Dossier d'analyse : ââNous avons atteint les limites de l'autonomieâ
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Tahiti, le 29 juin 2026 - Les autonomistes Ă©taient rĂ©unis ce lundi matin pour la commĂ©moration de lâautonomie. Pour Gaston Flosse le Pays a âatteint les limites de l'autonomieâ. Il faut passer, selon lui, Ă un nouveau statut, la souverainetĂ© associĂ©e Ă la France. âNous allons continuer comme ça ? Aller pleurnicher Ă Paris ? On va montrer que nous savons non seulement diriger administrativement notre pays mais le faire vivre.â Le prĂ©sident du Tapura huiraatira, Ădouard Fritch, a invitĂ© les autonomistes Ă se rĂ©unir lundi matin Ă la stĂšle situĂ©e dans les jardins de Paofai pour commĂ©morer la fĂȘte de lâautonomie. Le leader politique a rappelĂ© que âlâidĂ©eâ avait germĂ© dans les annĂ©es 1950 avec Pouvanaa a Oopa. Il a fait âremarquer Ă l'Ătat que les PolynĂ©siens Ă©taient prĂȘts Ă se prendre en charge et diriger leur paysâ. Puis Francis Sandford, John Teariki et Gaston Flosse ont continuĂ© âle combatâ. Ătre autonome et appartenir Ă la RĂ©publique est pour la PolynĂ©sie âune force exceptionnelleâ. La relation avec la France nâĂ©tant âni une dĂ©pendance, ni une soumissionâ, mais âun partenariat stratĂ©gique fondĂ© (âŠ) sur des intĂ©rĂȘts communs et partagĂ©sâ. Le tÄvana de Papeete, RĂ©mi Brillant, a rendu hommage aux anciens responsables politiques du Fenua qui ont contribuĂ© Ă la mise en place âdes institutionsâ. Il a rappelĂ© que le devoir du politique est de âregarder vers l'avenir sans jamais oublier notre histoireâ. Il a Ă©galement appelĂ© Ă lâunitĂ© et a insistĂ© sur le fait quâautonomistes et indĂ©pendantistes, tous doivent avoir le mĂȘme objectif : âconstruire une PolynĂ©sie forte, solidaire et confiante dans son avenir.â Continuer Ă aller pleurnicher Ă Paris ? LâĂ©lue A here ia Porinetia et dĂ©putĂ©e, Nicole Sanquer, considĂšre le 29 juin comme Ă©tant âl'une des dates fondatrices de notre histoire contemporaineâ. Elle a rendu hommage Ă Gaston Flosse, âle pĂšre de l'autonomie polynĂ©sienneâ, un statut qui, selon elle, ânous permet pleinement d'agirâ. Mais, a-t-elle soulignĂ©, cela âexige du courage politique, une vision et surtout des rĂ©sultatsâ. Comme il le martĂšle depuis une dizaine dâannĂ©es, avec son projet de Pays associĂ©, lâancien prĂ©sident de la PolynĂ©sie française, Gaston Flosse, a quant Ă lui soutenu que le Pays est arrivĂ© âau bout de l'autonomie. Allons-nous continuer cette autonomie ? Ne sommes-nous pas capables d'aller plus loin encore ?â. Pas question de ârompreâ les relations avec la France. Mais pour lui, la souverainetĂ© associĂ©e Ă la France est âlâavenir de notre paysâ et dans lâimmĂ©diat âune rĂ©ponse Ă ceux qui prĂȘchent une indĂ©pendance dureâ. Il a rappelĂ© quâen mettant en place le statut dâautonomie il ne sâĂ©tait âpas trompĂ©â et quâil âne [se] trompe pas en proposant ce [nouveau] statutâ. Le vieux lion reconnaĂźt que l'autonomie est âpratiqueâ car lorsque le Pays a âun trou dans le budget, on va Ă Paris et puis on revient. Nous allons continuer comme ça ? Aller pleurnicher Ă Paris ? On va montrer que nous savons non seulement diriger administrativement notre Pays mais le faire vivreâ.
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