Dossier d'analyse : FAIT DU SOIR À Arles, capitale mondiale de la photographie, la 57e édition des Rencontres se dévoile
← Retour aux signaux
<p>&quot;<em>Vous n&rsquo;&ecirc;tes pas sans savoir ce que l&rsquo;actualit&eacute; nous ass&egrave;ne chaque jour. Face &agrave; cette tentative de simplification, nous avons tent&eacute; de cr&eacute;er des espaces pour laisser toute leur place &agrave; la complexit&eacute;, &agrave; la sensibilit&eacute; et &agrave; la r&eacute;flexion.&nbsp;Il ne s&#39;agit pas d&#39;adoucir ce qui se passe &agrave; travers le monde, mais il s&#39;agit de donner d&#39;autres voies de lecture&quot;,</em>&nbsp;a d&eacute;clar&eacute; Christoph Wiesner ce mercredi, en ouverture de la conf&eacute;rence de presse des Rencontres d&rsquo;Arles, dont il est le directeur. &Agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, son adjointe Aur&eacute;lie de Lanlay, le maire Patrick de Carolis, Cyril Juglaret, conseiller r&eacute;gional, et Nicole&nbsp;Joulia, vice-pr&eacute;sidente du d&eacute;partement en charge de la culture.</p>
<p><figure class="image">
<img src="https://medias.objectifgard.com/api/v1/images/view/69cd4521959dde100a02d871/article/image.jpg" alt="">
<figcaption>
La conf&eacute;rence de presse des Rencontres 2026.
• <strong>J.Rz.</strong>
</figcaption>
</figure></p>
<p>Comme le veut la tradition, cette pr&eacute;sentation arl&eacute;sienne pr&eacute;c&egrave;de la conf&eacute;rence de presse parisienne pr&eacute;vue demain. Lors de cette avant-premi&egrave;re, l&rsquo;affiche de la 57e &eacute;dition&nbsp;a &eacute;t&eacute; d&eacute;voil&eacute;e : une photographie sign&eacute;e Carlos Idun-Tawiah. Le photographe ghan&eacute;en, &eacute;galement cin&eacute;aste, avait &eacute;t&eacute; expos&eacute; &agrave; la galerie Huit &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2023. Son travail puise dans les archives familiales et les images vernaculaires pour recr&eacute;er des sc&egrave;nes &eacute;voquant le plaisir des retrouvailles. Comme une relecture de l&#39;histoire. Id&eacute;al pour une &eacute;dition intitu&eacute;e &quot;Des mondes &agrave; relire&quot;. &quot;<em>Ce jeune homme sur sa bicyclette nous accompagnera tout l&rsquo;&eacute;t&eacute;</em>&quot;, s&#39;est r&eacute;joui&nbsp;le directeur des Rencontres. &nbsp;</p>
<p>Comme chaque ann&eacute;e, la programmation des Rencontres de la Photographie d&rsquo;Arles s&rsquo;articule autour de chapitres th&eacute;matiques. Le premier, <em>Ind&eacute;pendances</em>, nous plonge au c&oelig;ur du continent africain.&nbsp;&Agrave; l&rsquo;Archev&ecirc;ch&eacute;, une exposition commissari&eacute;e par Damarice Amao,&nbsp;originaire du Ghana et commissaire au Centre Pompidou,&nbsp;revisitera les premi&egrave;res d&eacute;cennies post-ind&eacute;pendance. Partant des clich&eacute;s de Paul Strand (1963), qui avait saisi l&rsquo;effervescence intellectuelle du jeune &Eacute;tat, elle tisse des liens avec les photographes locaux, dont Carlos Idun-Tawiah. Un projet n&eacute; d&rsquo;une bourse de recherche en 2020 et d&rsquo;un voyage initiatique en d&eacute;cembre 2023, o&ugrave; la commissaire a rencontr&eacute; ceux qui documentent aujourd&rsquo;hui cette histoire en mouvement.&nbsp;La Croisi&egrave;re accueillera les images&nbsp;de Paul Kodjo, pionnier du photo-roman, format hybride entre cin&eacute;ma et photographie. Ses &oelig;uvres captant notamment les nuits &eacute;lectris&eacute;es d&rsquo;Abidjan.&nbsp;</p>
<div class="encadre">
