Dossier d'analyse : FAIT DU SOIR À Bonnevaux, l'emplacement de l'antenne mobile crée un fossé
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<p>La d&eacute;cision aurait pu faire consensus, entre personnes d&#39;un certain &acirc;ge dans les hameaux isol&eacute;s, besoin des actifs de capter en journ&eacute;e et n&eacute;cessit&eacute; d&#39;entrevoir l&#39;installation de nouvelles populations, attach&eacute;es au num&eacute;rique. Mais depuis qu&#39;Orange est missionn&eacute; pour sortir Bonnevaux de la zone blanche, le village a vu cro&icirc;tre un foss&eacute; entre les tenants de deux emplacements diff&eacute;rents.</p>
<p>Le premier choix, r&eacute;alis&eacute; en fonction des &eacute;tudes d&#39;Orange, se portait sur le lieu-dit de la Sali&egrave;re, garantissant la plus grande couverture possible aux diff&eacute;rents hameaux du village - qui n&#39;atteint pas les 130 habitants selon les statistiques de l&#39;INSEE - gr&acirc;ce &agrave; une antenne de 30 m&egrave;tres de haut. Un bail a m&ecirc;me &eacute;t&eacute; sign&eacute; avec Orange. Mais, sur place, une premi&egrave;re opposition s&#39;est mont&eacute;e contre une d&eacute;t&eacute;rioration du paysage. L&#39;arriv&eacute;e de Georges Matichard comme maire, lui aussi inquiet du d&eacute;sagr&eacute;ment visuel de l&#39;antenne, a rouvert le dossier. La mairie pr&eacute;f&egrave;re une antenne de 24 m&egrave;tres de haut au col du P&eacute;ras.</p>
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Dans le panorama du vilage de Bonnevaux, en rouge, l&#39;emplacement de la Sali&egrave;re o&ugrave; devait trouver place l&#39;antenne de 30 m&egrave;tres
• <strong>François Desmeures</strong>
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<p>Si bien qu&#39;un collectif &quot;&Eacute;quit&eacute; de couverture mobile Bonnevaux&quot; s&#39;est mont&eacute;, pour en revenir au premier projet, qui dit &ecirc;tre compos&eacute; de 80 habitants du village. Et dont les membres pr&eacute;f&egrave;rent prendre la parole anonymement, en raison du niveau de tension qu&#39;a apport&eacute; le d&eacute;bat. Parmi eux, des habitantes des hameaux des Thomazes et de la Pouri&egrave;re. <em>&quot;Ici, les lignes fixes fonctionnaient tr&egrave;s mal. On a la fibre mais l&#39;entretien est effectu&eacute; par des sous-traitants, qui sont pay&eacute;s &agrave; la t&acirc;che et vont au plus rapide. Ils vont &agrave; l&#39;armoire d&#39;Aujac et d&eacute;branchent une ligne pour en brancher une autre...&quot;</em></p>
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&Agrave; l&#39;emplacement de la Sali&egrave;re, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la d&eacute;claration pr&eacute;alable de travaux, les opposants ont pos&eacute; une banderole contre le pyl&ocirc;ne de 30 m&egrave;tres de haut
• <strong>François Desmeures</strong>
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<p>Difficile, donc, de compter sur les appels mobiles pass&eacute;s <i>via</i> le Wi-Fi. Alors dans ces hameaux, quand Orange a pos&eacute; le projet d&#39;une antenne mobile &agrave; la Sali&egrave;re, le soutien a &eacute;t&eacute; total. <em>&quot;Mais des gens se sont r&eacute;unis autour de la pr&eacute;sence de l&#39;antenne,</em> poursuit un membre du collectif. <em>D&#39;abord pour la faune, ensuite pour le paysage, puis pour les ondes. Ils ont fait un recours au tribunal administratif, qu&#39;ils ont perdu.&quot;</em> Et le bail a naturellement &eacute;t&eacute; sign&eacute;.</p>
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• <strong>François Desmeures</strong>
