Dossier d'analyse : RCN Des changements pour repartir de l’avant
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<p><em>&laquo; La saison a &eacute;t&eacute; catastrophique en termes de r&eacute;sultat, malgr&eacute; &ccedil;a le club a continu&eacute; d&rsquo;avancer et de faire son introspection depuis janvier &raquo;</em>, se flagelle encore Steeve Calligaro, le pr&eacute;sident du Rugby Club N&icirc;mois, qui malgr&eacute; parfois quelques lassitudes, compte bien rester pr&eacute;sident pour le moment. Ce dernier veut d&rsquo;abord rappeler ce qui fonctionne depuis sa prise de fonctions il y a quatre ans, avec notamment un budget pass&eacute; de 1,6 M&euro; &agrave; 3,2 M&euro; gr&acirc;ce &agrave; 360 partenaires et 145 actionnaires. <em>&laquo; La part de subventions des collectivit&eacute;s a baiss&eacute; dans le budget du club, c&rsquo;est une satisfaction car cela signifie que cette entreprise s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;e par ses propres moyens. C&rsquo;est un gage de stabilit&eacute; pour l&rsquo;avenir &raquo;</em>, confie Steeve Calligaro, qui a cependant obtenu de la part de Bruno Ferrier, l&rsquo;adjoint aux Sports &agrave; la ville de N&icirc;mes, un maintien de l&rsquo;aide municipale au m&ecirc;me montant autour de 480 000 euros.</p>
<p>Un chef d&rsquo;entreprise qui pour illustrer la bonne gestion du RCN, se targue m&ecirc;me d&rsquo;avoir eu un contr&ocirc;le Urssaf, ce qui est plut&ocirc;t rare. <em>&laquo; On a eu 1 100 euros seulement de redressement, cela prouve la qualit&eacute; de la gestion de ce club &raquo;</em>, poursuit-il avec un plafond &agrave; 600 licenci&eacute;s pour <em>&laquo; ne pas mettre &agrave; mal les &eacute;coles de rugby des autres clubs gardois. &raquo;</em> L&rsquo;&eacute;conomie, la formation et la meilleure affluence de National 2 pour la troisi&egrave;me ann&eacute;e cons&eacute;cutive avec une moyenne autour de 3 000 spectateurs.<em> &laquo; C&rsquo;est un succ&egrave;s populaire mais un &eacute;chec sportif sur l&rsquo;&eacute;quipe premi&egrave;re &raquo;</em>, r&eacute;sume Steeve Calligaro.</p>
<h2>Un staff renforc&eacute; autour de Guillaume Aguilar</h2>
<p>Alors il fallait prendre des d&eacute;cisions pour impulser une nouvelle dynamique sportive. Le point de d&eacute;part est l&rsquo;arriv&eacute;e d&egrave;s janvier de Samuel Nouchi, en tant que nouveau patron du sportif. Pour son premier mercato, cet &eacute;t&eacute;, il impose sa patte. Sa principale d&eacute;cision est de conserver le coach Guillaume Aguilar, qui selon lui <em>&laquo; &eacute;tait trop esseul&eacute; &raquo;</em>. Ainsi, l&rsquo;ancien biterrois ram&egrave;ne dans le Gard deux vieilles connaissances : Mathieu Emery, en entra&icirc;neur adjoint et Santiago Tano, en tant qu&rsquo;analyste vid&eacute;o. Le but est d&rsquo;avoir un staff 100% professionnel au service seulement du RCN au quotidien. Un staff renforc&eacute; et seulement sept recrues cet &eacute;t&eacute;, ce qui peut para&icirc;tre peu sur un effectif de 42 bonhommes.</p>
<p><em>&laquo; On avait besoin de quelques renforts mais pas de changer tout l&rsquo;effectif, la qualit&eacute; elle y est &raquo;</em>, assure Samuel Nouchi, &eacute;galement entra&icirc;neur des avants. La principale arriv&eacute;e est un retour, celui de l&rsquo;ailier Tavite Veredamu, &acirc;g&eacute; de 36 ans. <em>&laquo; C&rsquo;est quand m&ecirc;me &eacute;norme car il a commenc&eacute; au club avant d&rsquo;aller en &eacute;quipe de France &agrave; 7 et de faire une carri&egrave;re pro. D&eacute;but juin, il &eacute;tait encore titulaire &agrave; Perpignan en Top 14 et il nous rejoint, c&rsquo;est impressionnant ! &raquo;</em>, s&rsquo;enthousiasme Steeve Calligaro. La strat&eacute;gie du directeur sportif est d&rsquo;avoir &agrave; chaque poste un plan de succession avec un trentenaire, un joueur autour de 25 ans et un minot de 20 ans.</p>
