Dossier d'analyse : Fritch choisit Raffin pour lui succéder à Pirae

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Tahiti, le 28 juillet 2026 – Le secret n’en Ă©tait plus vraiment un. Édouard Fritch l’a confirmĂ© lundi soir : s’il est Ă©lu sĂ©nateur, le 27 septembre prochain, c’est son premier adjoint, Yvonnick Raffin, qu’il souhaite voir lui succĂ©der Ă  la tĂȘte de la mairie de Pirae. Un choix qui ne fait pas forcĂ©ment l’unanimitĂ© au sein de sa majoritĂ© municipale, mais que le prĂ©sident du Tapura assume dĂ©sormais publiquement. Reste que le dernier mot appartiendra au conseil municipal.   Cette fois, le nom est lĂąchĂ©. Depuis qu’Édouard Fritch a officialisĂ© sa candidature aux sĂ©natoriales aux cĂŽtĂ©s de Lana Tetuanui, Yvonnick Raffin faisait figure de favori pour reprendre les clĂ©s de la mairie de Pirae. InterrogĂ© lundi soir Ă  l’issue du conseil politique du Tapura, le tāvana a confirmĂ© ce qui se murmurait depuis plusieurs semaines : “Sur la mairie de Pirae, j’ai choisi mon premier adjoint, ce sera Yvonnick Raffin.”   Un choix qu’Édouard Fritch justifie d’abord parce que le rĂŽle jouĂ© par son ancien ministre des Finances dans les grands projets engagĂ©s par la commune. Nouveau cimetiĂšre, futur centre-ville, investissements financĂ©s notamment par l’emprunt : “C’est aussi en partie ce monsieur qui nous a dĂ©brouillĂ©s pour que nous puissions avoir tout”, explique-t-il, Ă©voquant encore “3 Ă  4 milliards d’emprunts”. Mais aussi par son ancrage local : “Je pense que c’est un garçon de Pirae.”   Mais le prĂ©sident du Tapura sait aussi que la personnalitĂ© de son premier adjoint ne fait pas l’unanimitĂ©. Et ne cherche d’ailleurs pas vraiment Ă  l’esquiver : “Bien sĂ»r, vous allez me dire, oui, mais il est un peu te’ote’o [fier, orgueilleux, NDLR], un peu machin. Il y a toujours
 il faut peser le pour et le contre.” Avant de revenir Ă  l’essentiel selon lui : “On a besoin de s’occuper des jeunes, de s’occuper des vieux, de s’occuper de la population. Le reste viendra tout seul.”   Un choix qui devra passer par le conseil municipal   Car Édouard Fritch peut choisir son hĂ©ritier, mais il ne peut pas le nommer. S’il est Ă©lu au SĂ©nat le 27 septembre, les rĂšgles de non-cumul l’obligeront Ă  quitter la mairie. Et puisqu’il a dĂ©jĂ  annoncĂ© vouloir conserver son siĂšge Ă  Tarahoi, il devra Ă©galement abandonner celui de conseiller municipal. Impossible, en effet, de siĂ©ger Ă  la fois au SĂ©nat, Ă  l’assemblĂ©e et au conseil municipal.   Il n’y aura donc pas de nouvelle Ă©lection municipale Ă  Pirae. AprĂšs son dĂ©part, le conseil municipal devra ĂȘtre convoquĂ© pour Ă©lire un nouveau maire, en principe dans les 15 jours. Et c’est bien lĂ  que le choix personnel d’Édouard Fritch devra encore convaincre ses propres Ă©lus.   Sur le papier, le rapport de forces lui est largement favorable : la liste Amui Tatou no Pirae a remportĂ© 27 des 33 siĂšges en mars dernier. Mais le nom d’Yvonnick Raffin a dĂ©jĂ  suscitĂ© quelques rĂ©serves dans les rangs de l’équipe municipale.  Ă‰douard Fritch ne le nie qu’à moitiĂ©. À la question de savoir si ses troupes le suivront dans son choix, il rĂ©pond : “Ça fait trois fois qu’on en parle. Ça va
 Il y a toujours
 mais ça va, je pense qu’on est dans la majoritĂ©.”   Une façon de rappeler que, si le passage de tĂ©moin est dĂ©sormais publiquement annoncĂ©, il reste encore Ă  s’assurer que toute l’équipe municipale est prĂȘte Ă  le suivre.


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