<h4 class="tt-encadre">Le Grand Arles Express s'étend à Montpellier</h4>
<p>
<p>Depuis 2015, les Rencontres proposent des expositions hors des fronti&egrave;res arl&eacute;siennes. Ainsi, Marseille, Aix-en-Provence, N&icirc;mes, le village de Maillane, La Celle, Mougins... proposent des expos des Rencontres dans le cadre du Grand Arles Express.&nbsp;Et cette ann&eacute;e, ce disposif s&#39;&eacute;tend encore &agrave; Montpellier et &agrave; son Pavillon populaire.&nbsp;&nbsp;</p>
</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&Agrave;&nbsp;la chapelle des&nbsp;Trinitaires, Sammy Baloji superposera les strates du pass&eacute; : l&rsquo;histoire mini&egrave;re et politique du Congo, convoit&eacute; apr&egrave;s 1960, et les r&eacute;cits intimes de sa famille. Dans l&rsquo;&eacute;glise Saint-Blaise, Katia Kameli prolongera son <em>Roman alg&eacute;rien</em> en explorant une d&eacute;cennie sombre, o&ugrave; l&rsquo;effervescence artistique et intellectuelle fut occult&eacute;e.&nbsp;&Agrave; travers des collages m&ecirc;lant archives et clich&eacute;s personnels, Thato Toelba, photographe originaire d&#39;Afrique du Sud, retracera un si&egrave;cle de crises (1868-1966), de la colonisation &agrave; l&rsquo;apartheid. Enfin, &agrave; l&#39;abbaye de Montmajour,&nbsp;Ayana V. Jackson c&eacute;l&egrave;brera les insurg&eacute;es, des h&eacute;ro&iuml;nes oubli&eacute;es,&nbsp;r&eacute;volutionnaires, rebelles, figures anonymes. Ses compositions, entre r&eacute;volution mexicaine et mythes personnels, redessinent une histoire o&ugrave; les femmes reprennent leur place dans des mises en sc&egrave;ne puissantes.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me chapitre, <em>Travers&eacute;es</em>, explore des voyages r&eacute;els ou imaginaires. On y d&eacute;couvre&nbsp;l&rsquo;exposition <em>Des images qui ne font pas r&ecirc;ver</em>, un reportage documentaire pour le magazine <em>Stern</em> qui rend hommage au duo Marie-Claude Deffarge et Gordian Troeller, figures majeures du photojournalisme. D&egrave;s les ann&eacute;es 1950, ils ont sillonn&eacute; plus de soixante pays pour documenter, avec un engagement sans faille, les injustices sociales et les conflits. Leur travail, m&ecirc;lant archives visuelles et filmiques, sera &agrave; d&eacute;couvrir &agrave; la Maison des peintres.&nbsp;</p>
<p>Autre escapade, plus po&eacute;tique cette fois, avec <em>Nos r&ecirc;ves lointains</em>, une plong&eacute;e dans la collection photographique de la Fnac, forte de 1 800 tirages. &quot;<em>C&rsquo;est l&rsquo;une des plus grandes collections d&rsquo;entreprise qui existent&quot;</em>, souligne Aur&eacute;lie de Lanlay. Dans une d&eacute;marche de &quot;<em>d&eacute;cloisonnement de la photographie&quot;</em>, l&rsquo;&eacute;crivaine Nathacha Appanah, laur&eacute;ate du prix F&eacute;mina et du Goncourt des Lyc&eacute;ens, y apporte un r&eacute;cit en r&eacute;sonance avec ces images.&nbsp;Ce volet se compl&egrave;te avec les expositions d&rsquo;Anne-Lise Broyer (<em>M&eacute;diterran&eacute;e, est-ce l&agrave; que l&rsquo;on habitait ?</em>), d&rsquo;Orianne Ciantar Olive (<em>Les ruines circulaires</em>), et de Bruno Boudjelal (<em>Goudron : Tanger - Le Cap</em>).</p>
<p><figure class="image">
<img src="https://medias.objectifgard.com/api/v1/images/view/69cd447a788fed876604d311/article/image.jpg" alt="">
<figcaption>
Plus de 160 artistes exposent dans le cadre de &quot;Mod&egrave;le animal&quot;, dont Jean-Baptiste Huynh.
