Dossier d'analyse : Yannick Noah Ă la rencontre des jeunes aixois pour les 30 ans de son association FĂȘte le mur
â Retour aux signauxSur les terrains de la Ligue de Provence, entre le 6 et 8 juillet, s'est tenu le tournoi annuel de l'association FĂȘte le mur. Une association fondĂ©e Ă Aix par Yannick Noah dans l'optique de faire dĂ©couvrir le tennis aux enfants issus de milieux dĂ©favorisĂ©s.Des perles de sueur sur le front. Des particules de terre battue parsĂšment ses mollets. Avachi sur une chaise au bord du terrain, Othmane s'accorde un moment de rĂ©pit, le temps de se restaurer avant la remise des trophĂ©es. Son regard est posĂ© sur le rectangle ocre qui lui fait face. Le soleil est au zĂ©nith et les cigales stridulent. Manque de bol, c'est le moment de l'interview. " La vie de champion ! ", lui lance un bĂ©nĂ©vole d'humeur taquine.DĂ©jĂ sacrĂ© vainqueur l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, Othmane rĂ©cidive dans sa catĂ©gorie. A 16 ans, il remporte pour la deuxiĂšme fois le tournoi de tennis organisĂ© chaque annĂ©e par l'association FĂȘte le mur. (https://www.laprovence.com/article/region/3011122890265314/la-culture-et-la-mixite-au-coeur-du-tournoi-de-tennis-salonais-de-l-association-fete-le-mur) Cette annĂ©e, Ă l'occasion de la vingt-cinquiĂšme Ă©dition, du 6 au 8 juillet, c'est la Ligue Provence-Alpes-CĂŽte d'Azur (https://www.laprovence.com/article/sports/6534646109686415/tennis-au-centre-federal-dentrainement-de-la-ligue-a-aix-en-provence-il-faut-que-ca-reste-un-jeu-et-un-plaisir)qui a reçu au Country Club aixois. Une centaine de participants entre 9 et 16 ans sont venus piĂ©tiner la terre battue aixoise. Tous issus de vingt-huit quartiers prioritaires de l'Hexagone, dont deux venus des Outre-mer.Le tennis comme moyen d'inclusion sociale " On lutte pour l'inclusion sociale Ă travers le sport ", argue Selma Mechioukhi, prĂ©sidente de l'antenne d'Aix de l'association FĂȘte le mur et ancienne adhĂ©rente. L'association FĂȘte le mur propose des cours de tennis plusieurs fois par semaine aux enfants issus de milieux dĂ©favorisĂ©s. Le tout, pour une cotisation modique de quelques dizaines d'euros par an, au grĂ© des revenus des familles. Le tennis comme moyen d'inclusion, loin de l'image Ă©litiste de la pratique. L'organisation compte 75 antennes en France et 17 000 enfants entre 3 et 18 ans qui en bĂ©nĂ©ficient. " Au-delĂ du sport, on les accompagne dans leur orientation et insertion professionnelle et leur inculque des valeurs ", ajoute Selma Mechioukhi.
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