Dossier d'analyse : SALINDRES Un espoir de reprise pour l'usine de Bios Développement et ses salariés
← Retour aux signaux
<p><em>&laquo; On sait que dans quarante et un jours, c&#39;est fini. &raquo;</em> C&#39;est le visage triste et dans une ambiance morose que les salari&eacute;s de Bios D&eacute;veloppement, entreprise d&#39;engrais bio bas&eacute;e &agrave; Salindres, ont appris la nouvelle. Hier soir, deux des dix employ&eacute;s de l&#39;entreprise sont mont&eacute;s dans le Maine-et-Loire, &agrave; Bellevigne-les-Ch&acirc;teaux (anciennement Chac&eacute;), pour participer &agrave; un comit&eacute; social et &eacute;conomique (CSE) extraordinaire, dans les locaux de l&#39;entreprise &Eacute;l&eacute;phant Vert, qui d&eacute;tient Bios D&eacute;veloppement et sa maison m&egrave;re, Bio 3G.</p>
<h2>Une fermeture confirm&eacute;e par la direction</h2>
<p>&Agrave; cette occasion, Mikael Pelatan, qui y travaille depuis vingt ans, accompagn&eacute; de son coll&egrave;gue, avait demand&eacute; des explications sur la volont&eacute; de fermer l&#39;entreprise, annonc&eacute;e le 16 octobre dernier lors d&#39;une visioconf&eacute;rence. <em>&laquo; Nous, on a appris &ccedil;a un matin en visioconf&eacute;rence, sachant qu&#39;ils ne se sont jamais d&eacute;plac&eacute;s sur le site pour dire quoi que ce soit. Donc, on avait demand&eacute; &agrave; &ecirc;tre convi&eacute;s &agrave; ce CSE &raquo;,</em> confie Yoann Moyeux, employ&eacute; depuis six ans.</p>
<p>Sur place, les dirigeants, dont le directeur, qui participait &eacute;galement en visioconf&eacute;rence, ont tent&eacute; de justifier cette d&eacute;cision par plusieurs facteurs, selon les salari&eacute;s. <em>&laquo; Ils nous ont confirm&eacute; la poursuite du projet de fermeture du site en essayant de se d&eacute;douaner au maximum. Pour eux, c&#39;est un peu la faute de tout le monde, un peu &agrave; cause de la guerre en Ukraine, de la hausse de l&#39;&eacute;nergie et des baisses de commandes. Selon eux, ils ont tout essay&eacute; pour sauver l&#39;usine, mais n&#39;y sont pas arriv&eacute;s &raquo;,</em> raconte Mikael Pelatan.</p>
<p><figure class="image">
<img src="https://medias.objectifgard.com/api/v1/images/view/6ae4b1650236cfd7a70cdda5/article/image.jpg" alt="Bios Développement">
<figcaption>
Un repreneur pourrait venir secourir l&#39;entreprise.&nbsp;
• <strong>Romain Fiore</strong>
</figcaption>
</figure></p>
<p>Mais l&#39;autre point marquant de cette r&eacute;union concerne la mise en demeure prononc&eacute;e en juin par la Direction r&eacute;gionale de l&#39;environnement, de l&#39;am&eacute;nagement et du logement (DREAL), qui imposait une mise aux normes de l&#39;entreprise. Le d&eacute;lai pour se mettre en conformit&eacute; a expir&eacute; fin septembre. Selon les salari&eacute;s, la direction rejetterait la faute sur la mairie, qui aurait &laquo; <em>balanc&eacute;</em> &raquo; &agrave; la DREAL le manque de mise aux normes.</p>
<p>Contact&eacute;, le maire de Salindres, &Eacute;tienne Malachanne, ne partage pas cette version des faits. <em>&laquo; On n&#39;a balanc&eacute; absolument personne. C&#39;est peut-&ecirc;tre la direction qui a trouv&eacute; cette porte de sortie plus facile et qu&#39;ils n&#39;ont pas aim&eacute; les articles dans la presse, mais on n&#39;a balanc&eacute; absolument personne. De toute fa&ccedil;on, l&#39;arr&ecirc;t&eacute; vient de la DREAL. Au contraire, si on peut les aider pour que cet arr&ecirc;t&eacute; ne soit pas un frein &agrave; la reprise, &eacute;videmment, on le fera. &raquo;</em></p>
<h2>Un espoir de reprise malgr&eacute; les refus de primes</h2>
<p>Si les salari&eacute;s avaient formul&eacute; des demandes de primes de licenciement, notamment supral&eacute;gales, celles-ci ont &eacute;t&eacute; refus&eacute;es. Un espoir subsiste n&eacute;anmoins avec un potentiel repreneur. <em>&laquo; Il y a la possibilit&eacute; qu&#39;il y ait un repreneur. Il doit venir sur le site la semaine prochaine. Il y a d&eacute;sormais des espoirs fond&eacute;s. Nous le connaissons. Donc, il faut vraiment esp&eacute;rer qu&#39;on aille au bout &raquo;,</em> esp&egrave;rent les salari&eacute;s.</p>
