Dossier d'analyse : FAIT DU SOIR Sept fermetures de classe annoncées à Arles : parents et enseignants montent au créneau

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Description initiale :



<p>Les fermetures de classes ne sont jamais un bon signal. Cette année, la commune d’Arles pourrait être particulièrement touchée : en début de semaine, l’éventuelle fermeture de 7 classes à la rentrée 2026 a été annoncée. Ces décisions, prises par le rectorat, suscitent une vive inquiétude et une forte mobilisation, tant de la part des parents d’élèves que des enseignants.</p>

<p>Ceux de l'école Jean-Buon étaient d'ailleurs en grève ce jeudi 26 mars. L'école maternelle de la Roquette fait partie des écoles concernées, tout comme Émile-Loubet dans le centre-ville, l'école d'Albaron, la Claire Fontaine à Pont-de-Crau, Anaïs-Gibert à Trinquetaille, Les Magnarelles à Plan-du-Bourg, et l'école des Mouleyrès.</p>

<p>Partout, les parents d'élèves se mobilisent contre ces fermetures, inquiets des conséquences : des classes surchargées, multi-niveaux, un accompagnement individualisé réduit... Des pétitions circulent en ligne et plusieurs actions sont envisagées avant le jeudi 2 avril, date à laquelle devrait se tenir, à Marseille, le CSA (comité social académique) qui doit entériner ces fermetures de classe.</p>

<h2>"C'est le combat de tout le monde !"</h2>

<p>Hier après-midi, à l'heure du goûter, les parents des petits de l'école Jean-Buon se sont réunis place Paul-Doumer. Mis au courant mardi, pour eux l'heure n'était plus au questionnement mais bien à l'action. Dans cette école classée en REP+, la fermeture d'une classe aurait des conséquences lourdes. "<em>Actuellement, 57 élèves sont répartis en quatre classes. La fermeture d’une classe entraînerait une augmentation drastique des effectifs"</em>, craignent les parents d’élèves. Qui dénoncent les risques de classes multi-niveaux, une perte de qualité dans l’accueil et l’apprentissage, le départ d'une institutrice et d'une ATSEM... et insistent sur le caractère atypique de l'école Jean-Buon qui "<em>accueille traditionnellement des inscriptions de dernière minute, notamment de la communauté gitane, ainsi que des primo-arrivants et des élèves allophones." </em>Et Sandra Lopez, enseignante et représentante syndicale FO d'insister : <em>"Les chiffres des inscriptions aujourd'hui ne seront pas ceux de la rentrée !</em>" Les parents ont demandé audience au rectorat. Pour l'instant, sans réponse.</p>

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À l'heure du goûter ce jeudi, rassemblement sur la place Paul-Doumer à la Roquette.
• <strong>J.Rz.</strong>
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<p>L'objectif est clair, à quelques jours du CSA : réunir l'ensemble des écoles. Celles directement concernées mais pas uniquement. Car, mécaniquement, dans deux ans, ce seront les classes d'élémentaire qui seront concernées. "<em>C'est le combat de tout le monde. Il faut, et on envie, de jouer collectif</em>", glisse Isabelle, une maman d'élève.</p>

<h2>Déséquilibre de la carte scolaire</h2>

<p>Même son de cloche à l'école Émile-Loubet, la deuxième du centre-ville à être touchée. Les conséquences seraient similaires : des effectifs par classe élevés, des classes à double niveau, et une dégradation des conditions d’apprentissage, déjà fragilisées par la pénurie d’AESH. "<em>Il faut nous rassembler, nous mobiliser tous ensemble. Il ne s'agit pas de dire quelle école a le plus ou le moins de besoin"</em>, lâche Florence, parent déléguée. Non, la question c'est de défendre une qualité d'apprentissage. Au-delà de la désertification des familles du centre-ville évoquée par plusieurs parents,<em> "il y a un véritable déséquilibre avec la carte scolaire</em>, pointe la mère de famille. <em>Pourquoi certaines écoles comme celles des Alyscamps et de Barriol sont-elles sur-affectées, tandis que d'autres doivent fermer des classes ? Il faudrait se pencher sur la question.</em>"</p>

<p>Un argument également avancé du côté de l'école des Mouleyrès, devant laquelle ce jeudi matin a eu lieu un rassemblement de soutien en présence de parents d'élèves de différentes écoles mais aussi de membres du Conseil citoyen de Griffeuille. "<em>L'école Jules-Vallès est à 100 mètres de là, elle est pleine. Cette année encore, huit élèves initialement à Vallès n'ont pas eu de place et sont venus à Mouleyrès. Il faut revoir la carte scolaire</em>", insiste Marie, parent déléguée. Elle aussi est convaincue que, pour faire bouger les choses, "<em>il faut se rassembler</em>".</p>

<h2>Un rassemblement ce samedi, au kiosque</h2>

<p>Ce jeudi, le mouvement inter-écoles était en train de se construire. Déjà, se profilent des opérations de tractage, et un rassemblement sur le marché samedi matin, à 10h30, au kiosque à musique. Une manifestation devant la sous-préfecture mardi 31 avril, jour de grève nationale des enseignants qui dénoncent les suppressions de postes, est également envisagée.</p>

<p>De son côté, Patrick de Carolis s'est entretenu ce jeudi avec le Directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen). "<em>J'ai pu exposer en détail les réalités de notre territoire, défendre chacune de nos écoles, relayer le mécontentement des enseignants et des directeurs d'école, ainsi que l'inquiétude des parents</em>, explique le maire dans un communiqué. <em>À Arles, commune à la fois urbaine et rurale, on ne peut pas accepter qu'une école soit amputée d'une classe sans tenir compte de ces équilibres. (...) Le Dasen s'est engagé à revenir vers moi dans les plus brefs délais pour évoquer les situations les plus sensibles</em>", ajoute l'édile. Qui, dans la journée, s'était rendu à l'école d'Albaron, l'un des sept établissements concernés.</p>

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<h4 class="tt-encadre">"Des audiences auront lieu tout au long de cette période"</h4>
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<p>Sollicité par la rédaction d'<em>Objectif Gard & Arles</em>, le Directeur académique des services de l'Education nationale (Dasen) a répondu quant aux raisons qui ont motivé ces éventuelles fermetures de classes : "<em>les dotations sont fixées en fonction du contexte marqué par la baisse démographique</em>" et a insisté sur le fait que "<em>malgré la baisse des effectifs d'élèves l'objectif reste bien d’améliorer l’encadrement, de renforcer l’inclusion et de réduire les inégalités territoriales." </em>Et le Dasen d'ajouter : "<em>la période actuelle est consacrée aux temps d'échanges, des audiences auront lieu tout au long de cette période, afin d'identifier précisément les besoins pour la rentrée prochaine.</em>"</p>

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