pour avoir la paix ? C&rsquo;est toute l&rsquo;&eacute;preuve du pouvoir. Quelle voie choisira le maire de N&icirc;mes ? Il est encore trop t&ocirc;t pour l&rsquo;affirmer. Pour le moment, il tient bon. Il fait bouger les lignes sans trop brusquer. Quelques m&eacute;contents, certes, mais rien de r&eacute;ellement explosif. Il poss&egrave;de encore un atout pour &eacute;viter que la temp&eacute;rature ne monte trop vite : rester &agrave; port&eacute;e de baffes des N&icirc;mois. En remontant les ruelles du centre-ville &agrave; pied pour rejoindre son bureau, en multipliant les r&eacute;unions dans les quartiers, il prolonge ce travail de terrain entam&eacute; il y a deux ans. Avec toutefois une diff&eacute;rence majeure : pendant la campagne, il n&rsquo;&eacute;tait responsable de rien. Aujourd&rsquo;hui, il est responsable de tout. Bient&ocirc;t, les paroles et les promesses ne suffiront plus. Les N&icirc;mois voudront du concret, et un v&eacute;ritable changement dans leur quotidien. Mais quel changement ? Car tout le monde ne semble pas en avoir la m&ecirc;me d&eacute;finition. Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre pr&eacute;cis&eacute;ment l&agrave; que les choses commenceront &agrave; se compliquer&hellip;</p>
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<p><b>La fin d&rsquo;une &eacute;poque&hellip;&nbsp;</b>Cons&eacute;quence directe de la d&eacute;route n&icirc;moise, la droite locale ne cache plus ses plaies. Et ses caisses vides. Chez Les R&eacute;publicains, l&rsquo;heure n&rsquo;est plus &agrave; la reconqu&ecirc;te, mais &agrave; la survie. Selon nos informations, la direction, encore en pleine reconstruction, envisage s&eacute;rieusement de mettre fin au bail commercial du local situ&eacute; pr&egrave;s de la place d&rsquo;Assas, historique quartier g&eacute;n&eacute;ral du parti. Un symbole de plus pour une formation politique en voie d&rsquo;effacement &agrave; N&icirc;mes. &laquo;&nbsp;<i>Quand on &eacute;tait aux manettes, chaque vendredi soir, il n&rsquo;y avait qu&rsquo;une poign&eacute;e de militants qui se d&eacute;pla&ccedil;aient pour l&rsquo;ap&eacute;ritif hebdomadaire</i>&nbsp;&raquo;, glisse un ancien &eacute;lu, lucide sur l&rsquo;&eacute;tat de d&eacute;composition du mouvement. Le probl&egrave;me d&eacute;passe d&eacute;sormais la simple question immobili&egrave;re : comment exister politiquement sans ancrage territorial ? Chez LR, certains tentent de se rassurer en invoquant l&rsquo;&eacute;poque. &laquo;&nbsp;<i>Le monde a chang&eacute;. Aujourd&rsquo;hui, tout se passe sur les r&eacute;seaux sociaux. C&rsquo;est compliqu&eacute; de faire venir les gens.&nbsp;</i>&raquo; Comprendre : les permanences se vident, les militants vieillissent. Car au-del&agrave; des finances, c&rsquo;est surtout la rel&egrave;ve qui manque. Peu de figures locales semblent pr&ecirc;tes &agrave; reprendre un appareil politique us&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; la corde. &laquo;&nbsp;<i>On est &agrave; la crois&eacute;e des chemins. Si la pr&eacute;sidentielle et les l&eacute;gislatives se passent mal, on est foutus. Les derniers militants gardois vont partir au Rassemblement national</i>&nbsp;&raquo;, pr&eacute;vient un cadre du parti. Dans les couloirs de la droite gardoise, l&rsquo;inqui&eacute;tude a depuis longtemps remplac&eacute; les certitudes. Et certains regardent d&eacute;j&agrave; le RN comme l&rsquo;h&eacute;ritier naturel d&rsquo;un &eacute;lectorat que LR ne parvient plus &agrave; retenir.</p>
