Dossier d'analyse : CULTURE L'exposition "Costumes de Lumière" ouvre le centenaire de la Maison Fragonard, à Arles
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<p>Juillet 2025, le mus&eacute;e de la Mode et du Costume ouvrait ses portes. Un nouveau lieu culturel &agrave; Arles plac&eacute; sous l&#39;&eacute;gide de la Maison Fragonard qui a attir&eacute; un peu plus de 30 000 visiteurs entre le 6 juillet 2025 et le 5 janvier dernier, t&eacute;moins de la premi&egrave;re exposition intitul&eacute;e &quot;Collections-Collection&quot;.</p>
<p>Des d&eacute;buts prometteurs, mais le temps file, pas question de s&#39;attarder sur les chiffres, une nouvelle page se tourne d&eacute;j&agrave;. Un chapitre, plus court que le pr&eacute;c&eacute;dent et le suivant, mais tout aussi s&eacute;duisant. Depuis ce vendredi 27 mars et jusqu&#39;au 26 avril, le mus&eacute;e de la Mode et du Costume pr&eacute;sente &quot;Costumes de lumi&egrave;re&quot;, ouvrant ainsi la s&eacute;rie des six expositions (Arles, Grasse, Paris) pour le centenaire de la Maison Fragonard. Celle-l&agrave; dite &quot;dossier&quot;, est n&eacute;e d&#39;une rencontre, par hasard, entre Cl&eacute;ment Trouche, directeur artistique, et Alberto Perales, collectionneur de costumes de toreros, lors des Journ&eacute;es europ&eacute;ennes du patrimoine 2025.</p>
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Alberto Perales.
• <strong>S.Ma</strong>
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<p>Une passion transmise par son grand-p&egrave;re, aficionado. Alberto Perales compte aujourd&#39;hui une cinquantaine de pi&egrave;ces dans sa collection priv&eacute;e conserv&eacute;e &agrave; Madrid mais d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; N&icirc;mes par exemple, au mus&eacute;e des Cultures Taurines. &quot;<em>Le feeling est tr&egrave;s bien pass&eacute; entre nous, je suis tr&egrave;s fier de pouvoir partager ce que je ressens avec le public, de transmettre ce patrimoine</em>&quot;, explique le Madril&egrave;ne.</p>
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&Agrave; gauche, un costume de torero, fin du XVIIIe si&egrave;cle pr&ecirc;t&eacute; par Alberto Perales. &Agrave; droite, un habit &agrave; la fran&ccedil;aise de la m&ecirc;me p&eacute;riode, de la collection Fragonard.&nbsp;
• <strong>S.Ma</strong>
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<p>Parmi ses pr&ecirc;ts, un costume de torero dat&eacute; de la fin du XVIIIᵉ si&egrave;cle, serg&eacute; de soie, paillettes, broderies, franges, pompons et passementeries de fils m&eacute;talliques et feuilles d&#39;argent. &quot;<em>Un chef-d&#39;&oelig;uvre absolu de la mode tauromachique du XVIIIᵉ si&egrave;cle. La premi&egrave;re fois que je l&#39;ai vu, mon sang d&#39;historien du costume n&#39;a fait qu&#39;un tour</em>&quot;, rembobine Cl&eacute;ment Trouche. Cette veste et ce gilet dialoguent avec une silhouette de mode aristocratique de la collection Fragonard. Le but de cette exposition&nbsp;n&#39;est pas de raconter la corrida, ni de prendre partie dans un d&eacute;bat sensible, mais plut&ocirc;t de se concentrer sur l&#39;habit de lumi&egrave;res, autour de ses influences, son &eacute;volution ainsi que celle du savoir-faire, sa symbolique, sa retranscription du XVIIIᵉ au XIXᵉ si&egrave;cle. Un v&ecirc;tement qui, comme le costume d&#39;Arles, &quot;<em>contraint un individu &agrave; avoir une attitude diff&eacute;rente</em>.&quot;</p>
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Cl&eacute;ment Trouche, directeur artistique du Mus&eacute;e de la Mode et du Costume et&nbsp;Anne Benezech directrice administrative &nbsp;et commerciale.
• <strong>S.Ma</strong>
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<p>Plong&eacute; dans le noir, le visiteur d&eacute;couvre ces habits qui intriguent, fascinent, plac&eacute;s sous &quot;<em>une lumi&egrave;re travaill&eacute;e de sorte &agrave; ce qu&#39;ils deviennent des bijoux qui se d&eacute;tachent dans cet univers</em>&quot;, pr&eacute;cise le directeur artistique. Les r&eacute;f&eacute;rences sont multiples, retra&ccedil;ant l&#39;histoire du costume de lumi&egrave;re en piste, mais aussi sur sc&egrave;ne avec notamment le pr&ecirc;t d&#39;un costume de l&#39;op&eacute;ra Carmen r&eacute;alis&eacute; par Pierre-Emmanuel Rousseau pour le personnage d&#39;Escamillo, en partenariat avec l&#39;op&eacute;ra national d&#39;Estonie.</p>
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L&#39;hommage &agrave; &quot;L&#39;homme mort&quot; de Manet.
