Dossier d'analyse : TERRE DE CAMARGUE Le maire du Grau-du-Roi Charly Crespe candidat à la présidence

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<p>C’est le troisième tour des municipales. Le 16 avril, les 32 délégués de la communauté de communes Terre de Camargue se réunissent pour élire leur nouvel exécutif. « <i>La ville du Grau-du-Roi est candidate pour la présider</i> », annonce, au travers de sa personne, Charly Crespe qui, sous le précédent mandat, était déjà élu communautaire. Localité la plus importante en matière d’apport de recettes fiscales, «<i> 6,4 M€ en 2021 contre 1,7 M€ pour Aigues-Mortes et 450 000 € pour Saint-Laurent-d’Aigouze </i>», le Graulen ne tient pas compte de « <i>l’accord tacite</i> » sur la présidence tournante : « <i>Ce qui est tacite n’est pas écrit… Ensuite, si cette règle avait été suivie, la présidence aurait dû revenir à Aigues-Mortes en 2020. Ça n’a pas été le cas.</i> » C’était effectivement l’ancien maire du Grau-du-Roi, Robert Crauste. </p>

<p>Pour obtenir la majorité absolue, Charly Crespe a besoin de 17 voix. L'édile part avec une longueur d’avance : sa majorité détient 11 des 13 sièges de la ville au conseil communautaire, 2 ayant été attribués à l’opposition. Le nouveau maire d’Aigues-Mortes, Cédric Bonato, détient, lui, 10 des 13 sièges de la commune et trois élus pour l’opposante Noémie Albecq-Megias. Enfin, Saint-Laurent-d’Aigouze compte 5 sièges, dont quatre pour le maire Thierry Féline et un siège pour Laurent Pelissier. Autre avantage de Charly Crespe : il devrait rallier les 3 voix de l’équipe de Noémie Albecq-Megias, portant à 14 son nombre de voix. L’opposant Laurent Pelissier, ex-maire de Saint-Laurent et ancien directeur de l’office de tourisme du Grau-du-Roi sous Étienne Mourrut, pourrait aussi intégrer l’alliance.</p>

<h2>«<i> Un scénario où les trois maires seraient candidats </i>»</h2>

<p>Pour le reste, Charly Crespe va devoir convaincre : « <i>Nous avons entamé des discussions avec les maires sur les éventuelles nouvelles compétences à prendre</i> ». D’emblée, le candidat annonce son intention de reprendre les travaux sur un rapprochement avec d’autres intercommunalités comme le Pays de l’Or* ou la Petite Camargue**. Le fonctionnement à trois communes de Terre de Camargue présenterait, pour lui, plusieurs inconvénients. Et de critiquer le bilan de Robert Crauste : «<i> Pour trouver des compromis, on a été obligé de construire des médiathèques dans chaque ville ! Quand on a débloqué un fonds de concours pour une commune, on l’a finalement distribué à toutes ! Ce n’est pas la meilleure façon de gouverner et de gérer l’argent public ! </i>»</p>

<p>Pendant la campagne municipale, « <i>mes électeurs se plaignaient de la fiscalité. Ils réclament une meilleure gestion des dépenses publiques</i> », enfonce-t-il, fustigeant encore : « <i>la création d’un impôt communautaire, lors du précédent mandat, pour payer les travaux de renouvellement des réseaux d’eau potable ! </i>» Pour l’heure, au démarrage des discussions avec ses homologues de Terre de Camargue, Charly Crespe n’exclut pas «<i> un scénario où les trois maires seraient candidats </i>». De quoi diriger le prochain exécutif vers une majorité relative qui participerait, sans doute, à sonner le glas de l’intercommunalité la plus petite du Gard.</p>

<p>*<em>Le Pays de l’Or se compose de six communes (Mauguio-Carnon, Lansargues, Mudaison, Candillargues, Saint-Aunès, Palavas-les-Flots, Vaiergues et La Grande Motte). </em></p>

<p><em>** La Petite Camargue se compose de 5 communes (Aimargues, Aubord, Beauvoisin, Le Cailar, Vauvert). </em></p>

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