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<p><em>&quot;Mais la nouvelle municipalit&eacute; a recrut&eacute; parmi les opposants de l&#39;antenne, et a &eacute;t&eacute; &eacute;lue avec tr&egrave;s peu de voix.&quot;</em> Si 83 votants se sont d&eacute;plac&eacute;s sur un corps &eacute;lectoral de 112 personnes, la liste de Georges Matichard n&#39;a, en effet, obtenu que 46 votes, avec 19 bulletins blancs et 18 nuls. Un score qui trouve sans doute aussi sa source dans le changement de scrutin et l&#39;impossibilit&eacute;, d&eacute;sormais, dans les communes de moins de 1 000 habitants, de pouvoir rayer des noms sur une liste. <em>&quot;Ils ont &eacute;t&eacute; &eacute;lus sur un programme de d&eacute;mocratie participative et ont d&eacute;cid&eacute; tout de suite de changer l&#39;antenne d&#39;emplacement.&quot;</em></p>
<h2>&quot;Ils ont &eacute;t&eacute; &eacute;lus sur un programme de d&eacute;mocratie participative et ont d&eacute;cid&eacute; tout de suite de changer l&#39;antenne d&#39;emplacement&quot;</h2>
<p>La mairie a pourtant bien organis&eacute; des r&eacute;unions publiques, dont la derni&egrave;re, dimanche, a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s houleuse. Le collectif reconna&icirc;t aussi des <em>&quot;consultations&quot;</em> et <em>&quot;des &eacute;critures sur cahier&quot;</em> qui auraient donn&eacute;, selon lui, une majorit&eacute; au site de la Sali&egrave;re. <em>&quot;D&#39;ailleurs, la maire sortante, Mme Boussac, avait fait une &eacute;tude sur une implantation de l&#39;antenne au col du P&eacute;ras, mais elle ne couvrait pas toute la commune.&quot;</em> En revanche, au P&eacute;ras, le terrain a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; terrass&eacute; pour un hangar municipal qui n&#39;a jamais vu le jour. L&#39;&eacute;lectricit&eacute;, qui permettrait d&#39;alimenter l&#39;antenne, passe &agrave; c&ocirc;t&eacute;, et l&#39;acc&egrave;s est autoris&eacute; aux 19 tonnes. <em>&quot;On est arriv&eacute;s au moment o&ugrave; le projet n&#39;avait pas fini d&#39;&ecirc;tre valid&eacute;&quot;</em>, explique le maire, Georges Matichard.</p>
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Geroges Matichard, maire de Bonnevaux depuis mars dernier
• <strong>François Desmeures</strong>
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<p><em>&quot;On a contest&eacute; le projet sur la forme,</em> poursuit Georges Matichard, qui voit tout de m&ecirc;me d&#39;un tr&egrave;s bon &oelig;il la possibilit&eacute; de couvrir la zone blanche. <em>Par exemple, nous sommes en zone Natura 2000 et le d&eacute;frichement n&eacute;cessaire n&#39;&eacute;tait m&ecirc;me pas signal&eacute; dans la d&eacute;claration pr&eacute;alable de travaux.&quot;</em> Le maire &eacute;voque aussi une noria de camions sur une route qui n&#39;est pas faite pour les supporter ; des h&eacute;litreuillages n&eacute;cessaires ; un gros rocher &agrave; casser ; des terrassements ; et une tranch&eacute;e de 280 m&egrave;tres &agrave; cr&eacute;er pour apporter l&#39;&eacute;lectricit&eacute; au site. Mais c&#39;est le choix initial m&ecirc;me d&#39;Orange qui pouvait &ecirc;tre soumis &agrave; contestation, selon le maire. <em>&quot;Orange fonctionne par POI, pour point d&#39;int&eacute;r&ecirc;t. Ici, le point d&#39;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; couvrir &eacute;tait le hameau de Coulis.&quot;</em></p>
