Dossier d'analyse : ARLES « Je suis très heureux » : la direction dresse le bilan de la semaine d’ouverture des Rencontres de la photographie
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<p>Du 6 au 12 juillet, le festival a accueilli 22 000 visiteurs, un chiffre stable qui confirme, selon la direction, &quot;<i>la place incontournable</i>&quot; des Rencontres - 59 millions d&#39;euros de retomb&eacute;es &eacute;conomiques, 175 000 visiteurs uniques et pr&egrave;s de deux millions de visites d&#39;expositions, sur l&#39;ensemble de la manifestation en 2025 - dans le monde de l&#39;image. <meta charset="UTF-8" />Un sourire aux l&egrave;vres, Christoph Wiesner a d&eacute;but&eacute; la pr&eacute;sentation du&nbsp;bilan de cette semaine d&#39;ouverture par une formule souffl&eacute;e par Aur&eacute;lie de Lanlay : &quot;<em>je suis tr&egrave;s heureux.</em>&quot;</p>
<p>Malgr&eacute; les fortes chaleurs - on y reviendra - des 8 et 9 juillet, qui ont entra&icirc;n&eacute; une baisse de 5 % de la fr&eacute;quentation du grand public sur ces deux journ&eacute;es par rapport &agrave; 2025, le rendez-vous arl&eacute;sien a maintenu son attractivit&eacute;. Les professionnels &eacute;taient m&ecirc;me un peu plus nombreux (+1 %) et&nbsp;plus de 5 500 spectateurs ont assist&eacute; aux soir&eacute;es du Th&eacute;&acirc;tre antique, en hausse de 8%. Soir&eacute;es qui n&eacute;cessitent six mois de pr&eacute;paration.&nbsp;&quot;<em>C&#39;est un vrai travail sc&eacute;nographique et de r&eacute;alisation</em>&quot;, indique le directeur, saluant les &eacute;quipes qui les imaginent et les orchestrent. Autre chiffre, 590 journalistes fran&ccedil;ais et internationaux ont particip&eacute; et donc relay&eacute; l&#39;&eacute;v&eacute;nement.&nbsp;</p>
<p>Un succ&egrave;s qui r&eacute;compense un travail de longue haleine. &quot;<em>Il y a plus de 110&nbsp;&eacute;v&eacute;nements publics pendant la semaine d&#39;ouverture et cela gr&acirc;ce &agrave; toute l&#39;&eacute;quipe des Rencontres. C&#39;est ce qui fait aussi la richesse du festival</em>&quot;, souligne Aur&eacute;lie de Lanlay, directrice adjointe des Rencontres.&nbsp;</p>
<h2>Une programmation pens&eacute;e pour tous les publics</h2>
<p>Avec 47 expositions, 400 artistes, pr&egrave;s de 4 000 &oelig;uvres et plus de 12 000 m&sup2; d&#39;exposition (hors Arles Associ&eacute;s et Grand Arles Express), les Rencontres plac&eacute;es cette ann&eacute;e sous le th&egrave;me &quot;des mondes &agrave; relire&quot;, ont une nouvelle fois revendiqu&eacute; une programmation ouverte au plus grand nombre&nbsp;sans renoncer &agrave; l&#39;exigence. La volont&eacute; est aussi de d&eacute;montrer que la photographie et les arts visuels ne sont pas un entre-soi. &quot;<em>Le festival doit pouvoir s&#39;adresser &agrave; tout le monde</em>&quot;, insiste Christoph Wiesner. Si certaines propositions sont plus historiques ou pointues, d&#39;autres sont volontairement plus accessibles, &agrave; l&#39;image des expositions <em>Mod&egrave;le Anima</em>l ou encore<em>&nbsp;Flower Power</em>, dont une s&eacute;rie de six clich&eacute;s est&nbsp;install&eacute;e dans les jardins de l&#39;h&ocirc;pital d&#39;Arles.&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.objectifgard.com/actualites/arles-quand-les-rencontres-de-la-photographie-franchissent-les-portes-de-lhopital-166589.php"><strong>&gt;&gt; &Agrave; relire : ARLES. Quand les Rencontres de la Photographie franchissent les portes de l&#39;h&ocirc;pital</strong></a></p>
