Dossier d'analyse : FAIT DU JOUR Rencontres d'Arles : les cinq expos à ne pas manquer
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<p><strong>Martine Barrat, portraits intimes de la vie urbaine</strong></p>
<p>C&#39;est sans doute l&#39;une des expos les plus visit&eacute;es de cette 57ᵉ &eacute;dition. &Agrave; l&#39;&eacute;tage de l&#39;<strong>espace Van Gogh</strong>, ne ratez (surtout) pas l&#39;hommage des Rencontres &agrave; la plus fran&ccedil;aise des photographes new-yorkaises, &agrave; travers l&#39;exposition <em>The Soul of the city</em>. &Agrave; 93 ans, Martine Barrat est d&#39;ailleurs l&#39;une des derni&egrave;res r&eacute;sidentes permanentes du c&eacute;l&egrave;bre H&ocirc;tel Chelsea. Tour &agrave; tour danseuse, serveuse, actrice, elle deviendra finalement photographe (mais aussi r&eacute;alisatrice, &eacute;crivaine, et tant d&#39;autres choses). Et produira une &oelig;uvre puissante et singuli&egrave;re, capturant l&rsquo;essence des quartiers marginalis&eacute;s, de la Goutte d&rsquo;Or &agrave; Paris au Harlem et au Bronx des ann&eacute;es 1970-1980. Son travail, marqu&eacute; par une proximit&eacute; humaine et une empathie rare, donne une visibilit&eacute; aux communaut&eacute;s souvent ignor&eacute;es par les r&eacute;cits dominants.</p>
<p>Jusqu&#39;au bout, le directeur du festival esp&eacute;rait sa venue. Mais cette grande dame de la photographie est rest&eacute;e &agrave; New-York. Et c&#39;est depuis son appartement de l&#39;H&ocirc;tel Chelsea que Martine Barrat a accept&eacute; de r&eacute;pondre aux questions d&#39;<em>Objectif Gard &amp; Arles</em>. &Agrave; lire dans le prochain num&eacute;ro de notre magazine, une &eacute;dition sp&eacute;ciale Rencontres d&#39;Arles.</p>
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Martine Barrat, Block Party [F&ecirc;te de quartier], Harlem, 1992
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• <strong>Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galerie Rouge</strong>
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<p><strong>Paul Kodjo, la promotion d&#39;un Abidjan moderne</strong></p>
<p>L&rsquo;artiste ivoirien Paul Kodjo (1939&ndash;2021) est mis &agrave; l&rsquo;honneur, &agrave; <strong>Croisi&egrave;re</strong>, avec une r&eacute;trospective intitul&eacute;e <em>Photoromance</em>. Cette exposition, sa premi&egrave;re grande exposition solo en France, explore son &oelig;uvre pionni&egrave;re dans la construction d&rsquo;une culture visuelle ivoirienne postind&eacute;pendance. Paul Kodjo a marqu&eacute; l&rsquo;histoire en fondant l&rsquo;agence avant-gardiste MAMEDIS (Mass Media Service) et en devenant l&rsquo;un des premiers photographes africains &agrave; explorer le photoroman. Ses images, &agrave; la fois inventives, populaires et modernes, capturent l&rsquo;optimisme et le dynamisme culturel des ann&eacute;es 1970 en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, notamment &agrave; travers des sc&egrave;nes de vie abidjanaise, comme ses c&eacute;l&egrave;bres &quot;Soir&eacute;es dansantes&quot;. L&rsquo;exposition s&rsquo;inscrit dans le chapitre <em>Ind&eacute;pendances</em> de cette 57ᵉ &eacute;dition, qui met en lumi&egrave;re la mani&egrave;re dont le continent africain a repris en main sa propre image apr&egrave;s les ind&eacute;pendances. Aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;autres artistes comme Sammy Baloji (&agrave; la chapelle des Trinitaires) ou Thato Toeba (salle Henri-Comte), Paul Kodjo illustre comment la photographie a contribu&eacute; &agrave; r&eacute;&eacute;crire les r&eacute;cits nationaux et &agrave; promouvoir une image moderne de ces pays apr&egrave;s leur ind&eacute;pendance.</p>
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• <strong>J.Rz.</strong>
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<p><strong>William Klein, l&#39;oeil critique et caustique</strong></p>
