Dossier d'analyse : FAIT DU JOUR Angèle Lepolard : la créatrice qui séduit Aya Nakamura, Theodora, Annie Lennox...
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<p><meta charset="UTF-8" />Quelques articles de presse, assembl&eacute;s &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;agrafes... Johan devient une v&eacute;ritable all&eacute;gorie du journalisme. Mais ce n&#39;est pas lui qui pose les questions, c&#39;est David&nbsp;Lep0le, derri&egrave;re sa cam&eacute;ra. Cette ann&eacute;e encore&nbsp;l&#39;association Edit &amp; P0llux bas&eacute;e &agrave; Saint-Gilles, invite les jeunes &agrave; participer &agrave; la r&eacute;alisation d&#39;un film dans le cadre du dispositif&nbsp;&quot;Passeurs d&#39;images&quot;, soutenu&nbsp;par la <meta charset="UTF-8" />direction r&eacute;gionale des affaires culturelles (DRAC) Occitanie, en partenariat avec le&nbsp;<meta charset="UTF-8" />centre social et culturel La Crois&eacute;e,&nbsp;l&#39;association Samuel-Vincent et la Ville de Saint-Gilles. Le th&egrave;me choisi : les r&eacute;seaux sociaux. Tout un programme sur la bobine, sans jamais les id&eacute;es qui s&#39;obstinent. Chez Edit &amp; P0llux, ce n&#39;est jamais tout blanc, ce n&#39;est jamais tout noir, on r&eacute;fl&eacute;chit, on explore, on confronte, on &eacute;change.</p>
<p>Ainsi ce travail sur les r&eacute;seaux sociaux -&nbsp;alors que plusieurs pays s&rsquo;appuient sur la l&eacute;gislation pour en interdire l&rsquo;acc&egrave;s aux moins de 15 ans - a donn&eacute; naissance &agrave; des personnages, un journaliste, une mari&eacute;e, un expert de la sieste... Ce n&#39;est jamais cousu de fil blanc. Des personnages jou&eacute;s par les jeunes de l&#39;association - une maman aussi participe au projet -&nbsp;qui s&#39;expriment seuls face &agrave; la cam&eacute;ra, interagissent les uns avec les autres et disposent m&ecirc;me de leur propre compte sur les r&eacute;seaux sociaux. &quot;<em>C&#39;est aussi cela qui est int&eacute;ressant, c&#39;est de voir ce que &ccedil;a va d&eacute;clencher... ou pas, d&#39;ailleurs</em>&quot;, commente David. La premi&egrave;re &eacute;tape de la r&eacute;alisation de ce film sera pr&eacute;sent&eacute;e le 14 mai lors du&nbsp;<meta charset="UTF-8" />Festival DOC-C&eacute;vennes &agrave; Lasalle, avant la traditionnelle projection pr&eacute;vue au mois de novembre au Pavillon de la Culture et du Patrimoine&nbsp;&agrave; Saint-Gilles.&nbsp;</p>
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Sur le tournage du film r&eacute;alis&eacute; avec les jeunes de Saint-Gilles, accueillis par l&#39;association Edit &amp; P0llux.
• <strong>S.Ma</strong>
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<p><meta charset="UTF-8" />Le travail du&nbsp;costume occupe, dans ce projet,&nbsp;une place centrale, plac&eacute; sous la direction artistique d&rsquo;Ang&egrave;le Lepolard, 28 ans. Install&eacute;e &agrave; Montreuil en &Icirc;le-de-France depuis 7 ans, la cr&eacute;atrice de mode a s&eacute;journ&eacute; une semaine, &agrave; la fin du mois d&#39;avril, dans les locaux de l&#39;association saint-gilloise. Un d&eacute;paysement ? Pas vraiment, la jeune femme est la fille a&icirc;n&eacute;e de David.&nbsp;Elle a grandi &agrave; Arles, fait ses &eacute;tudes aux Beaux Arts &agrave; Avignon avant de se rapprocher de Paris. &quot;<em>Quand on dit que c&#39;est la&nbsp;capitale de la mode, ce n&#39;est pas pour rien, le rythme m&ecirc;me de la ville est g&eacute;r&eacute; par &ccedil;a</em>&quot;, explique-t-elle.</p>
<p>Un rythme effr&eacute;n&eacute; duquel la jeune cr&eacute;atrice tente de s&#39;extirper,&nbsp;enferm&eacute;e dans son atelier. Mais&nbsp;pour Ang&egrave;le cette parenth&egrave;se dans le Gard, et cela m&ecirc;me toujours accompagn&eacute;e de ses machines &agrave; coudre, devient une bouff&eacute;e d&#39;air. &quot;<em>Je me suis inscrite dans quelque chose de tr&egrave;s fashion, et &agrave; un moment donn&eacute;, il faut aller chercher la qu&ecirc;te du sens</em>, souligne-t-elle.<em>&nbsp;C&#39;est ce que je retrouve ici, dans ce lieu o&ugrave; m&ecirc;me des gens qui ne sont pas de la famille, se sentent en famille. Dans ce contexte, on se sent plus libre d&#39;exprimer ses &eacute;motions, chose qu&#39;on ne peut pas faire dans le cadre du travail. Et puis, ici, c&#39;est un peu l&#39;auberge espagnole. Je retourne toujours l&agrave;-haut nourrie&nbsp;de ces rencontres, &ccedil;a me remet aussi un peu les pieds sur terre. Quand je viens ici, je me rappelle d&#39;une certaine forme de r&eacute;alit&eacute;, un retour &agrave; la racine</em>.&quot;</p>