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<p><b>La &laquo;&nbsp;connerie&nbsp;&raquo; de Denis.</b>&nbsp;Cette semaine, les s&eacute;natoriales occupaient toutes les conversations politiques gardoises. &Agrave; droite comme &agrave; gauche, les grandes man&oelig;uvres ont commenc&eacute;. Et derri&egrave;re les sourires de fa&ccedil;ade, chacun compte ses soutiens, ses fid&eacute;lit&eacute;s&hellip; et ses futurs coups tordus. Chez Les R&eacute;publicains, le s&eacute;nateur sortant Laurent Burgoa avance avec prudence sur un terrain devenu bien plus instable qu&rsquo;il n&rsquo;y para&icirc;t. L&rsquo;ancien patron de la droite gardoise esp&egrave;re surtout que son ex-colisti&egrave;re Vivette Lopez ne viendra pas compliquer l&rsquo;&eacute;quation. Car dans un scrutin o&ugrave; chaque grand &eacute;lecteur compte, les candidatures dissidentes peuvent rapidement se transformer en poison. Mais c&rsquo;est surtout &agrave; gauche que le climat vire &agrave; l&rsquo;orage. La succession annonc&eacute;e &mdash; ou suppos&eacute;e &mdash; de Denis Bouad est en train de transformer le Parti socialiste gardois en champ de bataille. Consciente du danger, la pr&eacute;sidente du Conseil d&eacute;partemental, Fran&ccedil;oise Laurent-Perrigot, tente de calmer les ego avant l&rsquo;explosion. Mission d&eacute;licate. Selon plusieurs sources, la patronne du D&eacute;partement aurait directement mis en garde Denis Bouad lors d&rsquo;un &eacute;change en t&ecirc;te-&agrave;-t&ecirc;te : &laquo;&nbsp;<i>Tu fais une connerie.&nbsp;</i>&raquo; Une phrase qui r&eacute;sume &agrave; elle seule la tension du moment. Car pendant que l&rsquo;ancien pr&eacute;sident du D&eacute;partement entretient le flou, les ambitions s&rsquo;aiguisent. Fabrice Verdier, pr&eacute;sident du Pays d&rsquo;Uz&egrave;s, avait pris soin de rencontrer Fran&ccedil;oise Laurent-Perrigot il y a quelques semaines pour lui faire part de ses intentions. &laquo;&nbsp;<i>Elle lui a fait comprendre qu&rsquo;elle le soutiendrait si Denis Bouad renon&ccedil;ait</i>&nbsp;&raquo;, confie un observateur averti. Sauf qu&rsquo;entre-temps, Alexandre Pissas a d&eacute;cid&eacute; de revenir dans la partie. Et cette fois, le maire de Tresques ne veut plus regarder le train passer. &laquo;<i>&nbsp;La derni&egrave;re fois, il s&rsquo;est fait avoir. Il ne veut pas revivre &ccedil;a. Et puis, id&eacute;ologiquement, il estime que c&rsquo;est son tour : il a toujours &eacute;t&eacute; socialiste&nbsp;</i>&raquo;, souffle un proche. Un argument qui fait sourire certains dans les couloirs du D&eacute;partement. &laquo;&nbsp;<i>Il ne faudrait quand m&ecirc;me pas oublier qu&rsquo;en 2015, il &eacute;tait &agrave; deux doigts de s&rsquo;allier avec la droite pour prendre le Conseil d&eacute;partemental</i>&nbsp;&raquo;, tacle un &eacute;lu socialiste. Avant qu&rsquo;un autre ne renvoie la balle : &laquo;&nbsp;<i>Et Fabrice Verdier, qui avait failli partir chez Macron en 2017, on en parle ?</i>&nbsp;&raquo; Vieilles ranc&oelig;urs, fid&eacute;lit&eacute;s fluctuantes et ambitions personnelles : &agrave; gauche, personne ne semble pr&ecirc;t &agrave; c&eacute;der un centim&egrave;tre. Reste alors une hypoth&egrave;se que beaucoup pr&eacute;f&egrave;rent ignorer : celle de Carole Bergeri, num&eacute;ro 2 de la liste&nbsp;Le Gard passionn&eacute;ment&nbsp;lors des s&eacute;natoriales de 2020. &laquo;&nbsp;<i>Elle veut y aller</i>&nbsp;&raquo;, confirme un cadre local. Mais dans cette guerre d&rsquo;ego, le probl&egrave;me est simple : aucun des pr&eacute;tendants ne semble dispos&eacute; &agrave; se ranger derri&egrave;re elle. Pire encore, plusieurs ne veulent m&ecirc;me pas la voir sur la future liste. &Agrave; un an du scrutin, les s&eacute;natoriales gardoises ressemblent d&eacute;j&agrave; moins &agrave; une campagne qu&rsquo;&agrave; un r&egrave;glement de comptes &agrave; ciel ouvert.</p>