<p>Une r&eacute;trospective couvrant pr&egrave;s de 60 ans de cr&eacute;ation visuelle. Rien que &ccedil;a ! &Agrave; la <strong>chapelle du Museon arlaten</strong>, <em>This way to heaven</em> t&eacute;moigne de la richesse du travail de William Klein et de son &oelig;il hautement critique de la soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine des ann&eacute;es 50. Une &oelig;uvre plut&ocirc;t m&eacute;connue de cette figure tut&eacute;laire qui aurait f&ecirc;t&eacute; ses 100 ans cette ann&eacute;e. Photographies, peintures, films, dessins et autres documents, parfois in&eacute;dits, offrent une plong&eacute;e dans sa production multiforme, visionnaire et terriblement caustique. Lui qui avait tr&egrave;s t&ocirc;t choisi de faire de la France son pays d&#39;adoption, observait avec attention les images dispens&eacute;es outre-Atlantique par les <em>mass media</em>, il les d&eacute;composait pour les remonter&hellip; grin&ccedil;antes. Des s&eacute;quences sont d&eacute;di&eacute;es &agrave; ses grandes s&eacute;ries sur Mohamed Ali, sur le film qu&#39;il a r&eacute;alis&eacute;, Polly Maggoo, et sur Mister Freedom. Un r&eacute;gal !</p>
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William Klein, Ali vient de mettre Foreman K.O., Kinshasa, Za&iuml;re, 1974
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• <strong>Avec l’aimable autorisation du Studio William Klein et du William Klein Estate.</strong>
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<p><strong>Mod&egrave;le animal, 200 ans de photographies</strong></p>
<p>En pr&eacute;ambule aux 200 ans de la photographie - c&eacute;l&eacute;br&eacute;s de septembre 2026 &agrave; septembre 2027 -, l&rsquo;exposition <em>Mod&egrave;le animal</em> retrace deux si&egrave;cles de photographies animales, &agrave; <strong>La M&eacute;canique g&eacute;n&eacute;rale</strong>. &quot;<em>Ce qui est passionnant, c&rsquo;est de voir &agrave; quel point les photographes ont &eacute;t&eacute; et sont fascin&eacute;s par le vivant&quot;,</em> souligne Christoph Wiesner, le directeur des Rencontres. &quot;<em>Nos compagnons, sujets d&rsquo;&eacute;tude, miroirs&hellip; les animaux sont partout avec nous, et plus que jamais dans le champ de la photographie.&quot; </em>L&rsquo;exposition r&eacute;unit plus de 160 photographes, parmi lesquels Lucien Clergue, Martin Parr et Sophie Calle. Ne cherchez pas ici la mignonnerie, &ccedil;a aurait &eacute;t&eacute; le pi&egrave;ge. Non, dans cette exposition aussi in&eacute;dite que majeure se lit l&#39;histoire de la photographie (et celle de notre rapport au vivant) &agrave; travers le prisme de l&#39;animal comme mod&egrave;le donc, mais aussi comme sujet, symbole ou bien encore miroir de l&#39;humanit&eacute;.</p>
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• <strong>Jean-Baptiste Huynh, Buckley, 1999.</strong>
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<p><strong>Harry Gruyaert, en balade dans un monde color&eacute;</strong></p>
<p>&Agrave; 84 ans, il est l&#39;un des photographes de la c&eacute;l&egrave;bre agence Magnum... et il est aussi un photographe inclassable. Dans l&#39;objectif d&#39;Harry Gruyaert, il y a comme un air de timing imparfait. Avec <em>A Sense of Place, </em>&agrave; la <strong>chapelle du M&eacute;jan</strong>, le photographe belge propose un voyage urbain et chromatique &agrave; travers ses compositions millim&eacute;tr&eacute;es, captur&eacute;es &agrave; New York, Paris, Tokyo, Moscou, Anvers, Mumbai ou Zanzibar. Mais avec lui, qu&#39;importe le lieu (paradoxalement au nom de son exposition), seul compte le moment et la mani&egrave;re de photographier. Pourtant son travail est bien loin de se limiter &agrave; de belles images. Il capture la vie quotidienne et la raconte. Rien d&rsquo;exceptionnel en apparence. Et pourtant, son regard, port&eacute; par une ma&icirc;trise parfaite des couleurs et de la lumi&egrave;re, transforme l&rsquo;ordinaire en extraordinaire.</p>
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Harry Gruyaert, Old Delhi, Inde, 1985
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• <strong>Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Gallery FIFTY ONE, Anvers.</strong>
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