• <strong>Jean-Baptiste Huynh, Buckley, 1999. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.</strong>
</figcaption>
</figure></p>
<p>Avec le troisi&egrave;me chapitre, <em>Vies sensibles</em>, les Rencontres 2026 explorent le vivant, entre faune et flore. En pr&eacute;ambule aux 200 ans de la photographie -- c&eacute;l&eacute;br&eacute;s de septembre 2026 &agrave; septembre 2027 --, l&rsquo;exposition <em>Mod&egrave;le animal</em> retrace deux si&egrave;cles de photographies animales. &quot;<em>Ce qui est passionnant, c&rsquo;est de voir &agrave; quel point les photographes ont &eacute;t&eacute; et sont fascin&eacute;s par le vivant&quot;,</em>&nbsp;souligne Christoph Wiesner. &quot;<em>Nos compagnons, sujets d&rsquo;&eacute;tude, miroirs&hellip; les animaux sont partout avec nous, et plus que jamais dans le champ de la photographie.&quot;</em>&nbsp;L&rsquo;exposition r&eacute;unit plus de 160 photographes, parmi lesquels Lucien Clergue, Martin Parr et Sophie Calle.</p>
<p>De la faune &agrave; la flore, l&rsquo;exposition <em>La nature d&rsquo;Edward Steichen</em> marque une premi&egrave;re &agrave; Arles. &quot;<em>Une chance de pouvoir enfin la pr&eacute;senter&quot;,</em>&nbsp;insiste le directeur, qui, comme son pr&eacute;d&eacute;cesseur, a longtemps &oelig;uvr&eacute; pour faire venir cette production. &quot;<em>Steichen &eacute;tait peintre, photographe et conservateur. C&rsquo;est lui qui a cr&eacute;&eacute; le premier d&eacute;partement de photographie au MoMA en 1939, avant tous les autres pays. C&rsquo;est aussi lui qui a mont&eacute; la premi&egrave;re grande exposition de photos en 1935, en r&eacute;volutionnant la fa&ccedil;on de les pr&eacute;senter.&quot;</em>&nbsp;Soixante-dix photographies originales, un film et des archives seront expos&eacute;s pour r&eacute;v&eacute;ler la vision de Steichen, botaniste et jardinier passionn&eacute;.</p>
<p>En &eacute;cho, <em>Monsieur Steichen</em> de Lisa Oppenheim, <em>Flower Power</em> de Meghann Riepenhoff, <em>Le corps vitr&eacute;</em> de Yasmine Chemali et Lara Tabet, ainsi que <em>La Terre amoureuse</em> de Rebekka Deubner viennent compl&eacute;ter ce chapitre.</p>
<p><em>Archives incertaines,</em> la&nbsp;quatri&egrave;me section, emm&egrave;ne le public dans d&#39;autres univers, comme avec l&#39;exposition <em>Nous ne sommes pas seuls, images extraterrestres </em>ou bien encore avec la s&eacute;rie&nbsp;<em>The anonymous project being there </em>de Lee&nbsp;Shulman et Omar Victor Diop, au coeur de l&#39;Am&eacute;rique des ann&eacute;es 50 et 60.</p>
<h2>William Klein et Martine Barrat</h2>