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<p><b>Mauvaise mise pour Plantier ?&nbsp;</b>Depuis sa d&eacute;faite, Julien Plantier a disparu des radars. Plus de sorties m&eacute;diatiques, plus de prises de parole. Mais en coulisses, l&rsquo;ancien premier adjoint de Jean-Paul Fournier continue d&rsquo;activer ses r&eacute;seaux pour tenter de rebondir. Apr&egrave;s avoir rejoint Horizons par opportunisme dans l&rsquo;espoir d&rsquo;obtenir l&rsquo;investiture pour les municipales &agrave; N&icirc;mes, il a vite d&ucirc; d&eacute;chanter. M&ecirc;me un d&eacute;jeuner avec Laurent Burgoa pour envisager un retour &agrave; droite n&rsquo;a rien chang&eacute; : Plantier restera finalement chez &Eacute;douard Philippe. &laquo;&nbsp;<i>Il esp&egrave;re qu&rsquo;en cas de victoire de Philippe en 2027, des portes pourraient s&rsquo;ouvrir pour lui, notamment pour les l&eacute;gislatives</i>&nbsp;&raquo;, glisse un acteur politique n&icirc;mois. Certains l&rsquo;imaginent m&ecirc;me tenter de r&eacute;cup&eacute;rer la place d&rsquo;Yvan Lachaud comme patron d&rsquo;Horizons dans le Gard. Sauf qu&rsquo;&agrave; Paris, Julien Plantier ne p&egrave;se pas grand-chose. &laquo;&nbsp;<i>Dans les instances nationales, personne ne sait vraiment qui il est&nbsp;</i>&raquo;, confie un cadre du mouvement. &Agrave; l&rsquo;inverse, Yvan Lachaud appara&icirc;t plus solide que jamais. Pr&eacute;sent ce dimanche &agrave; Reims pour la premi&egrave;re grande d&eacute;monstration de force d&rsquo;&Eacute;douard Philippe, l&rsquo;ancien pr&eacute;sident de N&icirc;mes M&eacute;tropole reste l&rsquo;homme fort d&rsquo;Horizons dans le Gard. &laquo;&nbsp;<i>Si Philippe gagne, c&rsquo;est lui qui aura la main sur les l&eacute;gislatives&hellip; et sur l&rsquo;avenir de Plantier dans le parti</i>&nbsp;&raquo;, r&eacute;sume un proche du dossier. Cruel retour des choses pour Julien Plantier : celui qui voulait s&rsquo;&eacute;manciper de Fournier se retrouve d&eacute;sormais sous la d&eacute;pendance de son vieil ennemi politique.</p>
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<p><b>Delga place ses pions.&nbsp;</b>Le changement de majorit&eacute; &agrave; N&icirc;mes marque aussi le retour d&rsquo;anciennes figures dans les coulisses du pouvoir local. Selon nos informations, Nicolas Ferran, ex-collaborateur de Denis Bouad au D&eacute;partement et actuel directeur de l&rsquo;association La Cl&egrave;de, rejoint l&rsquo;&eacute;quipe de Vincent Bouget et Amal Couvreur. Mais l&rsquo;arriv&eacute;e qui fait le plus parler reste celle d&rsquo;Emily Pag&egrave;s. Ancienne directrice de cabinet de Damien Alary au D&eacute;partement puis cadre &agrave; la R&eacute;gion Occitanie, elle prendra ses fonctions de DGA &agrave; N&icirc;mes le 1er juillet. &laquo;&nbsp;<i>Elle aura un portefeuille immense, &agrave; la hauteur de ses comp&eacute;tences et de sa capacit&eacute; de travail&nbsp;</i>&raquo;, assure un proche. Du c&ocirc;t&eacute; des communistes, l&rsquo;enthousiasme est plus mesur&eacute;. &laquo;&nbsp;<i>C&rsquo;est l&rsquo;&oelig;il de Moscou de Carole Delga. Elle vient surtout surveiller que les socialistes &mdash; et Amal Couvreur en particulier &mdash; tiennent bien la barre&nbsp;</i>&raquo;, grince un &eacute;lu PCF. &Agrave; N&icirc;mes M&eacute;tropole aussi, les rumeurs s&rsquo;activent. Le nom de Sabine Torres circule pour reprendre la direction de la communication, poste qu&rsquo;elle occupait d&eacute;j&agrave; sous l&rsquo;&egrave;re Proust. Mais selon plusieurs sources, Nicolas Koukas ne serait pas press&eacute; de bouger les lignes. &laquo;&nbsp;<i>Arnaud Julien est loyal, efficace et son contrat court jusqu&rsquo;en 2027. Il n&rsquo;y a aucune urgence.</i>&nbsp;&raquo; La priorit&eacute; du pr&eacute;sident de l&rsquo;Agglo serait ailleurs : trouver rapidement un nouveau directeur g&eacute;n&eacute;ral des services. &laquo;&nbsp;<i>Un profil venu de Paris tient la corde. Vincent Bouget veut quelqu&rsquo;un d&rsquo;ext&eacute;rieur pour reprendre les dossiers avec un regard neuf et retrouver un peu d&rsquo;air</i>&nbsp;&raquo;, confie un proche du dossier.</p>
