Dossier d'analyse : ARLES Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : les neuf listes sont désormais connues
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<p>Cette fois, les jeux sont faits. Depuis vendredi soir et la cl&ocirc;ture du d&eacute;p&ocirc;t des candidatures, on conna&icirc;t les neuf listes qui vont s&#39;affronter pour les &eacute;lections s&eacute;natoriales dans les Bouches-du-Rh&ocirc;ne.</p>
<p>Un scrutin toujours un peu particulier. Ici, pas question de convaincre directement les &eacute;lecteurs. Ce sont les grands &eacute;lecteurs, principalement les &eacute;lus municipaux, qui glisseront leur bulletin dans l&#39;urne le dimanche 27 septembre. Huit si&egrave;ges sont &agrave; pourvoir &agrave; la proportionnelle. Et avec neuf listes sur la ligne de d&eacute;part, chaque voix va compter.</p>
<p>&Agrave; Arles et dans tout le pays d&#39;Arles, l&#39;&eacute;lection sera suivie avec attention. D&#39;abord parce que le territoire compte &eacute;videmment de nombreux grands &eacute;lecteurs. Mais aussi parce que plusieurs de ses repr&eacute;sentants ont d&eacute;cid&eacute; de tenter leur chance.</p>
<h3>Patrick de Carolis ne sera finalement pas candidat</h3>
<p>Son nom avait circul&eacute;. Celui du maire d&#39;Arles, Patrick de Carolis, avait &eacute;t&eacute; &eacute;voqu&eacute; pour rejoindre en bonne position la liste d&#39;union de la droite et du centre autour de Renaud Muselier. Finalement, le maire d&#39;Arles, r&eacute;&eacute;lu en mars dernier, ne sera pas de la partie. Son nom ne figure sur aucune des neuf listes. Cela ne veut pas dire pour autant que le pays d&#39;Arles sera absent. Bien au contraire.</p>
<h3>Michel P&eacute;cout peut y croire</h3>
<p>C&#39;est probablement l&#39;un des noms &agrave; surveiller de pr&egrave;s le soir du 27 septembre. Michel P&eacute;cout, maire de Graveson et ancien pr&eacute;sident du Pays d&#39;Arles, occupe la quatri&egrave;me position sur la liste &laquo; Cap sur l&#39;avenir de nos villes et villages &raquo; conduite par la s&eacute;natrice sortante Brigitte Dev&eacute;sa.</p>
<p>Derri&egrave;re elle, on retrouve surtout en deuxi&egrave;me position Renaud Muselier, le pr&eacute;sident de la R&eacute;gion Provence-Alpes-C&ocirc;te d&#39;Azur. V&eacute;ronique Miquelly est troisi&egrave;me et Michel P&eacute;cout quatri&egrave;me.</p>
<p>Une place qui ne garantit &eacute;videmment rien. Mais dans un scrutin proportionnel, et si la liste r&eacute;alise un tr&egrave;s gros score, elle permet au maire de Graveson de regarder vers le Palais du Luxembourg.</p>
<p>D&#39;autant que le pays d&#39;Arles est particuli&egrave;rement bien servi sur cette liste. Martial Alvarez, maire de Port-Saint-Louis-du-Rh&ocirc;ne, est sixi&egrave;me. Anne Claudius-Petit, pr&eacute;sidente du Parc naturel r&eacute;gional de Camargue et conseill&egrave;re r&eacute;gionale, occupe la septi&egrave;me place.</p>
<p>Trois repr&eacute;sentants du territoire parmi les dix candidats. Ce n&#39;est pas tout &agrave; fait un hasard.</p>
<h3>Marie-Pierre Callet porte les ambitions du RN</h3>
<p>Autre candidature &agrave; regarder de pr&egrave;s : celle de Marie-Pierre Callet. La conseill&egrave;re municipale de Maussane-les-Alpilles conduira la liste soutenue par le Rassemblement national et l&#39;UDR.</p>