<p>&quot;<em>On peut parler des choses politiques et difficiles avec une certaine beaut&eacute;</em>&quot;, d&eacute;fend-il. Pour le directeur, l&#39;esth&eacute;tique et les diff&eacute;rents niveaux de lecture des expositions permettent de toucher un large public. Un &eacute;quilibre essentiel, d&#39;autant que le public contribue &agrave; plus de 50% du financement du festival.</p>
<p>&quot;<em>Ce qui est fort, c&#39;est qu&#39;on arrive &agrave; partager tout le travail r&eacute;alis&eacute; pendant l&#39;ann&eacute;e</em>, poursuit Christoph Wiesner.<em> Ce qui est important, c&#39;est la question du partage. C&#39;est-&agrave;-dire que ce qu&#39;on construit est compris, vu et appr&eacute;ci&eacute;.</em>&quot; Et Aur&eacute;lie de Lanlay d&#39;ajouter : &quot;<em>&Ccedil;a confirme &agrave; quel point la photographie, dans la mani&egrave;re dont on la pr&eacute;sente, dont on la pense, dont on l&#39;approche reste essentielle dans la fa&ccedil;on dont on appr&eacute;hende, dont on lit le&nbsp;monde.</em>&quot; Comme un outil &quot;<em>de m&eacute;moire, de transmission</em>&quot; mais aussi de &quot;<em>transformation</em>&quot;.</p>
<h2>Adapter le festival &agrave; la canicule</h2>
<p>Les temp&eacute;ratures &eacute;lev&eacute;es ont conduit les organisateurs &agrave; ajuster leur fonctionnement, sans pour autant improviser. &quot;<em>Ce n&#39;est pas un sujet nouveau</em>&quot;, rappelle Aur&eacute;lie de Lanlay. Les Rencontres travaillent depuis plusieurs ann&eacute;es sur des r&eacute;flexions d&#39;adaptation&nbsp;des lieux d&#39;exposition, notamment avec l&#39;&Eacute;cole urbaine de Lyon et&nbsp;dans le cadre d&#39;une &eacute;tude men&eacute;e&nbsp;avec les festivals d&#39;Avignon et d&#39;Aix-en-Provence.</p>
<p>Cette ann&eacute;e, les horaires de certains lieux ont &eacute;t&eacute; adapt&eacute;s. L&#39;exposition <em>Ground</em>&nbsp;<em>Control </em>a, par exemple, &eacute;t&eacute;&nbsp;ferm&eacute;e&nbsp;pendant deux jours la semaine derni&egrave;re &agrave; partir de 14h. Des serviettes rafra&icirc;chissantes ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; distribu&eacute;es aux &eacute;quipes. &quot;<em>La chaleur se pose autant pour le public, que pour les oeuvres et les &eacute;quipes. Nous sommes contraints par les lieux tels qu&#39;ils existent</em>&quot;, reconna&icirc;t la directrice adjointe, qui &eacute;voque aussi des r&eacute;flexions sur la ventilation, les audits thermiques ou encore des am&eacute;nagements destin&eacute;s &agrave; limiter la mont&eacute;e en temp&eacute;rature des b&acirc;timents.</p>
<h2>Un engagement social revendiqu&eacute;</h2>
<p>Les Rencontres mettent aussi en avant leur politique d&#39;emploi. L&#39;association s&#39;appuie notamment sur des contrats aid&eacute;s, dont le maintien de dizaines de postes&nbsp;a &eacute;t&eacute; rendu possible &quot;<em>gr&acirc;ce &agrave; l&#39;accompagnement du pr&eacute;fet de R&eacute;gion</em>&quot;, pr&eacute;sent lors de la c&eacute;r&eacute;monie de lancement de cette semaine d&#39;ouverture. &quot;<em>C&#39;est un signal fort de reconnaissance de notre ancrage sur le territoire</em>&quot;, estime Aur&eacute;lie de Lanlay.&nbsp;Si l&#39;activit&eacute; op&eacute;rationnelle n&eacute;cessite environ trois mois de travail, les contrats propos&eacute;s durent six mois. &quot;<em>C&#39;est six mois de salaire, de protection sociale, de&nbsp;formation r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e et de stabilit&eacute;</em>&quot;, &eacute;num&egrave;re-t-elle. Et &quot;<em>&ccedil;a remet dans une nouvelle dynamique</em>, compl&egrave;te Christoph Wiesner.&nbsp;<em>Un certain nombre de&nbsp;personnes qui ont travaill&eacute; ici pendant des ann&eacute;es,&nbsp;ont aujourd&#39;hui un CDI.</em>&quot;</p>