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<p><b>Quel bordel pour 60 d&eacute;cibels !</b>&nbsp;L&rsquo;affaire du son pendant la feria continue de faire du bruit. Entre commer&ccedil;ants furieux et autres satisfaits, la r&eacute;union organis&eacute;e l&rsquo;autre matin au Carr&eacute; d&rsquo;Art par le maire Vincent Bouget et son adjoint &agrave; la S&eacute;curit&eacute; Nicolas Nadal a parfois tourn&eacute; &agrave; la s&eacute;ance d&rsquo;explication tendue. Selon plusieurs participants, l&rsquo;ex&eacute;cutif municipal a surtout &eacute;t&eacute; surpris par l&rsquo;attitude de certains acteurs &eacute;conomiques. &laquo;&nbsp;<i>Ceux qu&rsquo;on pensait les plus proches de nous sont mont&eacute;s au cr&eacute;neau avec beaucoup de col&egrave;re. &Agrave; l&rsquo;inverse, des commer&ccedil;ants r&eacute;put&eacute;s proches de Franck Proust ont &eacute;t&eacute; beaucoup plus mesur&eacute;s, voire facilitateurs</i>&nbsp;&raquo;, glisse un membre de la majorit&eacute;. Au c&oelig;ur de la pol&eacute;mique : la limite fix&eacute;e &agrave; 60 d&eacute;cibels. &laquo;&nbsp;<i>On nous tombe dessus pour ce chiffre, mais ce sont les commer&ccedil;ants eux-m&ecirc;mes qui l&rsquo;ont propos&eacute;</i>&nbsp;&raquo;, assure un proche du dossier. Avant d&rsquo;ajouter : &laquo;&nbsp;<i>Honn&ecirc;tement, on aurait pu aller au-del&agrave;.</i>&nbsp;&raquo; Sauf que sur le terrain, beaucoup d&eacute;couvrent concr&egrave;tement ce que repr&eacute;sentent 60 d&eacute;cibels. &laquo;&nbsp;<i>C&rsquo;est le son d&rsquo;une t&eacute;l&eacute;vision un peu forte. Pour une feria, c&rsquo;est ridicule</i>&nbsp;&raquo;, peste un professionnel. Mais derri&egrave;re la question du volume sonore, certains voient surtout une faute politique. &laquo;&nbsp;<i>Vincent Bouget vient peut-&ecirc;tre de commettre sa premi&egrave;re erreur&nbsp;</i>&raquo;, analyse un observateur local. &laquo;&nbsp;<i>Il avait vendu une strat&eacute;gie d&rsquo;apaisement apr&egrave;s la guerre &agrave; droite. Il aurait pu laisser passer cette Feria comme avant, puis ouvrir ensuite des discussions. L&agrave;, il a voulu marquer son territoire imm&eacute;diatement. R&eacute;sultat : tout le monde retient la pol&eacute;mique.&nbsp;</i>&raquo; Et d&eacute;sormais, tous les regards se tournent vers la feria de Pentec&ocirc;te. &laquo;&nbsp;<i>S&rsquo;il y a moins de monde, ses opposants lui r&eacute;p&eacute;teront pendant des mois que c&rsquo;est de sa faute&hellip;</i>&nbsp;&raquo;</p>
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<p><b>Ciao la Primafresca ?</b>&nbsp;Les commer&ccedil;ants de la rue Fresque ne sont visiblement pas au bout de leurs mauvaises surprises. Apr&egrave;s la pol&eacute;mique sur le son pendant la feria, un autre dossier commence &agrave; s&eacute;rieusement les inqui&eacute;ter : l&rsquo;avenir de la Primafresca. Vingt ans apr&egrave;s sa cr&eacute;ation, ce traditionnel &laquo; warm-up &raquo; de la feria de Pentec&ocirc;te est d&eacute;sormais dans le viseur de la nouvelle majorit&eacute; municipale. Et &agrave; l&rsquo;H&ocirc;tel de Ville, certains ne cachent plus leur volont&eacute; de tourner la page. &laquo;&nbsp;<i>La musique est beaucoup trop forte, l&rsquo;alcool coule &agrave; flot et une partie de la jeunesse n&icirc;moise finit ivre morte sous couvert de mini-feria&nbsp;</i>&raquo;, souffle un &eacute;lu de la majorit&eacute;. En coulisses, plusieurs &eacute;lus s&rsquo;alarment surtout de la pr&eacute;sence de tr&egrave;s jeunes adolescents livr&eacute;s &agrave; eux-m&ecirc;mes en pleine nuit. &laquo;&nbsp;<i>C&rsquo;est devenu une gigantesque beuverie &agrave; ciel ouvert en centre-ville. On ne peut pas continuer comme &ccedil;a</i>&nbsp;&raquo;, insiste un proche du dossier. Mais toucher &agrave; la Primafresca revient aussi &agrave; s&rsquo;attaquer &agrave; un symbole populaire et &eacute;conomique. Et dans la rue Fresque, o&ugrave; les commer&ccedil;ants sortent de longs mois de travaux, l&rsquo;id&eacute;e passe tr&egrave;s mal. &laquo;&nbsp;<i>Apr&egrave;s le son, maintenant la f&ecirc;te des jeunes&hellip; &Agrave; ce rythme-l&agrave;, ils veulent aseptiser N&icirc;mes</i>&nbsp;&raquo;, fulmine un commer&ccedil;ant. &laquo;&nbsp;<i>Demain, quoi ? La fin des bodegas ? Des ferias ? Il faudrait peut-&ecirc;tre expliquer &agrave; la gauche municipale que l&rsquo;&eacute;conomie locale ne tourne pas avec des d&eacute;bats au Prol&eacute;&hellip;&nbsp;</i>&raquo; &Agrave; N&icirc;mes, la bataille autour de l&rsquo;identit&eacute; festive de la ville ne fait sans doute que commencer.</p>
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<p><b>Fayet reste &agrave; la Casas.</b>&nbsp;Peut-&ecirc;tre que l&rsquo;argent ne pousse pas dans la cour du Prol&eacute;. Mais &agrave; l&rsquo;H&ocirc;tel de Ville, on cherche malgr&eacute; tout quelques &eacute;conomies symboliques &agrave; r&eacute;aliser. Selon nos informations, Sylvette Fayet, adjointe charg&eacute;e de la Tauromachie, a d&eacute;cid&eacute; de ne pas participer cette ann&eacute;e au traditionnel d&eacute;placement en Espagne organis&eacute; autour de la reconnaissance des toros avec Simon Casas. Une habitude bien install&eacute;e sous les pr&eacute;c&eacute;dentes municipalit&eacute;s. &laquo;&nbsp;<i>Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est la Ville qui paie le s&eacute;jour. Et franchement, ce sont des frais dont on peut se passer</i>&nbsp;&raquo;, glisse un proche de l&rsquo;&eacute;lue communiste. Avant d&rsquo;ajouter, un brin piquant : &laquo;&nbsp;<i>De toute fa&ccedil;on, ce n&rsquo;est pas le maire qui choisit les toros, mais le d&eacute;l&eacute;gataire&hellip;</i>&nbsp;&raquo; Officiellement, il s&rsquo;agit donc d&rsquo;un geste de sobri&eacute;t&eacute; budg&eacute;taire dans un contexte financier tendu. Officieusement, certains soup&ccedil;onnent aussi la nouvelle majorit&eacute; de ne pas br&ucirc;ler d&rsquo;envie &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de passer plusieurs jours en huis clos avec Simon Casas de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; des Pyr&eacute;n&eacute;es. Surtout si c&rsquo;est pour finir, entre deux ganaderias, dans d&rsquo;interminables d&eacute;bats sur les &laquo; gentils patriotes &raquo; du RN face aux &laquo; dangereux gauchistes insoumis &raquo; de N&icirc;mes&hellip;</p>
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<p><b>L&rsquo;un reste, l&rsquo;autre part.&nbsp;</b>Apr&egrave;s sa lourde d&eacute;faite aux municipales du Grau-du-Roi, Robert Crauste semble avoir d&eacute;finitivement tourn&eacute; la page de la politique locale. L&rsquo;ancien maire a d&eacute;missionn&eacute; de son mandat d&rsquo;&eacute;lu d&rsquo;opposition de Charly Crespe. Encore conseiller d&eacute;partemental du Gard, Robert Crauste ne devrait pas repartir aux D&eacute;partementales dans moins de deux ans. &laquo;&nbsp;<i>Il arr&ecirc;te tout. Apr&egrave;s une carri&egrave;re de m&eacute;decin et dix ans au service des Graulens, il veut passer &agrave; autre chose. Il a &eacute;t&eacute; profond&eacute;ment marqu&eacute; par l&rsquo;ingratitude des gens</i>&nbsp;&raquo;, confie un proche. Quelques kilom&egrave;tres plus loin, &agrave; Vauvert, la d&eacute;faite a produit un effet inverse. L&rsquo;ancien maire Jean Denat refuse, lui, de quitter totalement le terrain. Selon nos informations, une association de &ldquo;d&eacute;fense de Vauvert face &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me droite&rdquo; est en cours de cr&eacute;ation et sera pr&eacute;sid&eacute;e par l&rsquo;ex-&eacute;lu socialiste. Celui qui avait pourtant abandonn&eacute; son mandat d&rsquo;opposant &agrave; Nicolas