Dossier d'analyse : RNS, lâangle mort du premier collectif
â Retour aux signaux
Tahiti, le 26 mars 2026 â AdoptĂ© mercredi Ă Tarahoi, le premier collectif budgĂ©taire de lâannĂ©e (plus de 13 milliards de francs) active des mesures dâurgence face aux tensions internationales et au risque social. Mais un dossier majeur reste absent : aucun crĂ©dit nâest prĂ©vu pour accompagner la rĂ©forme du rĂ©gime des non-salariĂ©s (RNS). Une omission critiquĂ©e par lâĂ©lue Ahip Nicole Sanquer, qui dĂ©nonce un engagement non tenu du gouvernement. PrĂ©sentĂ© comme un collectif dâurgenceâ pour amortir les effets du conflit au Moyen-Orient, notamment sur le prix des hydrocarbures, cette modification budgĂ©taire nâa en revanche rien prĂ©vu pour financer la rĂ©forme du RNS de CĂ©dric Mercadal. Dans lâhĂ©micycle, Nicole Sanquer (Ahip) a profitĂ© de lâexamen du collectif pour interpeller le ministre de la SantĂ© et la vice-prĂ©sidente en charge notamment des SolidaritĂ©s sur lâabsence de crĂ©dits destinĂ©s Ă accompagner la bascule des bĂ©nĂ©ficiaires du RSPF vers le RNS. âVous vous ĂȘtes engagĂ©s Ă rĂ©abonder [âŠ] la branche RNS pour que ceux qui basculent puissent conserver leurs aides sociales. Et aujourdâhui, il nây a rienâ, a-t-elle regrettĂ© en sĂ©ance, pointant un dĂ©calage entre les annonces et leur traduction financiĂšre. LâĂ©lue insiste sur un point prĂ©cis : entre 5 000 et 10 000 personnes â si on compte les ayants droit â sont concernĂ©es Ă court terme par cette transition. âCe nâest pas rienâ, souligne-t-elle, redoutant un dĂ©calage entre la rĂ©forme votĂ©e et sa traduction concrĂšte sur le terrain. âCes personnes vont perdre des aides sociales. Et dans ce collectif dâurgence, vous ne lâavez pas prĂ©vuâ, a insistĂ© lâĂ©lue, redoutant des consĂ©quences concrĂštes dĂšs les prochains mois dans les guichets de la Caisse de PrĂ©voyance Sociale. âLa phrase âIl nây a plus de crĂ©ditâ, on la connaĂźt.â Un renvoi au prochain collectif En rĂ©ponse, le ministre de la SantĂ©, CĂ©dric Mercadal, a reconnu que les ajustements financiers nâĂ©taient pas intĂ©grĂ©s Ă ce premier collectif. âCela se fera au collectif 2, pas en urgenceâ, a-t-il indiquĂ©, Ă©voquant des opĂ©rations encore en cours de calage, notamment sur les ordres de recettes et les conventions Ă Ă©tablir avec le Pays. âIl nây aura pas de ruptureâ, a-t-il voulu rassurer. âVous ne me rassurez pas du toutâ, a-t-elle rĂ©pliquĂ©, Ă©voquant le risque de voir apparaĂźtre, Ă la Caisse de PrĂ©voyance Sociale, des situations concrĂštes de blocage faute de crĂ©dits. âJe sais comment ça se passe Ă la CPSâ, sâest-elle agacĂ©e, rappelant lâengagement pris par le ministre de la SantĂ© et la vice-prĂ©sidente. âC'est 5 000 personnes demain qui passent au RNS, et vous, vous voulez me rassurer, alors qu'on annonce une inflation ?â La vice-prĂ©sidente en charge des SolidaritĂ©s, Minarii Galenon, a pris le relais pour rappeler la mise en place dâun dĂ©lai transitoire de six mois pour les affiliĂ©s du RSPF basculant au RNS. âJusquâau mois de juilletâ, les bĂ©nĂ©ficiaires concernĂ©s continueront Ă ĂȘtre accompagnĂ©s, a-t-elle assurĂ©. Une ligne dĂ©jĂ dĂ©fendue par le gouvernement depuis plusieurs semaines : la rĂ©forme du RNS, entrĂ©e dans sa phase opĂ©rationnelle, est prĂ©sentĂ©e comme un outil de justice sociale visant Ă âresponsabiliser tout le mondeâ et mettre fin aux pratiques dâoptimisation. Mais cette montĂ©e en charge progressive, combinĂ©e Ă lâabsence de crĂ©dits immĂ©diats dans le collectif, nourrit les inquiĂ©tudes de lâopposition, Nicole Sanquer attendant de âvoir un collectif arriver trĂšs rapidementâ.
RNS : la CPS prĂ©cise les rĂšgles⊠sans lever toutes les inquiĂ©tudes Dans un courrier adressĂ© Ă lâOrdre des experts-comptables, la Caisse de PrĂ©voyance Sociale (CPS) a dĂ©taillĂ© plusieurs modalitĂ©s dâapplication de la rĂ©forme du RNS, afin de clarifier un dispositif encore jugĂ© complexe par les professionnels. Parmi les principales prĂ©cisions : Affiliation obligatoire : les travailleurs non-salariĂ©s en activitĂ© au 1er fĂ©vrier 2026, non couverts par un autre rĂ©gime, doivent sâimmatriculer et dĂ©clarer leurs revenus 2026 avant le 31 mai 2026 ; EntrĂ©e en vigueur diffĂ©rĂ©e : leur affiliation effective au RNS ne prendra effet quâau 1er juillet 2026 ; Pas de dĂ©claration 2025 : dans ce cadre, aucune dĂ©claration de revenus 2025 ne sera exigĂ©e ; un point particuliĂšrement attendu par les professionnels ; Assiette des cotisations : pour la pĂ©riode fĂ©vrier-juin 2026, les cotisations seront calculĂ©es sur les revenus perçus en 2024 ; Revenus annexes concernĂ©s : les personnes percevant des revenus locatifs ou financiers importants (au-delĂ de certains seuils) sont Ă©galement intĂ©grĂ©es dans le dispositif ; Cas de dispense : les trĂšs petites activitĂ©s (recettes infĂ©rieures ou Ă©gales Ă 200 000 francs par an), sous conditions, peuvent ĂȘtre exonĂ©rĂ©es dâaffiliation. La CPS prĂ©cise Ă©galement que certaines charges professionnelles restent dĂ©ductibles, contrairement Ă plusieurs prĂ©lĂšvements fiscaux. Si ces prĂ©cisions apportent de la lisibilitĂ© sur le plan technique, elles ne rĂ©pondent pas aux interrogations de fond. La CPME, prĂ©sidĂ©e par Christophe PlĂ©e, qui a relayĂ© ce courrier, continue dâalerter ses adhĂ©rents afin de âpermettre aux chefs dâentreprise dây voir plus clair et de sĂ©curiser leurs dĂ©marches dans ce contexte de rĂ©formeâ.
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