<p><strong><a href="https://www.objectifgard.com/actualites/arles-cest-parti-pour-les-57e-rencontres-de-la-photographie-166587.php">&gt;&gt; &Agrave; relire. ARLES. C&#39;est parti pour les 57e Rencontres de la photographie</a></strong></p>
<p>Une d&eacute;marche qui s&#39;inscrit dans un travail de fond men&eacute; depuis 25 ans pour rendre, l&agrave;-encore,&nbsp;la photographie accessible &agrave; un public qui pourrait en &ecirc;tre&nbsp;&eacute;loign&eacute;. Gratuit&eacute; pour les Arl&eacute;siens, les moins de 18 ans, les personnes en situation de handicap ou b&eacute;n&eacute;ficiaires des minima sociaux, actions de m&eacute;diation et formations participent &agrave; cet objectif. Aujourd&#39;hui, &quot;<em>pr&egrave;s de 20 % des habitants de la commune fr&eacute;quentent le festival, soit environ 10 000 visiteurs locaux</em>&quot;, pr&eacute;cise le directeur.</p>
<h2>&quot;Une envie de se d&eacute;ployer&quot;</h2>
<p>La manifestation joue les prolongations cette ann&eacute;e avec la premi&egrave;re &eacute;dition du &quot;Septembre des Rencontres&quot;, du 16 au 20 septembre. &quot;<i>Ce n&#39;est pas une adaptation</i>&quot;, &quot;<i>c&rsquo;est la r&eacute;alit&eacute; de l&rsquo;&eacute;volution du festival, une envie de se d&eacute;ployer en fonction de ce qui est possible par rapport &agrave; la ville, au public</i>, explique Aur&eacute;lie de Lanlay. <i>C&rsquo;est un nouveau temps de rencontre autour de la photographie, des photographes, du patrimoine.</i>&quot; Autour des journ&eacute;es professionnelles d&eacute;j&agrave; existantes, cet &eacute;v&eacute;nement proposera des tables rondes, des rencontres avec les artistes, des visites de la Maison des ar&egrave;nes, la p&eacute;tanque des Rencontres, des projections et soir&eacute;es partag&eacute;es avec Les Suds &agrave; Arles.</p>
<p>D&#39;ores et d&eacute;j&agrave;, la 58e &eacute;dition des Rencontres d&#39;Arles, qui c&eacute;l&egrave;brera le bicentenaire de la photographie est fix&eacute;e du 5 juillet au 3 octobre 2027. Quant &agrave; conna&icirc;tre la programmation, il faudra encore patienter.&nbsp;</p>
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<h4 class="tt-encadre">Des prix qui récompensent la création</h4>
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<p>La semaine d&#39;ouverture a &eacute;galement &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par la remise des diff&eacute;rents prix du festival. Mallory Lowe Mpoka a re&ccedil;u le Prix de la Photo Madame Figaro ainsi que le Prix du public du Prix D&eacute;couverte - Fondation Louis Roederer. Le Prix D&eacute;couverte du jury est revenu &agrave; Magali Paulin. Otto Hainzl a remport&eacute; le Luma Rencontres Dummy Book Award, tandis que les Prix du Livre ont distingu&eacute; Keisha Scarville (Prix du Livre Auteur), Juliette Pavy (Prix du Livre Historique) et Robby Reis, Lee-Anne Millaire Lafleur et Ralph Alerte (Prix Photo-Texte).</p>
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