Dossier d'analyse : Meurtre de Manoa : 16 ans de réclusion criminelle contre l'aßné des accusés

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Tahiti, le 16 avril 2026 - TroisiĂšme et dernier jour du procĂšs, jeudi, pour le second meurtrier prĂ©sumĂ© de Manoa, devant la cour d’assises des mineurs. Il a Ă©tĂ© condamnĂ© par les jurĂ©s Ă  16 ans de rĂ©clusion criminelle.   Le 13 septembre 2024, Manoa, qui venait de rentrer en classe de seconde Ă  Papeete, avait Ă©tĂ© tuĂ© Ă  coups de marteau par deux frĂšres mineurs au moment des faits. Son corps avait Ă©tĂ© dĂ©couvert en contrebas d'une falaise situĂ©e Ă  la pointe de Tapahi Ă  Mahina. Le jeune homme avait disparu trois jours plus tĂŽt aprĂšs avoir quittĂ© son domicile pour faire rĂ©parer son vĂ©lo Ă©lectrique.   AprĂšs la condamnation du cadet dĂ©but mars Ă  13 ans de prison, l’aĂźnĂ© a comparu pendant trois jours devant la cour d’assises des mineurs. Au moment des faits, il y a un an, sept mois et trois jours, l’accusĂ© Ă©tait ĂągĂ© de 17 ans. Il a Ă©tĂ© placĂ© en dĂ©tention provisoire pendant toute cette pĂ©riode.   Au terme de ce procĂšs, l’avocat gĂ©nĂ©ral a requis 18 ans de rĂ©clusion criminelle Ă  l’encontre du jeune homme aujourd’hui ĂągĂ© de 19 ans. Il encourait jusqu’à 20 ans de prison. Des rĂ©quisitions assorties d’un suivi socio-judiciaire, avec obligation de soins, interdiction d’entrer en contact avec la famille de la victime et obligation d’indemnisation. La cour et les jurĂ©s ont finalement condamnĂ© l’accusĂ© Ă  16 ans de rĂ©clusion criminelle.   Ils ont Ă©galement ordonnĂ©, Ă  la mĂȘme majoritĂ©, un suivi socio-judiciaire d’une durĂ©e de dix ans. Celui-ci comprend notamment une obligation de soins, ainsi que l’obligation d’exercer une activitĂ© professionnelle ou de suivre un enseignement ou une formation professionnelle. Il lui est enfin interdit de paraĂźtre au domicile de la famille de la victime.    "La tĂȘte baissĂ©e tout au long des dĂ©bats" Selon l’avocat de la partie civile, Me Thibaud Millet, Ă  l’audience qui s’est tenue Ă  huis clos, l’accusĂ© “est restĂ© la tĂȘte baissĂ©e tout au long des dĂ©bats. Il a affirmĂ© pendant tout le long du procĂšs n’avoir jamais portĂ© de coups. Or, l’audience a en effet permis de conclure que l’accusĂ© a bien saisi le marteau qu'il avait dans son sac et portĂ© six coups Ă  la victime, aprĂšs le premier coup assenĂ© par son petit frĂšre.” Toujours selon l’avocat, l’audience a Ă©tĂ© marquĂ©e le dernier jour par une dĂ©claration de l’accusĂ©, qui a demandĂ© pardon pour la premiĂšre fois.   L'avocat de la famille de la victime a soulignĂ© l’importance de ce procĂšs au-delĂ  de la peine prononcĂ©e : “Il y avait quelque chose de trĂšs important avec ce procĂšs, cela a permis de laver complĂštement la rĂ©putation et l’honneur de Manoa, qui avait Ă©tĂ© accusĂ© Ă  tort de nombreuses choses par les deux frĂšres. L’enquĂȘte a dĂ©montrĂ© que ces accusations Ă©taient fausses et, lors d’un prĂ©cĂ©dent procĂšs, ils ont reconnu avoir menti. Toutes les accusations, notamment de consommation, de trafic, de dettes, d’argent, de bagarres ou d’insultes, Ă©taient infondĂ©es. L’agression et le meurtre ont Ă©tĂ© commis de sang-froid, uniquement pour s’emparer d’un vĂ©lo, sans aucun lien avec ces accusations. Manoa est aujourd’hui complĂštement blanchi et rien ne peut lui ĂȘtre reprochĂ©.” En conclusion, il a ajoutĂ© : “Cette fin de procĂšs Ă©tait l’occasion de crĂ©er un dialogue entre les deux familles et j’ai l’impression qu’ils ont rĂ©ussi Ă  se parler.”


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