<p>Or, le hameau poss&egrave;de un statut un peu &agrave; part. Cr&eacute;&eacute; <em>&quot;par des hippies&quot;,</em> comme le dit le collectif lui-m&ecirc;me, le hameau se trouve au bout d&#39;une piste d&#39;1,5 kilom&egrave;tre et ses habitants n&#39;ont jamais voulu qu&#39;elle soit goudronn&eacute;e. <em>&quot;Ils vivent en autonomie &eacute;nerg&eacute;tique. Certains ont vieilli, ont parfois plus de 80 ans, et vivent d&eacute;sormais en ville m&ecirc;me s&#39;ils y ont gard&eacute; un pied-&agrave;-terre. Ils n&#39;en ont pas grand-chose &agrave; faire du progr&egrave;s&quot;</em>, explique Georges Matichard. Pour lui, le POI d&#39;Orange <em>&quot;est tomb&eacute; du ciel. La mairie a possibilit&eacute; de le d&eacute;caler. Mais Roseline</em> (Boussac, la maire sortante, NDLR) <em>n&#39;a pas eu le temps de se retourner, et le bail a &eacute;t&eacute; sign&eacute; par l&#39;&eacute;quipe projet.&quot;</em> Qui en a, certes, le droit. Mais la mairie peut invalider son choix. Une possibilit&eacute; que le maire actuel a apprise aupr&egrave;s de l&#39;agence des Pyr&eacute;n&eacute;es, mais qu&#39;Orange ou Totem, en charge de la construction de l&#39;antenne, s&#39;&eacute;taient bien gard&eacute;s de dire &agrave; la maire sortante.</p>
<h2>&quot;Je d&eacute;fends le patrimoine paysager et on aurait eu trente m&egrave;tres de pyl&ocirc;ne au milieu du paysage...&quot;</h2>
<p>Une fois &eacute;vacu&eacute; le POI de Coulis - et, par la m&ecirc;me, la n&eacute;cessit&eacute; de raccorder le hameau au r&eacute;seau, m&ecirc;me si le collectif conteste ce choix - le nouveau POI a mis le village au centre du projet. <em>&quot;La Sali&egrave;re avait trop de d&eacute;fauts,</em> d&eacute;fend Georges Matichard. <em>Je d&eacute;fends le patrimoine paysager et on aurait eu trente m&egrave;tres de pyl&ocirc;ne au milieu du paysage... C&#39;est notre cadre de vie. On est une commune pauvre, on est petit, mais il y a quand m&ecirc;me eu un programme d&#39;enfouissement des c&acirc;bles sur toute la commune. Et on y mettrait cette antenne ?&quot;</em></p>
<p><em>&quot;Et puis, les riverains se sont plaints,</em> souligne encore Georges Matichard, <em>dont une mara&icirc;ch&egrave;re qui est juste en dessous. On a donc r&eacute;interrog&eacute; la piste du col du P&eacute;ras.&quot;</em> Premi&egrave;re surprise, il n&#39;est pas n&eacute;cessaire de monter l&#39;antenne &agrave; 30 m&egrave;tres, mais 24 m&egrave;tres peuvent suffire. La commune voit aussi l&#39;int&eacute;r&ecirc;t de ne pas avoir &agrave; faire sauter l&#39;enrochement qui existe, en bord de route, sur le site de la Sali&egrave;re.&nbsp;</p>
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Le col du P&eacute;ras, entre Bonnevaux et Aujac, &agrave; proximit&eacute; duquel devrait &ecirc;tre implant&eacute;e une antenne de 24 m&egrave;tres de haut
• <strong>François Desmeures</strong>
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<p>En r&eacute;action, un habitant des Thomazes, ancien ing&eacute;nieur et auteur d&rsquo;une analyse technique comparative des solutions de couverture mobile, qui conclut que le site de la Sali&egrave;re pourrait couvrir davantage de hameaux que le site du P&eacute;ras sans dispositif compl&eacute;mentaire, fournit <em>&quot;une &eacute;tude altim&eacute;trique pour chaque hameau, en fonction de l&#39;emplacement de l&#39;antenne&quot;</em>, explique le maire. L&#39;&eacute;tude confirme que les hameaux des Al&egrave;gres (o&ugrave; vit le maire actuel), de la Fig&egrave;re, de la Pouri&egrave;re, de Labadie et de Coulis seraient donc exclus de la couverture. <em>&quot;Mais on sait aussi qu&#39;aux Al&egrave;gres ou aux Thomazes, on s&#39;en sort plus ou moins avec l&#39;antenne de Malbosc.&quot;</em></p>
