Dossier d'analyse : GARD L'obésité pédiatrique : un nouveau programme lancé à Bouillargues
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<p>&quot;<em>On veut aider les enfants &agrave; parler de leur corps, de leur alimentation, mais aussi de leurs &eacute;motions, pour qu&rsquo;ils puissent grandir plus sereinement</em>&quot;, explique Laura Jarry, charg&eacute;e de projet au sein de la communaut&eacute; professionnelle territoriale de sant&eacute; (CPTS) de Costi&egrave;res en Camargue. POP - en parall&egrave;le du dispositif Mission : retrouve ton cap de la CPAM - s&rsquo;adresse aux enfants et adolescents de 3 &agrave; 18 ans en situation de surpoids, d&rsquo;ob&eacute;sit&eacute; ou de prise de poids rapide, sur prescription m&eacute;dicale. Le parcours d&eacute;bute par un bilan r&eacute;alis&eacute; par le m&eacute;decin g&eacute;n&eacute;raliste ou le p&eacute;diatre des deux Maisons de sant&eacute; pluriprofessionnelles de Bouillargues dans un premier temps, avant de diriger le jeune patient vers la r&eacute;f&eacute;rente di&eacute;t&eacute;ticienne du programme, Amandine Ricou-Ribes. Selon la complexit&eacute; de la situation, trois parcours sont propos&eacute;s comprenant s&eacute;ances di&eacute;t&eacute;tiques et psychologiques. &quot;<em> L&rsquo;id&eacute;e, c&rsquo;est de combiner le suivi individuel et collectif. Certains enfants s&rsquo;&eacute;panouissent mieux en groupe : &ccedil;a leur montre qu&rsquo;ils ne sont pas seuls</em>&quot;, pr&eacute;cise Audrey Chazal, r&eacute;f&eacute;rente pour la prise en charge de l&#39;ob&eacute;sit&eacute; p&eacute;diatrique au sein du DAC 30, qui a particip&eacute; &agrave; la mise en place d&#39;un dispositif similaire du c&ocirc;t&eacute; d&#39;Al&egrave;s il y a une dizaine d&#39;ann&eacute;es.</p>
<p>L&rsquo;approche est globale et aborde plusieurs enjeux li&eacute;s &agrave; l&rsquo;alimentation et au mode de vie : la s&eacute;dentarit&eacute; croissante, la pr&eacute;carit&eacute; alimentaire. &quot;<em>On constate que sur notre territoire, beaucoup de familles vivent dans des quartiers prioritaires et que le surpoids y est tr&egrave;s fr&eacute;quent. Le gras et le sucr&eacute; sont souvent les aliments les moins chers, donc c&rsquo;est un vrai enjeu de sant&eacute; publique</em>&quot;, rapporte Audrey Chazal. Toutefois, il ne s&#39;agit pas seulement de compter les calories. &quot;<em>On parle aussi de relations &agrave; la nourriture et d&rsquo;&eacute;motions</em>&quot;, &quot;<em>en prenant en compte parfois l&rsquo;histoire familiale et sociale</em>&quot;, explique la di&eacute;t&eacute;ticienne. &quot;<em>L&#39;alimentation fait partie des r&eacute;gulateurs &eacute;motionnels, que ce soit dans le positif ou le n&eacute;gatif. Petit &agrave; petit, on perd les sensations alimentaires, on ne sait plus trop quand on a faim et le corps lui-m&ecirc;me n&#39;arrive plus &agrave; g&eacute;rer sa fa&ccedil;on de stocker la nourriture</em>&quot;, poursuit-elle. &quot;<em>Et puis, </em>o<em>n a constat&eacute; que dans certaines familles, le surpoids fait partie de l&rsquo;identit&eacute; familiale</em>, indique-t-elle.<em> Dans ces cas-l&agrave;, la prise de conscience ne vient souvent que plus tard, au coll&egrave;ge, quand l&rsquo;enfant ressent un impact physique ou social.</em>&quot;</p>
<p>Une relation excessive ou compulsive &agrave; la nourriture peut parfois &ecirc;tre le signe de traumatismes, comme des violences sexuelles ou familiales. &quot;<em>Transformer son corps peut &ecirc;tre aussi une fa&ccedil;on de se prot&eacute;ger</em>&quot;, analyse Audrey Chazal.&nbsp;<em>Si on soup&ccedil;onne des violences, on adapte le suivi et on travaille en concertation avec les psychologues et les m&eacute;decins, </em>via<em> des r&eacute;unions de concertation pluridisciplinaires.</em>&quot; Selon les donn&eacute;es disponibles, environ 30 % des enfants en ob&eacute;sit&eacute; pr&eacute;sentent des ant&eacute;c&eacute;dents de violences sexuelles, un chiffre qui montre l&rsquo;importance d&rsquo;un suivi bienveillant et s&eacute;curis&eacute;.</p>
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<p>Le POP pr&eacute;pare &eacute;galement le terrain pour le programme &Eacute;ducation th&eacute;rapeutique du patient (ETP) T&#39;es Cap&nbsp;et l&rsquo;activit&eacute; physique adapt&eacute;e par la CPAM. La CPTS de Costi&egrave;res en Camargue et ses partenaires&nbsp;proposent ainsi une approche innovante et compl&egrave;te pour soutenir les enfants et leurs familles face &agrave; l&rsquo;ob&eacute;sit&eacute;, tout en sensibilisant les professionnels de sant&eacute; &agrave; la complexit&eacute; des parcours et aux r&eacute;alit&eacute;s socio-&eacute;conomiques du territoire. Un autre projet est en r&eacute;flexion : le programme &laquo; Garde la forme &raquo; &agrave; Saint-Gilles, qui combinera kin&eacute;sith&eacute;rapie, des s&eacute;ances de baln&eacute;oth&eacute;rapie et de di&eacute;t&eacute;tique pour adultes et enfants, afin de cr&eacute;er une continuit&eacute; dans la pr&eacute;vention et le suivi.&nbsp;</p>
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• <strong>Affiche CPTS de Costières en Camargue</strong>
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