Dossier d'analyse : TARASCON Fibre Excellence : les salariés occupent l'usine et réclament "une réponse concrète de l'État pour sauver l'emploi"
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<p>Quel avenir pour les usines de Fibre Excellence &agrave; Saint-Gaudens et Tarascon ? Le tribunal de commerce de Toulouse devra trancher le lundi 27 juillet sur le projet de reprise du groupe, plac&eacute; en redressement judiciaire depuis le mois d&#39;avril, port&eacute; par Matthieu Pigasse. Le rendez-vous de la derni&egrave;re chance. Le 6 juillet dernier, &quot;<em>le juge a dit qu&#39;il n&#39;y aurait plus de report possible</em>&quot;, rapporte Fr&eacute;d&eacute;ric Sanchez, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; syndical CFDT. Reste &agrave; l&#39;&Eacute;tat de lever les conditions suspensives, telles que l&#39;&eacute;volution du tarif de rachat de l&#39;&eacute;lectricit&eacute;, en tenant compte du prix de la biomasse et permettant de couvrir les co&ucirc;ts r&eacute;els de production &eacute;lectrique, ainsi que la mise en place d&#39;un partenariat renforc&eacute; avec l&#39;ONF afin de s&eacute;curiser progressivement 25 % des approvisionnements en bois publics fran&ccedil;ais.</p>
<p>Dans une lettre adress&eacute;e au chef de l&#39;&Eacute;tat, Emmanuel Macron, les syndicats et les pr&eacute;sidents des r&eacute;gions Occitanie et Sud lui demandent de &quot;<em>garantir la viabilit&eacute;</em>&quot; de l&#39;offre de reprise. Et cela suite aux propos tenus par le ministre de l&#39;&Eacute;conomie, Roland Lescure, lequel estime que le projet &quot;<em>n&#39;est pas au niveau</em>&quot;. &quot;<em>Cinq millions, c&rsquo;est beaucoup d&rsquo;argent, mais par rapport &agrave; 300 millions d&rsquo;appuis de l&rsquo;&Eacute;tat, &ccedil;a me rappelle, non pas Robin des Bois, mais plut&ocirc;t le sh&eacute;rif de Nottingham, qui fait des actions avec l&rsquo;argent des autres</em>&quot;, a-t-il indiqu&eacute; mardi, lors des questions au gouvernement &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.</p>
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L&#39;objectif est d&#39;interpeller le Gouvernement tout en sensibilisant la population &agrave; la situation de Fibre Excellence.
• <strong>S.Ma</strong>
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<p><meta charset="UTF-8" />Une intervention qui agace autant qu&#39;elle inqui&egrave;te les salari&eacute;s et les syndicats. &quot;<em>C&#39;est une honte</em>, r&eacute;agit Fr&eacute;d&eacute;ric Sanchez. <em>Ce n&#39;est pas une fiction, on est dans la r&eacute;alit&eacute;. 660 emplois directs et 10 000 emplois indirects sont menac&eacute;s. Si jamais ces deux usines devaient couler, ils d&eacute;crocheraient le C&eacute;sar et l&#39;Oscar du meilleur film d&#39;horreur.</em>&quot; Pour la CGT, &quot;<em>ce qui manque, ce n&#39;est pas un investisseur. Ce qui manque, c&#39;est que l&#39;&Eacute;tat assume les cons&eacute;quences des politiques qu&#39;il a lui-m&ecirc;me mises en &oelig;uvre [...] Le projet de reprise ne se r&eacute;sume pas au seul investissement direct de Matthieu Pigasse, celui-ci a lev&eacute; un financement beaucoup plus large pour arriver &agrave; ce projet jug&eacute; cr&eacute;dible m&ecirc;me par les administrateurs judiciaires.</em>&quot; L&#39;organisation syndicale ajoute que &quot;<em>les &#39;centaines de millions&#39; &eacute;voqu&eacute;es par le ministre m&eacute;langent des pr&ecirc;ts remboursables, des garanties, des dispositifs d&eacute;j&agrave; existants et des aides accord&eacute;es bien avant la proc&eacute;dure actuelle. Elles ne r&eacute;pondent en rien au d&eacute;s&eacute;quilibre &eacute;conomique qui fragilise aujourd&#39;hui l&#39;exploitation.</em>&quot; Du c&ocirc;t&eacute; de FO, qui r&eacute;clame la nationalisation temporaire, &quot;<em>ces propos laissent pr&eacute;sager de mauvaises choses, ce n&#39;est pas du tout &agrave; la hauteur de ce que l&#39;on aurait pu attendre</em>&quot;, s&#39;alarme Florian Berthon.</p>
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Jean-Michel Bulinge (CGT), Fr&eacute;d&eacute;ric Sanchez (CFDT) et Florian Berthon (FO), sur le rond-point &agrave; proximit&eacute; de l&#39;usine Fibre Excellence Provence.
• <strong>S.Ma</strong>
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<p>Pas question pour autant de baisser les bras. &Agrave; Saint-Gaudens comme &agrave; Tarascon, le mot d&#39;ordre de l&#39;intersyndicale reste le m&ecirc;me : &quot;<em>On ne l&acirc;chera rien.</em>&quot; Les salari&eacute;s du site bucco-rhodanien, au ch&ocirc;mage partiel depuis le mois de mai, ont entam&eacute;, ce jeudi, une occupation illimit&eacute;e de leur usine, embo&icirc;tant le pas &agrave; leurs coll&egrave;gues haut-garonnais, mobilis&eacute;s depuis deux jours. Pour donner davantage de visibilit&eacute; &agrave; leur mouvement et sensibiliser la population, ils ont &eacute;galement investi le rond-point situ&eacute; &agrave; proximit&eacute; du site, un axe strat&eacute;gique &agrave; l&#39;entr&eacute;e et &agrave; la sortie des d&eacute;partements du Gard et des Bouches-du-Rh&ocirc;ne.</p>
<p>&quot;<em>Le but est de tenir sur la dur&eacute;e maintenant. Aujourd&#39;hui, on envoie un signal au gouvernement et on lui dit qu&#39;il doit prendre ses responsabilit&eacute;s. Il faut oublier l&#39;aspect politique des personnalit&eacute;s en pr&eacute;sence et se concentrer sur le fond du probl&egrave;me, c&#39;est l&#39;emploi</em>, mart&egrave;le Jean-Michel Bulinge de la CGT. <em>Pour les salari&eacute;s, c&#39;est compliqu&eacute;. Nous sommes dans une p&eacute;riode o&ugrave; les gens devraient &ecirc;tre en vacances, devraient profiter, penser &agrave; leur famille. Et aujourd&#39;hui, ils se demandent s&#39;ils auront encore un emploi au mois de septembre. Il faut une r&eacute;ponse concr&egrave;te du gouvernement pour sauver l&#39;emploi.</em>&quot;</p>
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