Dossier d'analyse : Une salle sensorielle validée par les élÚves

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Description initiale :







Tahiti, le 8 juin 2026 - LumiĂšres tamisĂ©es, musique apaisante, huiles essentielles et fauteuil massant : une salle multisensorielle d’inspiration Snoezelen vient d’ouvrir ses portes au lycĂ©e Taiarapu Nui de Taravao. Les Ă©lĂšves peuvent profiter de cette bulle de bien-ĂȘtre sur inscription, de mĂȘme que les membres du personnel, et les premiers retours sont “trĂšs positifs”. Unique dans le secondaire au Fenua, cet outil supplĂ©mentaire tombe Ă  point nommĂ© en cette pĂ©riode stressante des examens de fin d’annĂ©e.   À la Presqu’üle, le lycĂ©e Taiarapu Nui de Taravao s’est dotĂ© d’un nouvel outil au service du bien-ĂȘtre de ses 1 250 Ă©lĂšves et 220 membres du personnel. Il s’agit d’une salle d’inspiration Snoezelen, positionnĂ©e au cƓur de l’établissement dans un container amĂ©nagĂ©. “Ce type de salle multisensorielle se retrouve le plus souvent dans des Ă©coles primaires pour les Ă©lĂšves qui ont des troubles du comportement. À notre niveau, c’est ouvert Ă  tous les Ă©lĂšves, dont ceux qui seraient en crise de panique, d’angoisse ou de stress. Ça concerne un peu tout le monde, que ce soit par rapport Ă  des problĂšmes d’ordre scolaire ou relationnel, suite Ă  une dispute entre Ă©lĂšves par exemple”, explique Isabelle Georges Debonne, conseillĂšre principale d’éducation (CPE) Ă  l’origine du projet, inspirĂ© par une prĂ©cĂ©dente expĂ©rience professionnelle.   “C’est quelque chose que j’ai pu expĂ©rimenter dans un lycĂ©e Ă  Dreux, dans le centre de la France. À l’infirmerie, nous avions montĂ© une salle d’inspiration Snoezelen avec moins de moyens, mais dans la mĂȘme dĂ©marche. J’ai pu constater les bĂ©nĂ©fices pour les Ă©lĂšves en difficultĂ© confrontĂ©s Ă  des rĂ©actions ‘explosives’. On leur proposait la salle, ils acceptaient Ă  chaque fois et ça leur permettait de redescendre”, poursuit-elle. Soutenu par la direction, le projet a Ă©tĂ© validĂ© en conseil d’établissement et financĂ© sur fonds propres.  


​DĂ©tente et dĂ©connection

Cette salle zen n’a pas encore reçu son nom de baptĂȘme, mais elle a ouvert ses portes la semaine derniĂšre, au retour des vacances de mai. Si certains des agents et professeurs ont dĂ©jĂ  pu la tester, la prioritĂ© est donnĂ©e aux Ă©lĂšves qui avaient hĂąte de dĂ©couvrir ce nouveau lieu. PremiĂšre condition : les savates, sacs et tĂ©lĂ©phones restent Ă  l’entrĂ©e. De l’autre cĂŽtĂ© des rideaux occultants, ils entrent dans un havre de paix dĂ©diĂ© Ă  la relaxation. La piĂšce est climatisĂ©e et tous les sens sont en Ă©veil. L’ambiance lumineuse est tamisĂ©e avec des lampes Ă  bulles, Ă  lave et de sel, associĂ©es Ă  des projections pour habiller le plafond. Une musique douce, une fontaine, un diffuseur d’huiles essentielles, un tapis, des poufs, des couvertures et des balles anti-stress complĂštent l’ensemble, sans oublier la piĂšce maĂźtresse : un fauteuil massant.   Actuellement, les Ă©lĂšves s’y retrouvent en petit groupe pour la phase de dĂ©couverte, mais le fonctionnement normal de cette salle sera Ă  terme individuel. “L’idĂ©e, c’est de dĂ©connecter, pas de papoter”, prĂ©vient la CPE. Un contrĂŽle des accĂšs sera mis en place. “Les Ă©lĂšves devront obligatoirement passer par la vie scolaire ou l’infirmerie pour y accĂ©der, Ă  leur demande sur leur temps libre ou sur recommandation de l’établissement. Il y aura un planning de rĂ©servation sur lequel ils devront s’inscrire. Ils seront accompagnĂ©s Ă  l’entrĂ©e, puis en autonomie sur le temps imparti. Pour qu’une sĂ©ance soit efficace, c’est minimum 30 minutes”, prĂ©cise GĂ©nie Tetuanui, agent technique en charge de la gestion de la salle.  


Premiers retours “trùs positifs”

Les premiers retours sont “trĂšs positifs”, comme nous l’ont confirmĂ© plusieurs Ă©lĂšves au cours d’une sĂ©ance. “Franchement, quand on est stressĂ© par rapport aux cours ou sur le plan personnel, c’est l’endroit idĂ©al. On se sent en sĂ©curitĂ© et on n’a pas l’impression d’ĂȘtre au lycĂ©e. C’est vraiment top ! C’est efficace : juste aprĂšs, j’ai un cours de management et je me sens d’attaque. J’espĂšre pouvoir y repasser avant mon oral du bac”, confie Manoa, Ă©lĂšve de 1re et vice-prĂ©sident du conseil de vie lycĂ©enne (CVL).   Samira, Ă©lĂšve de 2nde et ambassadrice du dispositif Margaret’s Place, est tout aussi convaincue : “Cette salle est incroyable ! L’endroit est hyper calme et propice Ă  la relaxation. C’est utile du point de vue du bien-ĂȘtre des Ă©lĂšves, quels que soient les problĂšmes qu’ils rencontrent, pour les aider Ă  se sentir mieux. En plus, juste Ă  cĂŽtĂ©, il y a la psychologue qui peut les recevoir si besoin.”  


​Un outil supplĂ©mentaire

Sous cette forme, il s’agit d’un projet-pilote dans le secondaire en PolynĂ©sie. Une initiative qui tombe Ă  point nommĂ© en cette fin d’annĂ©e scolaire, tandis que les Ă©preuves du baccalaurĂ©at se profilent, entre autres Ă©chĂ©ances. “Les premiers examens ont commencĂ© dans certaines filiĂšres. Les Ă©lĂšves sont plus stressĂ©s en ce moment. C’est un projet qui entre aussi dans le champ de la santĂ© mentale”, conclut Isabelle Georges Debonne au sujet de cet outil supplĂ©mentaire en faveur de la prise en charge des Ă©lĂšves.   


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