<p>L&#39;ancienne figure de la majorit&eacute; d&eacute;partementale de Martine Vassal a depuis chang&eacute; de camp et se retrouve aujourd&#39;hui en premi&egrave;re ligne pour tenter d&#39;envoyer de nouveaux s&eacute;nateurs RN au Palais du Luxembourg. Derri&egrave;re elle figurent notamment Fabien Bravi et Jo&euml;lle M&eacute;lin.</p>
<p>Pour le RN, l&#39;enjeu est important. Apr&egrave;s ses r&eacute;sultats &eacute;lectoraux dans le d&eacute;partement, le parti veut d&eacute;sormais transformer cette implantation dans les urnes s&eacute;natoriales. Reste une difficult&eacute; : St&eacute;phane Ravier, &eacute;lu s&eacute;nateur sous l&#39;&eacute;tiquette RN en 2020, est lui aussi candidat, mais sur sa propre liste.</p>
<h3>&Agrave; gauche, on ne change pas une &eacute;quipe qui gagne</h3>
<p>La gauche, elle, a choisi de rester unie. Et surtout de repartir avec ses trois s&eacute;nateurs sortants.</p>
<p>Le communiste J&eacute;r&eacute;my Bacchi conduira la liste devant la socialiste Marie-Arlette Carlotti et l&#39;&eacute;cologiste Guy Benarroche. Trois sortants aux trois premi&egrave;res places, le message est assez clair : l&#39;objectif est de conserver les trois si&egrave;ges d&eacute;croch&eacute;s en 2020.</p>
<p>Sur le papier, l&#39;union constitue &eacute;videmment un avantage. Mais la gauche devra tout de m&ecirc;me composer avec deux listes concurrentes.</p>
<p>L&#39;ancien d&eacute;put&eacute; socialiste Jean-David Ciot a d&eacute;cid&eacute; de partir de son c&ocirc;t&eacute; avec &laquo; La voix des &eacute;lus de Provence &raquo;. La France insoumise pr&eacute;sente &eacute;galement sa propre liste, conduite par Michelle Blanchard Svoboda. Des voix qui pourraient manquer au moment de faire les comptes.</p>
<h3>&Agrave; droite, chacun ou presque a sa liste</h3>
<p>C&#39;est probablement l&agrave; que la bataille sera la plus difficile &agrave; lire. Brigitte Dev&eacute;sa et Renaud Muselier veulent rassembler la droite et le centre. Mais Val&eacute;rie Boyer n&#39;a pas entendu se ranger derri&egrave;re cette strat&eacute;gie. La s&eacute;natrice sortante conduit sa propre liste &laquo; Une droite libre et r&eacute;publicaine. Des maires au service des maires &raquo;.</p>
<p>Herv&eacute; Granier, maire de Gardanne, sera lui aussi candidat avec &laquo; La voix de nos communes, la force du terrain &raquo;.</p>
<p>Et comme si cela ne suffisait pas, St&eacute;phane Ravier repart &eacute;galement au combat avec &laquo; Libert&eacute;s communales, bon sens proven&ccedil;al &raquo;.</p>
<h3>Mireille Jouve joue la carte des territoires</h3>
<p>Il faudra &eacute;galement compter avec Mireille Jouve. La s&eacute;natrice sortante repart avec sa liste &laquo; Le 13 en t&ecirc;te &raquo; et entend bien conserver son si&egrave;ge.</p>
<p>Pour convaincre, elle mise beaucoup sur les territoires et notamment sur l&#39;ouest du d&eacute;partement. Plusieurs dossiers qui concernent directement Arles et le pays d&#39;Arles se retrouvent au c&oelig;ur de son discours : le projet de ligne &agrave; tr&egrave;s haute tension, le contournement d&#39;Arles ou encore la place des intercommunalit&eacute;s situ&eacute;es en dehors de la M&eacute;tropole Aix-Marseille-Provence. Un discours qui ne devrait pas laisser insensibles certains grands &eacute;lecteurs du territoire.</p>
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