<p>Et puis que seraient les Rencontres d&#39;Arles sans la pr&eacute;sence de&nbsp;personnages historiques de la photographie ? Cette ann&eacute;e, ont &eacute;t&eacute; choisis plusieurs photographes qui ont toujours t&eacute;moign&eacute; de leur engagement et de leur sens critique par rapport &agrave; l&#39;utilisation du m&eacute;dium. Ainsi, l&#39;&eacute;dition 2026 consacre-t-elle une exposition&nbsp;&agrave; la figure tut&eacute;laire de William Klein, qui aurait f&ecirc;t&eacute; ses 100 ans cette ann&eacute;e. &Agrave; la chapelle du Museon arlaten,&nbsp;<em>This way to heaven</em> t&eacute;moignera de la richesse de son travail et de son oeil hautement critique de la soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine des ann&eacute;es 50. Des s&eacute;quences seront d&eacute;di&eacute;es &agrave; ses grandes s&eacute;ries sur Mohamed Ali, sur le film qu&#39;il a r&eacute;alis&eacute; <em>Polly Maggoo</em> et sur Mister Freedom. <em>Qui &ecirc;tes-vous, Polly Maggoo ?</em> sera d&#39;ailleurs pr&eacute;sent&eacute;, pendant la semaine d&#39;ouverture, dans le cadre des projections avec Arte &agrave; Croisi&egrave;re.</p>
<p><figure class="image">
<img src="https://medias.objectifgard.com/api/v1/images/view/69cd45fa2722dea67e0354e3/article/image.jpg" alt="">
<figcaption>
&Agrave; la chapelle du Museon Arlaten, une exposition est consacr&eacute;e &agrave; la figure de la photographie, William Klein. Il aurait eu 100 ans cette ann&eacute;e.
• <strong>William Klein, collage pour le film Mister Freedom, v. 1967 Avec l’aimable autorisation du William Klein Estate.</strong>
</figcaption>
</figure></p>
<p>Autre grande figure de cette ann&eacute;e : Martine Barrat. Depuis 3 ans, Christoph Wiesner essayait de la convaincre de venir exposer &agrave; Arles. &Agrave;&nbsp;93 ans, la photographe vit au Chelsea h&ocirc;tel &agrave; New-York, et toujours active. Arriv&eacute;e aux Etats-Unis dans les ann&eacute;es 60 pour &ecirc;tre danseuse, elle devra abandonner son r&ecirc;ve &agrave; la suite d&#39;un accident. Mais des rencontres l&#39;emm&egrave;neront &agrave; la photo. Et elle s&#39;int&eacute;ressera tout particuli&egrave;rement aux lieux qui abritent les rejett&eacute;s, le Bronx et Harlem. Elle travaillera &eacute;galement avec de grands couturiers comme Yves Saint-Laurent. Viendra-t-elle &agrave; Arles cet &eacute;t&eacute; ? &quot;<em>On l&#39;esp&egrave;re</em>&quot;, confie le directeur des Rencontres. D&#39;autres grandes figures de la photographie sont programm&eacute;es : Harry&nbsp;Gruyaert et Ming Smith.&nbsp;</p>
<p>Mais &eacute;galement, la jeune g&eacute;n&eacute;ration pr&eacute;sent&eacute;e dans le chapitre&nbsp;<em>Emergences. </em>De nombreuses autres expositions seront aussi &agrave; d&eacute;couvrir dans le cadre des programmes associ&eacute;s.&nbsp;</p>
<p><em>Tout le programme en d&eacute;tail &agrave; retrouver d&egrave;s demain sur le site des</em> <a href="https://www.rencontres-arles.com/fr">Rencontres</a>.</p>
Ce signal n'a pas encore fait l'objet d'une étude d'impact.
Veuillez patienter 10 à 20 secondes après le clic, l'IA rédige un rapport complet.