Dossier d'analyse : LA SORTIE PARFAITE... À Aujac : entre gastronomie et patrimoine
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<p>Si le c&oelig;ur de village s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; environ 500 m&egrave;tres d&rsquo;altitude, la commune d&rsquo;Aujac couvre des vall&eacute;es entre 256 et un peu plus de 900 m&egrave;tres d&rsquo;altitude. Sous l&rsquo;effet de l&rsquo;industrie de la soie et de la culture de la ch&acirc;taigne, le village a abrit&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; 950 habitants en 1850. Ils sont environ 190 aujourd&rsquo;hui, sur les pentes de la commune, principalement r&eacute;partis dans les hameaux. La mine, puis l&rsquo;industrie, vident le territoire au XXe si&egrave;cle - c&rsquo;est dans les ann&eacute;es 50-60 que la population d&rsquo;Aujac est la plus basse. Pourtant, dans les ann&eacute;es 80, la population a recommenc&eacute; &agrave; augmenter. Mais les enfants des jeunes d&rsquo;alors, qui ont retap&eacute; des maisons et se sont install&eacute;s, ne garnissent plus les bancs de l&rsquo;&eacute;cole et il est d&eacute;sormais plus difficile de venir s&rsquo;implanter. L&rsquo;&eacute;cole communale doit fermer &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e scolaire 2026-2027. Dans ce relief &agrave; forte pente, le Cheylard d&rsquo;Aujac et l&rsquo;&eacute;glise romane du XIIᵉ si&egrave;cle sont les seigneurs patrimoniaux.</p>
<h2>Acc&egrave;s/Itin&eacute;raire</h2>
<p>Au d&eacute;part de N&icirc;mes, pour les plus press&eacute;s, choisir la quatre voies vers Al&egrave;s, sa rocade, puis la RD 906 jusqu&rsquo;&agrave; G&eacute;nolhac, avant de bifurquer vers Aujac reste le chemin le plus rapide. Mais on lui pr&eacute;f&egrave;rera un chemin de traverse qui, certes, ne passe pas sous le ch&acirc;teau de Portes, mais utilise des voies secondaires, bien moins encombr&eacute;es et qui ne manquent pas de charme. Le d&eacute;but du trajet ressemble au plus connu. Mais il vous faudra quitter la quatre voies &agrave; La Calmette, pour suivre l&rsquo;ancienne nationale 106 jusqu&rsquo;au croisement vers Brignon. Le chemin de traverse vous fait ensuite arpenter Saint-Maurice-de-Cazevielle, Saint-Jean-de-Ceyrargues, croiser la route Al&egrave;s-Uz&egrave;s pour continuer vers Saint-Just-et-Vacqui&egrave;res, emprunter 200 m&egrave;tres de la route Al&egrave;s-Bagnols et continuer vers Brouzet-l&egrave;s-Al&egrave;s, longer le mont Bouquet par l&rsquo;Ouest en passant &agrave; Navacelles, go&ucirc;ter de la truite fum&eacute;e &agrave; la pisciculture des Fumades, avant de remonter vers Saint-Ambroix. &Agrave; la sortie du bourg, bifurquer &agrave; gauche vers Bess&egrave;ges, puis longer la zone incendi&eacute;e de Bordezac (en 2022) en commen&ccedil;ant &agrave; prendre de l&rsquo;altitude. Apr&egrave;s avoir mis deux roues en Ard&egrave;che appara&icirc;t le ch&acirc;teau d&rsquo;Aujac, premi&egrave;re sentinelle du village.</p>
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En plus des emplacements de camping, la ferme de la Baraque propose deux chambres d&rsquo;h&ocirc;tes.
