Dossier d'analyse : ARLES Émotions fortes pour l’exposition sur la guerre en Ukraine
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<p>Sortir d&rsquo;une exposition, le c&oelig;ur retourn&eacute;, les yeux au bord des larmes. Dans l&rsquo;exposition d&rsquo;Adrien Vautier, <i>Si tu traverses l&rsquo;hiver</i>, organis&eacute;e dans le cadre du Festival Off, le public est confront&eacute; aux dures r&eacute;alit&eacute;s de la guerre en Ukraine. La mort, la tristesse, la col&egrave;re, le deuil. Des &eacute;motions fortes, ressenties &agrave; travers la cinquantaine de photos expos&eacute;es au sein de l&#39;&eacute;glise Saint-Julien. L&rsquo;intimit&eacute; du lieu apporte une dimension encore plus prenante pour le visiteur.</p>
<p><b>Deux ans au c&oelig;ur de la guerre</b></p>
<p>Quatre ans d&rsquo;invasion russe en Ukraine sont retrac&eacute;s par le photoreporter. Un soldat sur une colline, les fun&eacute;railles d&rsquo;une jeune fille, un immeuble apr&egrave;s un bombardement. Pour leur auteur, les photographies sont &laquo; <i>une transmission de t&eacute;moignages d&rsquo;un peuple victime de la guerre &raquo;</i>. Deux ans sur place ont &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaires pour exposer un tel travail. Sur des milliers d&rsquo;images, d&rsquo;anecdotes, de peurs, de moments, Adrien Vautier s&eacute;lectionne quelques-uns de ses clich&eacute;s marquants. &laquo; <i>Il y a la photo de mon ami et photojournaliste Antoni Lallican, tu&eacute; dans une attaque russe en octobre 2025. Puis aussi celle d&rsquo;un p&egrave;re pleurant sur le corps de son enfant et les fun&eacute;railles d&rsquo;une jeune fille interrompues par un missile russe. Ce sont des histoires personnelles qui me touchent </i>&raquo;, se souvient-il.</p>
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<img src="https://medias.objectifgard.com/api/v1/images/view/6a520760e8232822f70f0f0f/article/image.jpg" alt="Le cliché pris lors des funérailles d’une jeune fille ukrainienne, interrompues par un tir de missile russe, est un des plus émouvants.">
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Le clich&eacute; pris lors des fun&eacute;railles d&rsquo;une jeune fille ukrainienne, interrompues par un tir de missile russe, est un des plus &eacute;mouvants.
• <strong>Thibault Dugois</strong>
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<p><b>&laquo; Un exercice de terrain &raquo;</b></p>
<p>Dans l&rsquo;&eacute;glise, les visiteurs vont et viennent. Mais tous sont unanimes : l&rsquo;exposition est bluffante. Certains prennent m&ecirc;me le temps de venir f&eacute;liciter le photographe pour le travail accompli. &laquo; <i>Un exercice de terrain</i>, convient Adrien Vautier. <i>Mais c&rsquo;est aussi un travail que je fais chez moi, lorsque j&rsquo;&eacute;dite mes clich&eacute;s. Je passe aussi beaucoup de temps &agrave; travailler mon regard.</i> &raquo; Et le r&eacute;sultat est l&agrave; : ces moments de guerre, fig&eacute;s par la photo, parlent d&#39;eux-m&ecirc;mes et transportent le public au c&oelig;ur m&ecirc;me de l&rsquo;image. L&rsquo;&eacute;motion transpara&icirc;t. La douleur aussi. Les textes explicatifs appos&eacute;s aux c&ocirc;t&eacute;s des images apportent une touche de contexte n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation des visiteurs sur le sujet.</p>
<p>R&eacute;alis&eacute;e en partenariat avec Amnesty International, Reporters sans fronti&egrave;res et le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, l&rsquo;exposition d&rsquo;Adrien Vautier retrace son parcours de photoreporter en Ukraine, avant qu&rsquo;il ne retourne sur le front, au d&eacute;but du mois d&rsquo;ao&ucirc;t. &laquo; <i>Bien s&ucirc;r que sur le terrain &ccedil;a m&rsquo;arrive d&rsquo;avoir peur, mais elle ne me paralyse pas.</i> &raquo; Ce mercredi 15 juillet, &agrave; 20 h, une c&eacute;l&eacute;bration de pri&egrave;re pour la paix sera propos&eacute;e au sein m&ecirc;me de l&rsquo;&eacute;glise. &laquo; <i>Nous prierons pour l&rsquo;Ukraine, bien s&ucirc;r, mais aussi pour les bellig&eacute;rants, et pour tous ceux qui souffrent de violence dans le monde.</i> &raquo; Ce mot affich&eacute; &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de l&rsquo;&eacute;glise est sign&eacute; par Don Louis-Gabriel, cur&eacute; d&rsquo;Arles.</p>
<p>&lsquo;Si tu traverses l&rsquo;hiver&rsquo;<i>, par Adrien Vautier. &Agrave; visiter gratuitement jusqu&rsquo;au 26 juillet &agrave; l&rsquo;&eacute;glise Saint-Julien, 34 rue du 4 Septembre, Arles.</i></p>
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