<p>En attendant, l&#39;entreprise avait sugg&eacute;r&eacute; une autre possibilit&eacute; de reprise avec la soci&eacute;t&eacute; IRIS, situ&eacute;e &agrave; quelques m&egrave;tres des locaux de Bios D&eacute;veloppement. L&agrave; encore, il ne s&#39;agirait pas d&#39;une reprise int&eacute;grale, mais d&#39;une d&eacute;marche individuelle : les salari&eacute;s devraient candidater au cas par cas pour esp&eacute;rer &ecirc;tre int&eacute;gr&eacute;s dans cette entreprise.</p>
<h2>Une production en baisse depuis trois ans</h2>
<p>Pour la dizaine d&#39;employ&eacute;s, le moment est d&eacute;sormais &agrave; l&#39;attente de cette potentielle reprise. Certains travaillent dans l&#39;entreprise depuis vingt, quinze, treize ou encore six ans. Ils ont commenc&eacute; &agrave; voir le vent tourner il y a trois ans. &Agrave; l&#39;&eacute;poque, la production atteignait encore 15 000 tonnes, mais elle a commenc&eacute; &agrave; diminuer avec la hausse des mati&egrave;res premi&egrave;res. D&eacute;sormais, l&#39;entreprise ne fabrique plus que 9 000 tonnes et a cess&eacute; sa production de produits liquides, qui repr&eacute;sentait une part importante de son activit&eacute;. Celle-ci a &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute;e depuis trois ans &agrave; Bellevigne-les-Ch&acirc;teaux, dans le Maine-et-Loire.</p>
<p><figure class="image">
<img src="https://medias.objectifgard.com/api/v1/images/view/6ae4b1649ab5b14869084e5a/article/image.jpg" alt="">
<figcaption>
Les salari&eacute;s de Bios D&eacute;veloppement esp&egrave;rent une reprise dans les jours qui suivent.
• <strong>Romain Fiore</strong>
</figcaption>
</figure></p>
<p>Les employ&eacute;s attendent d&eacute;sormais que les d&eacute;marches politiques se mettent en place et esp&egrave;rent obtenir le soutien des &eacute;lus locaux pour favoriser cette reprise. Ils ont notamment tent&eacute; de contacter la sous-pr&eacute;f&egrave;te, Lucie Roesch, ainsi que le pr&eacute;sident de l&#39;Agglom&eacute;ration d&#39;Al&egrave;s, Christophe Rivenq, mais n&#39;ont obtenu aucun retour. Une diff&eacute;rence avec Jean-Luc Gibelin, vice-pr&eacute;sident charg&eacute; des mobilit&eacute;s &agrave; la R&eacute;gion Occitanie et conseiller municipal d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la vie &eacute;conomique de Salindres, qui s&#39;est d&eacute;plac&eacute; &agrave; l&#39;usine dans la semaine.</p>
<h2>La mairie veut accompagner les salari&eacute;s</h2>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, la mairie assure avoir inform&eacute; la sous-pr&eacute;fecture et le pr&eacute;sident de l&#39;agglom&eacute;ration de l&#39;&eacute;volution de la situation.</p>
<p>Apr&egrave;s la fermeture de Solvay, qui avait fait grand bruit dans la presse nationale, la commune pourrait &agrave; nouveau perdre une usine de son bassin &eacute;conomique. <em>&laquo; &Ccedil;a ferait beaucoup si elle fermait &eacute;galement. D&#39;autant plus qu&#39;on a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s surpris par cette fermeture, alors que des journ&eacute;es portes ouvertes ont &eacute;t&eacute; organis&eacute;es il n&#39;y a pas longtemps. Il faut d&eacute;sormais les soutenir, &eacute;videmment, et on fera le maximum.&nbsp;On va faire en sorte que cette mise en demeure ne soit pas un frein et travailler main dans la main avec la DREAL pour aider la prochaine entreprise, s&#39;il y a une reprise. Ce serait un moindre mal &raquo;,</em> conclut le maire.</p>
Ce signal n'a pas encore fait l'objet d'une étude d'impact.
Veuillez patienter 10 à 20 secondes après le clic, l'IA rédige un rapport complet.