• <strong>© DR</strong>
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<h2>O&ugrave; dormir&nbsp;?</h2>
<p><strong>Le ferme bio de la Baraque</strong></p>
<p>Venir &agrave; Aujac, c&rsquo;est chercher une forme de tranquillit&eacute;. Au bas d&rsquo;un chemin sans autre issue, Jonas Nivon accueille les visiteurs &agrave; la ferme bio de la Baraque, au sein d&rsquo;un accueil paysan aux multiples possibilit&eacute;s. Mara&icirc;cher, il d&eacute;ploie sur son terrain un camping &agrave; la ferme, avec des emplacements isol&eacute;s, cach&eacute;s par les arbres. Mais aussi avec une caravane d&eacute;j&agrave; am&eacute;nag&eacute;e, ou encore un tipi de quatre lits. Il dispose aussi d&rsquo;un g&icirc;te de s&eacute;jour. Mais pour le confort d&rsquo;un week-end &agrave; deux, autant pr&eacute;f&eacute;rer l&rsquo;une des deux chambres d&rsquo;h&ocirc;tes. &laquo; <i>Il y en a un peu pour tous les go&ucirc;ts et toutes les bourses </i>&raquo;, sourit Jonas Nivon.</p>
<p>Ferme Nature et Progr&egrave;s avant m&ecirc;me que l&rsquo;agriculture bio ne soit codifi&eacute;e, la ferme de fond de vall&eacute;e reste un site de productions mara&icirc;ch&egrave;re et fruiti&egrave;re depuis que Jonas l&rsquo;a reprise de ses parents, progressivement en 2008, puis officiellement en 2013. Ses l&eacute;gumes servent avant tout &agrave; la restauration - sa &laquo; compagne cuisini&egrave;re &raquo;, Nathalie Jonquet, vient d&rsquo;ailleurs proposer des repas v&eacute;g&eacute;tariens sur place, &agrave; raison de trois fois par semaine en &eacute;t&eacute; - ou &agrave; la transformation en confitures ou en p&acirc;t&eacute;s v&eacute;g&eacute;taux aux champignons sauvages vendus sur place. En contrebas du camping, les h&ocirc;tes ont le choix entre le ruisseau du Julian ou la C&egrave;ze pour aller se rafra&icirc;chir. En septembre, il devrait rester quelques possibilit&eacute;s&hellip;</p>
<p><em><strong>Ferme bio de la Baraque, 3079 chemin de la Baraque &agrave; Aujac. 06 60 30 83 26</strong></em></p>
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Le restaurant des Amis remplit souvent sa terrasse avec des soir&eacute;es &agrave; th&egrave;me, devant l&rsquo;&eacute;glise romane du XIIe si&egrave;cle.
• <strong>© DR</strong>
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<h2>O&ugrave; manger ?</h2>
<p><strong>Le caf&eacute;-restaurant des Amis</strong></p>
<p>Si les choix ne sont pas nombreux sur Aujac, la qualit&eacute; est au rendez-vous. Repris par la fille d&rsquo;anciens g&eacute;rants du lieu, Mathilde Dussaud et son mari Morgan Lesieux, le restaurant des Amis propose une cuisine aux plats traditionnels et aux saveurs locales, avec un rapport qualit&eacute;-quantit&eacute;-prix irr&eacute;prochable, &agrave; l&rsquo;ombre de l&rsquo;&eacute;glise romane du XIIᵉ si&egrave;cle et de son clocher-peigne. Ouvert 7 jours sur 7 en &eacute;t&eacute;, ferm&eacute; le mercredi hors saison, le restaurant est un caf&eacute; ouvert toute la journ&eacute;e. Et m&ecirc;me une &eacute;picerie ouverte jusqu&rsquo;&agrave; 22h, qui abrite une multitude de produits fabriqu&eacute;s &agrave; Aujac et dans les villages alentour. Le commerce indispensable du village.</p>
<p><em><strong>Le caf&eacute;-restaurant des Amis,</strong></em><br />
<em><strong>208 rue G&eacute;rard Dumas &agrave; Aujac. 04 30 38 05 25</strong></em></p>
<h2>O&ugrave; visiter ?</h2>
<p><strong>Le Cheylard d&rsquo;Aujac</strong></p>