• <strong>S.Ma</strong>
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<p>Une sc&eacute;nographie des plus surprenantes, un clin d&#39;&oelig;il &agrave; l&#39;&oelig;uvre d&#39;&Eacute;douard Manet, <em>L&#39;Homme mort</em> (<em>The Dead Toreador</em>). &quot;<em>Et puis</em>, compl&egrave;te Cl&eacute;ment Trouche, <em>on s&#39;est amus&eacute; &agrave; imaginer peut-&ecirc;tre une suite &agrave; Carmen avec cette sc&egrave;ne tragique. Mais c&#39;est surtout une ode &agrave; ce drame qui se trame autour de la figure m&ecirc;me du torero, que ce soit sur la sc&egrave;ne ou en piste.</em>&quot; Les capes pr&ecirc;t&eacute;es par l&#39;&eacute;cole taurine d&#39;Arles sont le trait d&#39;union entre le mus&eacute;e et les &eacute;l&egrave;ves afin d&#39;inciter ces derniers&nbsp;&agrave; franchir ses portes.</p>
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<h4 class="tt-encadre">Le torero en piste</h4>
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<p>Le tor&eacute;ro du XIXᵉ si&egrave;cle devient, gr&acirc;ce &agrave; son costume reconnaissable, symbole de l&#39;&eacute;l&eacute;vation du peuple et porteur des valeurs pour toute une partie de l&#39;Espagne et du sud de la France. L&#39;habit, tel que nous le connaissons, prend sa forme quasi d&eacute;finitive autour des ann&eacute;es 1830. Avant cela, la mode d&eacute;peinte par Goya nous montre des costumes que l&#39;on qualifie d&eacute;sormais de &laquo; Goyesque &raquo; : une veste color&eacute;e au d&eacute;cor form&eacute; par des passementeries ou des broderies simplifi&eacute;es, une culotte assortie plut&ocirc;t large, un bicorne, les cheveux longs retenus dans une r&eacute;sille et une cape port&eacute;e sur l&#39;&eacute;paule. Quelques ann&eacute;es plus tard, sous l&rsquo;impulsion du c&eacute;l&egrave;bre matador Francisco Montes Paquiro, le costume prend une forme qui n&rsquo;&eacute;voluera quasiment plus.</p>
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<p><meta charset="UTF-8" />De la piste &agrave; la sc&egrave;ne, en passant aussi par les podiums. Car le costume de lumi&egrave;re a aussi trouv&eacute; sa place dans la haute couture. Preuve en est, ces pi&egrave;ces confi&eacute;es par le mus&eacute;e Yves Saint Laurent. Le couturier fran&ccedil;ais avait donn&eacute; un peu d&#39;espace au torero lors de son d&eacute;fil&eacute; Automne-Hiver de 1979, l&#39;associant &agrave; la femme,&nbsp;lui conf&eacute;rant ainsi une allure insaisissable, voire androgyne. L&agrave; encore, cet ensemble pr&eacute;sent&eacute; est confront&eacute; &agrave; un autre, le costume port&eacute; par Marco Perez lors de la Goyesque en 2025.</p>
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La cr&eacute;ation &quot;Sangre de toro&quot; de Christian Lacroix.
• <strong>S.Ma</strong>
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<p>Bien s&ucirc;r - et cela participe &agrave; r&eacute;pondre &agrave; une demande quasi quotidienne depuis l&#39;ouverture du mus&eacute;e de la Mode et du Costume - une vitrine est consacr&eacute;e au couturier arl&eacute;sien, Christian Lacroix, lequel a fait des costumes de lumi&egrave;res une des inspirations les plus fr&eacute;quentes de son r&eacute;pertoire. Et cela d&egrave;s 1990 avec la pr&eacute;sentation de <em>Sangre de toro</em>, lors du d&eacute;fil&eacute; Automne-Hiver, trois ans apr&egrave;s l&#39;ouverture de sa maison de couture.</p>
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D&eacute;tail d&#39;un costume de lumi&egrave;re.
• <strong>S.Ma</strong>
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<p>&quot;<em>Il emprunte &agrave; la tauromachie la palette de couleurs et les motifs caract&eacute;ristiques qu&#39;il n&#39;a de cesse de recontextualiser dans des pi&egrave;ces uniques</em>&quot;, peut-on lire dans le dossier de presse. Au-del&agrave; des d&eacute;fil&eacute;s, Christian Lacroix a eu l&#39;occasion de cr&eacute;er des costumes de lumi&egrave;re, en 2017 par exemple, r&eacute;pondant &agrave; une commande de Juan Bautista pour un seul contre 6 dans les ar&egrave;nes de N&icirc;mes ; mais aussi de revisiter des &eacute;l&eacute;ments de costume traditionnel pour la Reine d&#39;Arles, Nathalie Chay, en 2008. Autant de pi&egrave;ces d&#39;exception expos&eacute;es au mus&eacute;e de la Mode et du Costume, qui m&eacute;ritent&nbsp;un coup d&#39;&oelig;il attentif pour appr&eacute;cier les d&eacute;tails, leur finesse, les motifs, les mati&egrave;res&hellip;</p>
<p><em>La prochaine exposition intitul&eacute;e &laquo; Amazones ! Cavali&egrave;res et ic&ocirc;nes de mode &raquo;, sera pr&eacute;sent&eacute;e du 22 mai au 20 septembre au Mus&eacute;e de la mode et du costume &agrave; Arles. </em></p>
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