<h2>&quot;Si on a peur que &ccedil;a casse, c&#39;est que je suis dans le bon&quot;</h2>
<p>Le sens, ici, n&#39;a rien de gavauld&eacute;. Ses cr&eacute;ations en t&eacute;moignent. Un savoir-faire d&#39;abord transmis par ses grands-parents. Bien plus que le geste, Ang&egrave;le d&eacute;couvre le sens de l&#39;erreur gr&acirc;ce aux pr&eacute;cieux conseils d&#39;une formatrice de la maison Lesage. &quot;<em>Elle disait que pour la broderie haute couture, il est important de voir le geste de l&#39;humain. L&#39;erreur, volontairement laiss&eacute;e sur des petites zones, montre qu&#39;une machine n&#39;aurait pas pu le faire. Une faiblesse qui finalement devient une force</em>&quot;, commente-t-elle. Ainsi est n&eacute;e la ligne directrice de&nbsp;tout son travail, entre art et mode, acceptant &agrave; 100% la fragilit&eacute;. &quot;<em>Qu&#39;elle soit &eacute;motionnelle, philosophique et personnelle, c&#39;est un sujet qui me parle, qui parle &agrave; beaucoup de personnes, qui ne se sentent pas adapt&eacute;es dans ce monde, dans cette r&eacute;alit&eacute;. C&#39;est une tension que j&#39;ai d&eacute;j&agrave; en moi, mais au-del&agrave;, se retrouve, je pense, en plusieurs endroits, chez la jeunesse, dans le monde du travail etc</em>&quot;, poursuit la jeune femme.</p>
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Aya Nakamura sur le plateau de Quotidien, le 28 novembre 2025.
• <strong>S.Ma</strong>
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<p><meta charset="UTF-8" />C&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;image que la cr&eacute;atrice s&rsquo;est fait conna&icirc;tre. L&#39;image, tiens, un h&eacute;ritage familial &agrave; n&#39;en pas douter. De m&ecirc;me que ce rapport d&eacute;complex&eacute; &agrave; l&#39;imperfection. &quot;<em>L&#39;important, et c&#39;est cela que j&#39;appr&eacute;cie et qui m&#39;a toujours nourri, c&#39;est que mieux vaut que ce soit fait plut&ocirc;t que ce soit parfait.</em>&quot;&nbsp;Ang&egrave;le travaille la maille au moulage, &quot;<em>je pense le v&ecirc;tement comme une forme en 3D, comme une sculpture autour de laquelle on peut tourner, et je travaille les points de tension. Si on a peur que &ccedil;a casse, c&#39;est que je suis dans le bon</em>&quot;, s&#39;amuse-t-elle. Et&nbsp;la m&ecirc;me de poursuivre : &quot;<em>Il y a aussi cette dimension d&#39;usure, de cette fragilit&eacute; d&#39;un v&ecirc;tement qui a travers&eacute; le temps.</em>&quot; Une marque est n&eacute;e, nomm&eacute;e &quot;V&ecirc;tement fragile&quot;.</p>
<p>Un concept qui pla&icirc;t. L&#39;artiste f&eacute;minine la plus &eacute;cout&eacute;e en France, Aya Nakamura, a port&eacute; l&#39;une de ses cr&eacute;ations lors de son passage dans l&#39;&eacute;mission <em>Quotidien</em>, le 28 novembre 2025. Mais aussi Theodora, chanteuse multir&eacute;compens&eacute;e lors des derni&egrave;res Victoires de la Musique (album de l&#39;ann&eacute;e, r&eacute;v&eacute;lation f&eacute;minine de l&#39;ann&eacute;e, r&eacute;v&eacute;lation sc&egrave;ne et cr&eacute;ation audiovisuelle), qui sera sur la sc&egrave;ne des ar&egrave;nes de N&icirc;mes le 11 juin prochain. Ou&nbsp;encore&nbsp;Solann qualifi&eacute;e d&#39;&eacute;toile montante de la sc&egrave;ne fran&ccedil;aise, ainsi qu&#39;Annie Lennox, entre autres artistes. De jolies rencontres, et une belle vitrine, &quot;<em>l&#39;occasion de montrer, lors d&#39;&eacute;missions ou de concerts, le v&ecirc;tement en mouvement, de fa&ccedil;on vivante, en participant d&#39;une certaine mani&egrave;re &agrave; quelque chose de culturel.</em>&quot; Et aussi de d&eacute;voiler,&nbsp;chez ces femmes charismatiques, leur part de fragilit&eacute; qui fait aussi leur force.&nbsp;</p>
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