Meizonnet entend d&eacute;sormais jouer les vigies face au RN local. Reste &agrave; savoir avec quels moyens&hellip; et quelle l&eacute;gitimit&eacute;. Car dans une partie de la gauche vauverdoise, certains grincent d&eacute;j&agrave; des dents. &laquo;&nbsp;<i>Ceux qui sont rest&eacute;s apr&egrave;s la d&eacute;faite appr&eacute;cieront&hellip;&nbsp;</i>&raquo;, ironise un militant. Beaucoup estiment qu&rsquo;il aurait peut-&ecirc;tre &eacute;t&eacute; plus utile de laisser &eacute;merger une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration plut&ocirc;t que de rejouer les combats d&rsquo;hier. &Agrave; Vauvert comme ailleurs, la gauche locale peine d&eacute;cid&eacute;ment &agrave; choisir entre reconstruction&hellip; et nostalgie.</p>
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<p><b>Un rendez-vous &agrave; ne pas banquet</b>. Mardi dernier, sur notre plateau TV, Vincent Bouget a confirm&eacute; &mdash; du bout des l&egrave;vres &mdash; nos informations sur le grand banquet r&eacute;publicain en pr&eacute;paration pour le 13 juillet prochain. &Agrave; l&rsquo;origine, le nouveau maire voulait organiser ce grand rendez-vous populaire le 14 juillet dans les Jardins de la Fontaine, appel&eacute;s &agrave; devenir l&rsquo;un des symboles du mandat. Probl&egrave;me : le parc est ferm&eacute; toute la journ&eacute;e en raison des pr&eacute;paratifs du feu d&rsquo;artifice. La majorit&eacute; municipale a donc d&eacute;cal&eacute; l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, la veille. Le 13 juillet, les N&icirc;mois seront ainsi invit&eacute;s &agrave; un immense pique-nique r&eacute;publicain au c&oelig;ur des Jardins. &laquo;&nbsp;<i>Des tables seront install&eacute;es pour permettre aux familles de venir avec leur casse-cro&ucirc;te. Le maire passera de table en table pour &eacute;changer avec les habitants et prendre le pouls de ses premi&egrave;res semaines &agrave; la t&ecirc;te de la Ville</i>&nbsp;&raquo;, explique un communicant de la majorit&eacute;. Une op&eacute;ration conviviale&hellip; mais pas sans risque. &laquo;&nbsp;<i>Il faut surtout esp&eacute;rer qu&rsquo;il ne fasse pas 40 degr&eacute;s ce jour-l&agrave;&nbsp;</i>&raquo;, sourit un ancien &eacute;lu. &laquo;&nbsp;<i>Parce qu&rsquo;en pleine canicule, &agrave; part les soutiens de Bouget, il risque de ne pas y avoir grand monde sur les pelouses&hellip;&nbsp;</i>&raquo;</p>
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<p><b>Proust en solo.</b>&nbsp;La droite n&icirc;moise a perdu la Ville. Mais chez les vaincus, la bataille pour d&eacute;signer les responsables continue encore en coulisses. Et une cible revient r&eacute;guli&egrave;rement : Valentine Wolber, l&rsquo;ancienne adjointe au Commerce. &laquo;&nbsp;<i>C&rsquo;est devenu le bouc &eacute;missaire id&eacute;al&nbsp;</i>&raquo;, soupire un proche de l&rsquo;ex-&eacute;lue. &laquo;&nbsp;<i>En r&eacute;alit&eacute;, elle ne d&eacute;cidait de rien. Franck Proust n&rsquo;a &eacute;cout&eacute; personne et a fini par mener sa campagne quasiment seul.</i>&nbsp;&raquo; Pourtant, autour de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident de N&icirc;mes M&eacute;tropole, les conseillers et strat&egrave;ges ne manquaient pas. Mais selon plusieurs sources, le probl&egrave;me &eacute;tait plus profond. &laquo;&nbsp;<i>Deux ans avant les municipales, un sondage command&eacute; par LR annon&ccedil;ait d&eacute;j&agrave; une d&eacute;faite presque in&eacute;vitable. Apr&egrave;s le dernier mandat de Jean-Paul Fournier, il existait une &eacute;norme envie de tourner la page</i>&nbsp;&raquo;, raconte un ancien collaborateur. Alors pourquoi Franck Proust s&rsquo;est-il lanc&eacute; malgr&eacute; tout ? &laquo;&nbsp;<i>Par orgueil. Et aussi pour r&eacute;gler ses comptes avec Julien Plantier apr&egrave;s leur rupture</i>&nbsp;&raquo;, avance un observateur de la droite locale. Aujourd&rsquo;hui, certains tentent encore de r&eacute;&eacute;crire le sc&eacute;nario de la d&eacute;faite. Mais pour ceux qui ont suivi la campagne de pr&egrave;s, le diagnostic reste brutal. &laquo;&nbsp;<i>La droite n&rsquo;a rien anticip&eacute;. Elle n&rsquo;a jamais eu le courage de pr&eacute;parer l&rsquo;apr&egrave;s-Fournier suffisamment t&ocirc;t. Et la guerre des ego a fini par tout emporter.</i>&nbsp;&raquo;</p>