<h2>Le fils d&rsquo;Henry&nbsp;Tuilagi recrut&eacute;</h2>
<p>En plus des deux membres du staff, Samuel Nouchi est all&eacute; chercher &agrave; B&eacute;ziers deux espoirs : Thomas Lepeigneul (troisi&egrave;me ligne) et l&rsquo;ailier Noa Lassaux. &Agrave; ce poste, on retrouve aussi Matthieu Piperol. <em>&laquo; Lui, c&rsquo;est mon pari &raquo;</em>, pr&eacute;cise Samuel Nouchi en &eacute;voquant le troisi&egrave;me ligne Sione Funaki. Un demi d&rsquo;ouverture, en l&rsquo;occurrence Jacob Botica a &eacute;t&eacute; recrut&eacute; ainsi qu&rsquo;un centre. Pas n&rsquo;importe lequel, <em>&laquo; un d&eacute;molisseur pour faire le m&eacute;nage au milieu du terrain </em>&raquo;, justifie Samuel Nouchi. Henry Tuilagi Jr (1,82 m, 107 kg), fils de l&rsquo;ancien international samoan et surtout fr&egrave;re de Posolo Tuilagi, international fran&ccedil;ais. Une grande famille de rugbymen et de gaillards. &Agrave; ces recrues s&#39;ajoutent des cadres toujours l&agrave;, dont Robbe, Pichard et Darmon, au club depuis 2014. Une seconde ligne pourrait venir cl&ocirc;turer ce mercato estival. Un tiers de cet effectif est professionnel avec une masse salariale qui s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 1,2 million d&rsquo;euros. Des joueurs qui vont se retrouver ce mercredi 1ᵉʳ juillet pour la reprise de l&#39;entra&icirc;nement.</p>
<p>Samuel Nouchi reprend aussi la main sur la formation en compagnie de Bernard Mathieu, responsable de la formation. Jean-Baptiste Poulon a &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;. Des choix qui ne font pas l&rsquo;unanimit&eacute; et qui ont aussi entra&icirc;n&eacute; une refonte au sein de la direction. Le comit&eacute; de direction a &eacute;t&eacute; supprim&eacute; et remplac&eacute; par un comit&eacute; de pilotage de six membres. En plus, une assembl&eacute;e d&rsquo;une quarantaine de personnes se r&eacute;unira une fois par mois. Des changements pour repartir de l&rsquo;avant et retrouver une place en playoffs, voire r&ecirc;ver de d&eacute;crocher les deux tickets pour monter en Nationale 1. <em>&laquo; D&eacute;j&agrave; on veut revoir une &eacute;quipe qui fait plaisir, impliqu&eacute;e et qui incarne les valeurs du club &raquo;</em>, table le pr&eacute;sident en jouant la carte de l&rsquo;humilit&eacute;. Une mont&eacute;e au troisi&egrave;me &eacute;chelon qui ne pourra &ecirc;tre que sportive car la FFR a abandonn&eacute; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une fusion entre la N1 et la N2.</p>
<h2>&quot;Les gens se garent &agrave; Jardiland, on est satur&eacute;&quot;</h2>
<p>Enfin, les travaux, financ&eacute;s par la ville N&icirc;mes, de la prolongation de la dalle partenaire sur la petite tribune lat&eacute;rale vont bient&ocirc;t d&eacute;marrer. La petite tribune est ainsi d&eacute;truite pour permettre &agrave; tous les partenaires d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;unis en un m&ecirc;me endroit. La nouvelle sono sera aussi mise en place. Une r&eacute;flexion est aussi engag&eacute;e sur l&rsquo;avenir du stade Kaufmann. <em>&laquo; Ce stade est inf&eacute;rieur aux standards de ce qu&rsquo;il faudrait au niveau o&ugrave; le club joue, &ccedil;a ralentit sa progression. Si on &eacute;tait aux Antonins, nous aussi on ferait 5 000 spectateurs de moyenne, on vit une petite injustice &raquo;</em>, d&eacute;plore Steeve Calligaro qui cible aussi un manque de parking. &quot;<em>Au-del&agrave; de 3 000 spectateurs, les gens se garent &agrave; Jardiland, on est satur&eacute;&quot;</em>, conclut-il en attendant de jouer peut-&ecirc;tre aux Antonins voire aux Costi&egrave;res s&rsquo;il est r&eacute;habilit&eacute; et mutualis&eacute; comme l&rsquo;envisage la municipalit&eacute;.</p>
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