Dossier d'analyse : AU PALAIS Coup de couteau pour un regard : 7 ans de prison
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<p>Cette altercation entre jeunes s&rsquo;est finie dans un bain de sang, &agrave; d&eacute;faut de finir aux assises. Trois jeunes se sont rendus dans une &eacute;picerie, situ&eacute;e au niveau de la rue de la R&eacute;publique, &agrave; N&icirc;mes, pour acheter <em>&laquo; des cigarettes et des cannettes &raquo;, </em>explique Yohan G., l&rsquo;un des pr&eacute;venus dans cette affaire. De pr&eacute;tendus <em>&laquo; mauvais regards &raquo;,</em> notamment &eacute;chang&eacute;s entre Evan B. et un salari&eacute; de l&rsquo;&eacute;picerie, ont mis le feu aux poudres. Une premi&egrave;re altercation a donc &eacute;clat&eacute; dans la petite boutique. Les trois jeunes ont pris la fuite et ont rejoint Adboulaye G., <i>alias</i> &laquo; la lame &raquo;, avec qui les trois hommes auraient convenu de passer la soir&eacute;e. Mais l&rsquo;histoire ne s&rsquo;est pas arr&ecirc;t&eacute;e l&agrave;.</p>
<p>Evan B., r&eacute;pondant aux questions du tribunal depuis le box des accus&eacute;s, explique avoir re&ccedil;u un appel t&eacute;l&eacute;phonique de menaces du salari&eacute; avec qui il a eu une premi&egrave;re altercation. D&rsquo;autant qu&rsquo;un certain passif existe entre ces deux hommes, concernant une sombre histoire de vol de trottinette, survenue deux mois auparavant. Une fois leur dernier comparse &agrave; bord de la voiture trois portes, l&rsquo;&eacute;quipage est retourn&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;picerie. Sur place, Evan B. et Abdoulaye G. sont sortis de la voiture et ont rejoint les lieux au pas de course. La seconde altercation n&rsquo;a dur&eacute; que 12 secondes.</p>
<h2>Un coup de couteau dans la cuisse</h2>
<p>C&rsquo;est muni d&rsquo;un couteau &agrave; large lame que les deux hommes sont entr&eacute;s dans l&rsquo;&eacute;picerie. <em>&laquo; Un couteau destin&eacute; &agrave; d&eacute;pecer du gibier &raquo;, </em>selon ma&icirc;tre Marc Roux, avocat de la partie civile. Evan B., arme blanche &agrave; la main, aurait port&eacute; le coup. Abdoulaye G., camoufl&eacute; sous une cagoule, serait le propri&eacute;taire de cette arme, issue d&rsquo;un pass&eacute; de <em>&laquo; collectionneur &raquo;,</em> comme il dit. <em>&laquo; Le couteau a &eacute;t&eacute; plant&eacute; directement dans ma cuisse &raquo;, </em>explique la victime. Art&egrave;re torch&eacute;e et pronostic vital engag&eacute;, <em>&laquo; votre survie se joue &agrave; tr&egrave;s peu &raquo;, </em>relate J&eacute;r&ocirc;me Reynes, pr&eacute;sident &agrave; l&rsquo;audience. Ivre d&rsquo;adr&eacute;naline, la victime a ensuite arrach&eacute; le couteau de sa plaie, puis c&rsquo;est &laquo; <i>le trou noir </i>&raquo;, explique-t-il. C&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;intervention d&rsquo;un tiers que les deux hommes ont &eacute;t&eacute; mis en fuite. <em>&laquo; Ce coup de couteau dans la jambe, c&rsquo;est un miracle. Ce n&rsquo;est pas la jambe qui &eacute;tait vis&eacute;e, mais l&rsquo;homme &raquo;,</em> lance Jean-Luc Vasserot, procureur de la R&eacute;publique.</p>
<p><em>&laquo; Mon but, c&rsquo;&eacute;tait pas de le tuer ou de trop le blesser. Je voulais le dissuader de venir chez moi &raquo;,</em> explique Evan B., qui n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; fuir apr&egrave;s son geste. Il est remont&eacute; dans le v&eacute;hicule o&ugrave; se trouvent toujours Johan G., le conducteur, et Rayan B., le passager. Abdoulaye G., lui, n&rsquo;a pas pu atteindre ce v&eacute;hicule et a donc pris la fuite &agrave; pied, en direction du quartier de la Romanit&eacute;. <em>&laquo; &Ccedil;a a chang&eacute; toute ma vie &raquo;,</em> explique la victime, en pleurs &agrave; la barre. S&eacute;ances de kin&eacute; et de psy, le jeune homme semble traumatis&eacute; par cette sc&egrave;ne de violences, qui lui a valu 27 jours d&rsquo;interruption totale de travail. <em>&laquo; Sans prise en charge imm&eacute;diate, il ne serait pas devant vous aujourd&rsquo;hui &raquo;,</em> lance ma&icirc;tre Roux.</p>
<h2>Deux condamnations</h2>
<p>Rayan B. et Johan G., en d&eacute;tention provisoire dans le cadre d&rsquo;une affaire li&eacute;e au trafic de stup&eacute;fiants, sont connus de la justice. C&rsquo;est &eacute;galement le cas d&rsquo;Evan B. ayant &eacute;t&eacute; condamn&eacute; en tant que mineur pour violences en r&eacute;union et avec arme. Seul Abdoulaye G. dispose d&rsquo;un casier judiciaire vierge, il compara&icirc;t libre &agrave; cette audience.</p>
<p>&Agrave; l&#39;issue de l&#39;audience, deux des quatre pr&eacute;venus ont &eacute;t&eacute; relax&eacute;s. &Agrave; bord du v&eacute;hicule lors de la seconde altercation, leur implication n&#39;a pas &eacute;t&eacute; jug&eacute;e comme d&eacute;terminante dans les faits. Abdoulaye G., pr&eacute;venu d&#39;avoir fourni l&#39;arme &agrave; son ami et d&#39;&ecirc;tre entr&eacute; dans le commerce avec lui pour en d&eacute;coudre, a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; 2 mois d&#39;emprisonnement avec sursis, tenant ainsi compte de l&#39;absence de mentions sur son casier judiciaire. Concernant Evan B., le tribunal n&#39;a pas pu faire preuve de la m&ecirc;me cl&eacute;mence. Directement responsable du coup de couteau port&eacute; &agrave; la victime, il a &eacute;cop&eacute; de 7 ans d&#39;emprisonnement avec maintien en d&eacute;tention. La constitution de partie civile a &eacute;t&eacute; accueillie par le tribunal. L&#39;affaire est renvoy&eacute;e sur int&eacute;r&ecirc;ts civils pour permettre de chiffrer le pr&eacute;judice de la victime.</p>
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