<p>Georges Matichard entend alors parler de <em>&quot;r&eacute;p&eacute;teurs&quot;</em> qui, &agrave; l&#39;aide de deux antennes de type r&acirc;teau, permettent d&#39;&eacute;tendre la couverture d&#39;un relais mobile. La r&eacute;ponse d&#39;Orange est implacable : la soci&eacute;t&eacute; n&#39;en d&eacute;veloppe plus et ne veut plus en avoir &agrave; g&eacute;rer. &Agrave; cette occasion, Georges Matichard apprend, un peu amer, que <em>&quot;quand le POI est sorti, on pouvait en demander un deuxi&egrave;me. Et, donc, demander deux antennes &agrave; Orange.&quot;</em></p>
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Les hameaux des Thomazes et de la Pouri&egrave;re, sur la route de Malbosc, pourraient &ecirc;tre couverts par un r&eacute;p&eacute;teur, selon la municipalit&eacute;
• <strong>François Desmeures</strong>
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<p>La municipalit&eacute; creuse tout de m&ecirc;me cette id&eacute;e de r&eacute;p&eacute;teur, en envisageant d&#39;en poser un au-dessus des Thomazes, sur un poteau &eacute;lectrique, afin que les antennes soient aliment&eacute;es. <em>&quot;Mais le poteau est sur un terrain priv&eacute;, et le propri&eacute;taire est oppos&eacute; &agrave; cela&quot;</em>, d&eacute;fend le collectif. Si le maire confirme le terrain priv&eacute;, l&#39;accord est en bonne voie, selon lui. <em>&quot;Sur place, il y a une grande et une petite maison. La grande maison, ils ont valid&eacute; la deuxi&egrave;me antenne sur leur terrain. Et le collectif est all&eacute; voir le propri&eacute;taire de la petite maison.&quot;</em></p>
<p>Qui a donn&eacute; suite, avec trois lettres recommand&eacute;es au pr&eacute;fet, &agrave; Enedis et &agrave; la mairie, pour s&#39;offusquer de ne pas avoir &eacute;t&eacute; consult&eacute;. <em>&quot;Je l&#39;ai appel&eacute; pour lui expliquer au t&eacute;l&eacute;phone,</em> poursuit Georges Matichard. <em>Il n&#39;y a plus de souci. On a besoin d&#39;une servitude de passage&quot;</em>, servitude qui existe d&eacute;j&agrave; avec Enedis pour la pr&eacute;sence du poteau &eacute;lectrique... <em>&quot;Mais il y a encore la possibilit&eacute; qu&#39;il refuse&quot;</em>, temp&egrave;re Georges Matichard.</p>
<h2>Je nage dans l&#39;antenne depuis trois mois, se d&eacute;sole Georges Matichard, au m&eacute;pris de toutes les autres choses.&quot;</h2>
<p>Probl&egrave;me, soulev&eacute; par le collectif : le r&eacute;p&eacute;teur co&ucirc;te 31 000 &euro;, somme &agrave; laquelle s&#39;ajoute une maintenance de 3 000 &euro; par an. La veille de la r&eacute;union publique du 25 avril, le maire a ainsi appris que l&#39;ANCT (agence nationale de la coh&eacute;sion des territoires) ne d&eacute;livrait aucune dotation sur les r&eacute;p&eacute;teurs... <em>&quot;Ce jour-l&agrave;, la r&eacute;union ne s&#39;est pas mal pass&eacute;e</em>, souligne le maire. <em>Il y avait 40 personnes, des pr&eacute;alables de communication non-violente, on a eu des pour et des contre mais, &agrave; la fin, le col du P&eacute;ras &eacute;tait la meilleure solution, &agrave; condition d&#39;avoir des garanties.&quot;</em> Mais la mairie, &agrave; ce moment-l&agrave;, n&#39;en a plus. <em>&quot;J&#39;ai r&eacute;ussi &agrave; n&eacute;gocier 1 500 &euro; de loyer au lieu de 1 000 &euro;.&quot;</em> Soit la moiti&eacute; du montant de la maintenance. La municipalit&eacute; compte aussi solliciter &Eacute;tat, R&eacute;gion et D&eacute;partement pour qu&#39;ils lui viennent en aide sur le financement.</p>