<p>Il est surnomm&eacute; la Sentinelle des C&eacute;vennes et toise effectivement une bonne part de celles-ci. Sur un promontoire &agrave; 600 m&egrave;tres d&rsquo;altitude, surplombant le village, le ch&acirc;teau ou Cheylard d&rsquo;Aujac a &eacute;t&eacute; b&acirc;ti sur un site que les humains fr&eacute;quentaient d&eacute;j&agrave; il y a 22 000 ans. &Eacute;difi&eacute; &agrave; la charni&egrave;re des XIIᵉ et XIIIᵉ si&egrave;cles, il a &eacute;t&eacute; fortement agrandi &agrave; l&rsquo;&eacute;poque moderne. Sa tour carr&eacute;e est m&eacute;di&eacute;vale, sa tour ronde est Renaissance. Rattach&eacute; aux seigneurs de Radon d&rsquo;Anduze, puis de Cubi&egrave;res, il est rachet&eacute; en 1794 par la famille Rigal dont l&rsquo;actuelle propri&eacute;taire, Marl&egrave;ne L&eacute;autier, est une descendante. Hors saison, le ch&acirc;teau est ouvert &agrave; la visite le dimanche, entre 14h et 18h. Deux historiens qui vivent au ch&acirc;teau enrichissent r&eacute;guli&egrave;rement la d&eacute;couverte, quand ils n&rsquo;organisent pas des week-ends entiers de reconstitution. Le ch&acirc;teau poss&egrave;de d&rsquo;ailleurs un programme d&rsquo;animations toute l&rsquo;ann&eacute;e : week-end d&rsquo;&eacute;criture, journ&eacute;e Harry Potter, chasse de la Malabestia, etc.</p>
<p><em><strong>Le Cheylard d&rsquo;Aujac, sur les hauteurs </strong></em><em><strong>du village. Parking gratuit. 06 86 66 20 66</strong></em></p>
<h2>O&ugrave; acheter des produits locaux&nbsp;?</h2>
<p>Attention, institution. &Agrave; la t&ecirc;te de la Cl&egrave;de Peyric, &Eacute;milie est la 12ᵉ g&eacute;n&eacute;ration. Peut-on encore parler de savoir-faire, ou simplement de ma&icirc;trise parfaite de tout ce qui rel&egrave;ve de la r&eacute;colte, du s&eacute;chage, de la transformation et de la commercialisation des ch&acirc;taignes c&eacute;venoles ? <em>&laquo; Mon p&egrave;re avait repris en 2001, et moi en 2013 &raquo;, r&eacute;sume &Eacute;milie Peyric. Mais la cl&egrave;de est dans la famille depuis environ 16</em>60. Sur la route qui monte &agrave; Bonnevaux, dans le hameau des Bouschets, l&rsquo;odeur doit &ecirc;tre prenante fin septembre, quand les ch&acirc;taignes s&egrave;chent &agrave; l&rsquo;ancienne, &agrave; l&rsquo;&eacute;tage au-dessus d&rsquo;un feu sans flammes, o&ugrave; la combustion lente<em> &laquo; avec du bois de ch&acirc;taignier et les peaux de ch&acirc;taignes de l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente &raquo;</em>, assure une d&eacute;shydratation parfaite, pendant sept semaines.</p>
<p>Ch&acirc;taignes s&eacute;ch&eacute;es et farines sont donc produites et vendues sur place. Mais aussi du miel (il ne faut pas manquer les ruchers troncs &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e du hameau), des pommes, des confitures, bient&ocirc;t des biscuits, et des jus de poires et de pommes press&eacute;s en haute Ard&egrave;che. <em>&laquo; Le but est de transformer le maximum de fruits sur l&rsquo;exploitation &raquo;</em>, explique &Eacute;milie. Et, <em>&laquo; &agrave; 90 % &raquo;,</em> tout est vendu sur place ou &agrave; l&rsquo;&eacute;picerie d&rsquo;Aujac. V&eacute;ritable patrimoine vivant, la Cl&egrave;de se visite sur rendez-vous&hellip; sauf quand le s&eacute;chage est prioritaire.</p>
<p><em><strong>La Cl&egrave;de Peyric, hameau Les Bouschets. </strong></em><em><strong>06 33 97 01 39. </strong></em></p>
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