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<p><b>Nouvelle recrue au Medef.</b>&nbsp;&Eacute;cart&eacute;e de la campagne municipale de Franck Proust, Priscillia Salelles n&rsquo;aura finalement pas assist&eacute; de l&rsquo;int&eacute;rieur &agrave; la d&eacute;route de la droite n&icirc;moise. Ancienne charg&eacute;e de mission &agrave; la Ville de N&icirc;mes puis attach&eacute;e parlementaire de la d&eacute;put&eacute;e LREM Annie Chapelier, elle avait rejoint en 2020 le cabinet politique de Franck Proust &agrave; N&icirc;mes M&eacute;tropole avant d&rsquo;en devenir la cheffe de cabinet un an plus tard. Rest&eacute;e li&eacute;e au pr&eacute;sident de l&rsquo;Agglo par contrat, elle avait quitt&eacute; discr&egrave;tement ses fonctions en avril dernier apr&egrave;s le changement de majorit&eacute;. Selon nos informations, Priscillia Salelles vient de rebondir au Medef du Gard aupr&egrave;s de son pr&eacute;sident Steeve Calligaro. Un recrutement loin d&rsquo;&ecirc;tre anodin, tant le patron des chefs d&rsquo;entreprise gardois appara&icirc;t de plus en plus comme un acteur susceptible de peser politiquement dans les prochaines ann&eacute;es &agrave; N&icirc;mes et dans le Gard.</p>
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<p><b>L&rsquo;intelligence artificielle &agrave; la rescousse de l&rsquo;&eacute;lu superficiel.</b>&nbsp;Les Jardins de Bigot tournent d&eacute;j&agrave; au casse-t&ecirc;te pour la nouvelle majorit&eacute; municipale. &Agrave; quelques semaines de la feria de Pentec&ocirc;te, Audrey Carbo et Bruno Agniel se sont vu refuser l&rsquo;ouverture de leur bodega &eacute;ph&eacute;m&egrave;re rue Bigot pour plusieurs raisons administratives. Depuis, mairie et pr&eacute;fecture jouent au ping-pong des responsabilit&eacute;s. Pour comprendre ce dossier explosif, nous avons sollicit&eacute; Corinne Giacometti, adjointe aux Festivit&eacute;s, qui a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; passer la main &agrave; Emmanuel Bois, adjoint au Commerce. Ce dernier a accept&eacute; de d&eacute;fendre la version municipale dans nos colonnes. Mais apr&egrave;s publication de l&rsquo;article &mdash; qui retra&ccedil;ait les faits en donnant la parole aux organisateurs comme &agrave; la Ville &mdash; l&rsquo;&eacute;lu a visiblement vu rouge. Emmanuel Bois a repris contact avec notre r&eacute;daction pour d&eacute;noncer un traitement jug&eacute; d&eacute;favorable. Et c&rsquo;est l&agrave; que l&rsquo;histoire devient d&eacute;lirante. Pour prouver son accusation de parti pris, l&rsquo;adjoint a d&eacute;gain&eacute;&hellip; ChatGPT. Oui, l&rsquo;intelligence artificielle a &eacute;t&eacute; convoqu&eacute;e pour compter m&eacute;thodiquement le nombre de mots accord&eacute;s &agrave; chaque camp dans notre article. Une sorte de VAR journalistique version feria. &Agrave; N&icirc;mes, d&eacute;sormais, les &eacute;lus ne relisent plus seulement les papiers : ils les auditent &agrave; l&rsquo;algorithme. On attend avec impatience le moment o&ugrave; l&rsquo;IA sera aussi charg&eacute;e de contr&ocirc;ler le niveau sonore des bodegas et la cuisson des grillades rue Fresque.</p>