<p>Il restera donc Coulis et Labadie &agrave; couvrir, si les r&eacute;p&eacute;teurs produisent leurs effets, r&eacute;sume Georges Matichard. <em>&quot;On doit faire des choix. Coulis, on &eacute;vacue. Quant &agrave; Labadie, j&#39;ai re&ccedil;u Mme Boussac et lui ai expliqu&eacute; le tout. Il aurait fallu un autre r&eacute;p&eacute;teur. On a convenu de voir, ensuite : si on peut les accompagner par d&#39;autres solutions, on le fera.&quot;&nbsp;</em></p>
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L&#39;entr&eacute;e du hameau de Labadie, dans un creux de vallon, en fait l&#39;ancien prieur&eacute; Notre-Dame de Bonnevaux
• <strong>François Desmeures</strong>
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<p>Le 5 juin, le conseil municipal a <em>&quot;vot&eacute; l&#39;autorisation donn&eacute;e au maire de signer le bail</em>, poursuit Georges Matichard. <em>Mais je comprends que c&#39;est contestable, d&#39;ailleurs tout le monde n&#39;est pas d&#39;accord en conseil municipal.&quot;</em> Sur les sept conseillers municipaux et maire appel&eacute;s &agrave; se prononcer, un a vot&eacute; contre et deux se sont abstenus. <em>&quot;La veille, j&#39;ai assur&eacute; une permanence toute la journ&eacute;e, entre 10h et 18h, pour d&eacute;samorcer. Mais le conseil municipal a &eacute;t&eacute; terrible, avec des gens qui se r&eacute;pondaient en pleine s&eacute;ance, etc. On nous a reproch&eacute; de ne pas avoir fait de communication, c&#39;est monstrueux. Je nage dans l&#39;antenne depuis trois mois,</em> se d&eacute;sole Georges Matichard, <em>au m&eacute;pris de toutes les autres choses.&quot; </em></p>
<p>Quant au r&eacute;f&eacute;rendum r&eacute;clam&eacute; par le collectif, Georges Matichard garde en m&eacute;moire le sondage tent&eacute; aupr&egrave;s de la population pour conna&icirc;tre sa qualit&eacute; de r&eacute;ception, mais envoy&eacute; aux seuls membres de la liste &eacute;lectorale. <em>&quot;On s&#39;est fait rentrer dedans parce qu&#39;on aurait m&eacute;pris&eacute; les r&eacute;sidents secondaires. Le r&eacute;f&eacute;rendum, il aurait fallu le faire tr&egrave;s en amont. Et avec quelle question ? Pour la Sali&egrave;re, ou pas ? Puis, pour la Sali&egrave;re ou pour le P&eacute;ras ? Mais, avant, il faut que les deux comparatifs soient renseign&eacute;s ! Aujourd&#39;hui, on a tous les &eacute;l&eacute;ments mais on est en dehors des clous pour des questions de d&eacute;lai !&quot;</em> Quand le collectif pense que <em>&quot;&agrave; bulletin secret, on aurait gagn&eacute;&quot;</em>.</p>
<p>Aujourd&#39;hui, la commune a, donc, deux baux sign&eacute;s sur deux emplacements pour une seule antenne. <em>&quot;Le seul moyen, aujourd&#39;hui, est de bloquer le projet par un recours juridique. Mais on ne voulait pas faire la guerre&quot;</em>, explique une membre du collectif. <em>&quot;Le collectif peut travailler &agrave; d&eacute;truire le projet</em>, regrette Georges Matichard, <em>mais la seule garantie, c&#39;est qu&#39;il y aura le t&eacute;l&eacute;phone &agrave; la fin de l&#39;ann&eacute;e, on peut compter sur Orange.&quot;</em> Car depuis le d&eacute;but de son mandat, le maire de Bonnevaux a une nouvelle amie, une responsable d&#39;Orange en charge de la r&eacute;sorption des zones blanches en lien avec les collectivit&eacute;s, qui n&#39;oublie pas de l&#39;appeler r&eacute;guli&egrave;rement pour conna&icirc;tre l&#39;avancement du dossier. Et qui ne l&acirc;chera rien : <em>&quot;Si, au 1ᵉʳ janvier 2027, l&#39;antenne ne clignote pas, Orange devra acquitter une amende de 400 000 &euro;</em>, relate Georges Matichard. <em>Ils font tout pour acc&eacute;l&eacute;rer.&quot;</em></p>
Ce signal n'a pas encore fait l'objet d'une étude d'impact.
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