Dossier d'analyse : LUNEL Les Pescalunes à la conquête de l'Amérique
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<p>Devant la boutique Le N&icirc;mois, &agrave; N&icirc;mes, difficile de les manquer. Le sourire large, l&#39;accent du Sud et la valise rouge pos&eacute;e au milieu du groupe, comme un troph&eacute;e avant l&#39;heure. Dessus, un logo : &quot;Les Pescalunes&quot;, un clin&nbsp;d&rsquo;&oelig;il &agrave; Lunel, leur ville, et au N&icirc;mes Olympique, leur passion commune. Dans quelques jours, ces huit copains lunellois,&nbsp;Hugues Mailhet, 60 ans, Jean-Luc Saluzzo, 61 ans, Alain Guerrero, 65 ans, G&eacute;rard Di Vuolo, 68 ans, Alfred Cervero, 69 ans, Bernard Delon, 70 ans, Jean-Louis Bouquet, 73 ans, et Jacques Rouvi&egrave;re, 78 ans, s&#39;envoleront pour les &Eacute;tats-Unis afin d&#39;assister &agrave; la Coupe du monde. Un projet un peu fou, n&eacute; il y a quatres ans, au moment ou l&#39;&eacute;dition de 2022 au Qatar touchait &agrave; sa fin. &quot;<em>Dans quatre ans, la Coupe du monde sera organis&eacute;e en Am&eacute;rique du Nord, moi, j&#39;y vais de toute fa&ccedil;on</em>&quot; lance l&#39;un d&#39;eux &agrave; tout le groupe. Tr&egrave;s vite, tous le monde suit.</p>
<p>&laquo;<em> On a mis une cotisation en place tous les mois &raquo;</em>, racontent-ils. Vols, h&ocirc;tels, billets, d&eacute;placements int&eacute;rieurs : tout a &eacute;t&eacute; pens&eacute; en amont. D&eacute;part de Montpellier, passage par Paris, direction San Francisco. Puis les vols int&eacute;rieurs, avant un retour pr&eacute;vu par New York, Paris et Montpellier. &laquo;<em> Tout est r&eacute;serv&eacute;. Maintenant, il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;&agrave; kiffer &raquo;, </em>sourit Alain Guerrero.&nbsp;</p>
<p>Dans ce&nbsp;groupe tr&egrave;s soud&eacute;,&nbsp;il y a des anciens joueurs, des passionn&eacute;s de ballon rond, des fid&egrave;les des tribunes et des histoires communes qui remontent loin. Certains se connaissent depuis des d&eacute;cennies. &laquo;<em> On s&rsquo;est rencontr&eacute;s autour du foot, mais aussi par le travail, les copains, la vie</em> &raquo;, r&eacute;sument-ils.&nbsp;Et puis il y a N&icirc;mes Olympique. M&ecirc;me &agrave; l&rsquo;autre bout du monde, impossible de partir sans les couleurs du club. Les huit valises identiques en sont la preuve. Rouge, blanc, Crocos et Pescalunes. &laquo; <em>On voulait marquer le coup</em> &raquo;, glisse Alfred Cervero.</p>
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La fameuse valise, aux couleurs du N&icirc;mes Olympique et des Pescalunes&nbsp;
• <strong>Soren Samari</strong>
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<p>&Agrave; l&rsquo;a&eacute;roport, difficile de se perdre. Et aux &Eacute;tats-Unis, les Lunellois comptent bien faire voyager un bout de Gard et d&rsquo;H&eacute;rault avec eux.&nbsp;Leur surnom aussi raconte quelque chose. Les Pescalunes, ce sont les p&ecirc;cheurs de lune, ces Lunellois de l&eacute;gende qui tentaient d&rsquo;attraper le reflet de l&rsquo;astre dans l&rsquo;eau. Eux ne partent pas p&ecirc;cher la lune, mais presque. Voir une Coupe du monde sur le sol am&eacute;ricain, entre copains, apr&egrave;s des ann&eacute;es &agrave; en parler, c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; un petit r&ecirc;ve de gosse.&nbsp;Le d&eacute;part est pr&eacute;vu le 3 juillet. Au programme, des matches &agrave; &eacute;limination directe, avec l&rsquo;espoir de tomber sur de belles affiches. La France, l&rsquo;Espagne, le Portugal&hellip; chacun a d&eacute;j&agrave; ses pr&eacute;f&eacute;rences, ses pronostics, ses maillots. Mais au fond, le plus important est ailleurs. Il r&eacute;side dans le voyage, les souvenirs, les &eacute;changes et les photos qu&#39;ils ram&egrave;neront.&nbsp;</p>
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