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<p><b>Un &eacute;lu qui a le cigare.</b>&nbsp;Les derni&egrave;res municipales ont aussi offert leur lot de sc&egrave;nes improbables. Dans une commune du sud du Gard, un nouveau maire, tout juste &eacute;lu, a cru bon de c&eacute;l&eacute;brer sa victoire r&eacute;publicaine cigare au bec, depuis le balcon de l&rsquo;h&ocirc;tel de ville. Le clich&eacute;, aussit&ocirc;t publi&eacute; sur les r&eacute;seaux sociaux de l&rsquo;&eacute;dile, n&rsquo;est toutefois pas rest&eacute; bien longtemps en ligne. Et pour cause : le pr&eacute;fet du Gard lui aurait rapidement rappel&eacute; &mdash; avec toute la diplomatie r&eacute;publicaine n&eacute;cessaire &mdash; qu&rsquo;il existe certaines limites &agrave; la mise en sc&egrave;ne du pouvoir municipal. Manifestement, l&rsquo;&eacute;charpe tricolore ne suffisait pas &agrave; d&eacute;crocher automatiquement le premier r&ocirc;le dans&nbsp;Scarface. Depuis, la photo a discr&egrave;tement disparu. Comme quoi, entre la conqu&ecirc;te du pouvoir et la communication, il reste parfois quelques d&eacute;tails &agrave; ma&icirc;triser.</p>
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<p><b>La reconversion de Jean-Jacques Granat.&nbsp;</b>Cette semaine, plusieurs anciens maires du Gard ont &eacute;t&eacute; mis &agrave; l&rsquo;honneur par la pr&eacute;fecture &agrave; travers la remise du dipl&ocirc;me de &laquo; maire honoraire &raquo;. Une mani&egrave;re de saluer des ann&eacute;es de service public&hellip; et parfois de prendre des nouvelles de retrait&eacute;s politiques qui ne le sont jamais totalement. Parmi eux, l&rsquo;ancien maire de Manduel Jean-Jacques Granat assure avoir trouv&eacute; une nouvelle occupation dans le conseil immobilier. &laquo;&nbsp;<i>Histoire de rester actif&nbsp;</i>&raquo;, glisse-t-il avec le sourire. Une reconversion qui pourrait toutefois n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;une parenth&egrave;se. Car dans les couloirs de la droite gardoise, son nom circule d&eacute;j&agrave; avec insistance pour les prochaines &eacute;lections d&eacute;partementales sur le canton de Marguerittes. Et selon plusieurs sources, Jean-Jacques Granat aurait m&ecirc;me d&eacute;j&agrave; fait acte de candidature officieux. Comme souvent en politique locale, la retraite dure rarement tr&egrave;s longtemps.</p>
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L&#39;ex-d&eacute;put&eacute;e Fran&ccedil;oise Dumas &agrave; gauche de la photo sur la sc&egrave;ne de l&#39;Ombri&egrave;re d&#39;Uz&egrave;s.
• <strong>Photo Thierry Allard</strong>
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<p><strong>Bonus.&nbsp;<meta charset="UTF-8" />Fran&ccedil;oise Dumas de retour sur le devant de la sc&egrave;ne.</strong> Samedi soir, &agrave; Uz&egrave;s, l&rsquo;ancienne d&eacute;put&eacute;e du Gard a v&eacute;cu un moment pour le moins inattendu lors du festival&nbsp;<em data-end="149" data-start="133">Seuls en sc&egrave;ne</em>. Retir&eacute;e de la vie politique depuis 2022, l&rsquo;ex-socialiste devenue macroniste a cette fois quitt&eacute; les tribunes pour monter&hellip; sur les planches de l&rsquo;Ombri&egrave;re. En cause : l&rsquo;humoriste Micka&euml;l Denis, alias Denise, qui l&rsquo;a embarqu&eacute;e dans un num&eacute;ro improvis&eacute; sans avoir la moindre id&eacute;e de l&rsquo;identit&eacute; de sa victime du soir. Aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;un autre spectateur tout aussi surpris, Fran&ccedil;oise Dumas s&rsquo;est retrouv&eacute;e &agrave; danser sur&nbsp;<em data-end="578" data-start="563">Gangnam Style</em>&nbsp;devant une salle hilare et conquise. Manifestement, apr&egrave;s l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, l&rsquo;ancienne parlementaire peut aussi survivre &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve du one-man-show. Et &agrave; voir les applaudissements du public, elle ne s&rsquo;en est franchement pas mal sortie.</p>
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