Dossier d'analyse : L'INTERVIEW Vincè (La Petite Culotte) : "Avoir un titre comme "La Goffa Lolita", c'est le rêve de tout artiste'"
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<p><strong>ObjectifGard : La chanson &quot;L</strong><b>a Goffa Lolita&quot; est sortie en 2022. 100 millions d&#39;&eacute;coutes, + 100 millions de vues sur Youtube, des centaines de concerts&hellip; Il y a eu un avant et un apr&egrave;s. Racontez-nous cet apr&egrave;s, comment ce succ&egrave;s a-t-il transform&eacute; votre vie ?</b></p>
<p><b>Vinc&egrave; : </b>Ce qui a tout chang&eacute;, c&#39;est l&#39;ordre de grandeur. Apr&egrave;s l&#39;avoir chant&eacute;e en Corse dans des bars o&ugrave; il y avait 50 &agrave; 200 personnes, les choses ont pris une grandeur exceptionnelle. Il y a eu, au d&eacute;part, les plateaux radio, ensuite les stades de rugby, etc. Aujourd&#39;hui, les chiffres sont magnifiques. Maintenant, je chante en Suisse, en France, en Belgique...</p>
<p><strong>Comment parvient-on, avec ce succ&egrave;s, &agrave; garder la t&ecirc;te froide ? </strong></p>
<p>Ce qui m&#39;a sauv&eacute;, c&#39;est le fait d&#39;avoir d&eacute;j&agrave; connu le succ&egrave;s quand j&#39;avais 17, 18 ans parce que je faisais partie d&#39;un groupe corse tr&egrave;s connu, <em>Canta U Populu Corsu</em>, avec lequel j&#39;ai fait des grandes sc&egrave;nes, des salles embl&eacute;matiques dont l&#39;Olympia &agrave; Paris, par exemple. &Agrave; ce moment-l&agrave;, je n&#39;avais pas d&#39;exp&eacute;rience et je suis tomb&eacute; dans les pi&egrave;ges de la fausse notori&eacute;t&eacute;, de croire que j&#39;avais r&eacute;ussi. On se perd dans tout &ccedil;a. Apr&egrave;s &ecirc;tre parti de ce groupe, j&#39;ai compris que ce n&#39;&eacute;tait pas la r&eacute;alit&eacute;. Alors quand j&#39;ai retrouv&eacute; le succ&egrave;s &agrave; 30 ans, je suis rest&eacute; focus sur mon travail, sur le s&eacute;rieux et la production de musique. &Ccedil;a a donc &eacute;t&eacute; tr&egrave;s facile &agrave; g&eacute;rer.</p>
<p><strong>Mais avez-vous ressenti une pression particuli&egrave;re, apr&egrave;s un tel succ&egrave;s, pour l&#39;&eacute;criture des chansons suivantes ? Ne vous &ecirc;tes-vous pas dit : on va m&#39;attendre au tournant ? </strong></p>
<p>&quot;La Goffa Lolita&quot; est arriv&eacute;e alors que j&#39;avais d&eacute;j&agrave; &eacute;crit peut-&ecirc;tre 40 chansons avant. Mon processus est simple : j&#39;ai une id&eacute;e, des pens&eacute;es, et j&#39;essaie de les pousser au maximum. Comme tous les artistes, on cr&eacute;e des titres et on esp&egrave;re qu&#39;il y aura le succ&egrave;s au bout. Je n&#39;arr&ecirc;te pas d&#39;&eacute;crire et je me dis qu&#39;&agrave; force un autre titre explosera. Je ne me mets pas trop la pression m&ecirc;me si c&#39;est vrai que passer apr&egrave;s &quot;La Goffa Lolita&quot;, c&#39;est dur parce qu&#39;on a v&eacute;cu plein de choses et on a envie que &ccedil;a recommence. L&#39;avantage, c&#39;est que ce titre ne s&#39;est pas &eacute;vanoui, c&#39;est m&ecirc;me devenu un peu l&#39;hymne du sport, on l&#39;entend lors des ferias&hellip; J&#39;ai eu beaucoup de chance. Avoir un titre comme <em>La Goffa Lolita</em>, c&#39;est le r&ecirc;ve de tout artiste. Et maintenant, on entend &quot;Diego&quot; aussi, un titre que j&#39;ai sorti il y a deux ans. En regardant la courbe des &eacute;coutes, on se rend compte que cette chanson est en train petit &agrave; petit d&#39;&eacute;clore.</p>
<p><strong>Un nouveau single &quot;Cantalo&quot; vient de sortir. Racontez-nous cette histoire et cette rencontre avec Juanmih, une pointure du reggaeton.</strong></p>
<p>On a utilis&eacute; l&#39;air des &quot;D&eacute;mons de minuit&quot; et on a r&eacute;&eacute;crit toute la chanson, juste en gardant le refrain. On a eu cette id&eacute;e-l&agrave;, 40 ans apr&egrave;s la sortie de cette chanson (interpr&eacute;t&eacute;e par le groupe Images, NDLR), qui a connu un succ&egrave;s terrible, &agrave; tel point qu&#39;on l&#39;entend encore. Notre souhait, c&#39;&eacute;tait de la moderniser et de toucher toutes les g&eacute;n&eacute;rations. Donner des influences latinas, chanter aussi bien en fran&ccedil;ais qu&#39;en espagnol, et &ccedil;a a march&eacute;. On a tout de suite pens&eacute; qu&#39;il se passait quelque chose, que la r&eacute;action des personnes &agrave; qui on l&#39;a fait &eacute;couter &eacute;tait tr&egrave;s positive, aussi bien de la part de mes cousines, que de ma m&egrave;re, ma compagne ou mes ni&egrave;ces&hellip; Et on l&#39;a fait &eacute;couter aux radios. En l&#39;espace d&#39;un petit mois, on est d&eacute;j&agrave; &agrave; 3 000 passages en radio. Les gens sont en train de se l&#39;approprier. On sent que c&#39;est un d&eacute;but de succ&egrave;s.</p>
<p><strong>On apprend que vos succ&egrave;s d&eacute;pendent de l&#39;avis de vos cousines, de votre maman&hellip; Ce sont les testeuses. </strong></p>
<p>Bien s&ucirc;r, ce sont les gens que nous avons en face de nous, que nous connaissons et dont nous pouvons observer les diff&eacute;rentes r&eacute;actions. Et l&agrave;, elles &eacute;taient assez unanimes : les gens dansent dessus et ont le sourire. Cette chanson s&#39;est lanc&eacute;e &agrave; la perfection.</p>
<p><strong>Et dans un timing id&eacute;al, en p&eacute;riode estivale...</strong></p>
<p>C&#39;est clair et &ccedil;a n&#39;a pas &eacute;t&eacute; de tout repos pour avoir les droits de la chanson &quot;Les D&eacute;mons de minuit&quot;. Ils sont six ou sept ayants droit et il fallait l&#39;accord de tout le monde. Il a vraiment fallu y croire et montrer qu&#39;on &eacute;tait motiv&eacute;, qu&#39;on avait fait ce titre et qu&#39;on allait le porter avec beaucoup de respect. Apr&egrave;s un an, un an et demi &agrave; essayer de les convaincre, finalement &ccedil;a a pu se faire.</p>
<p><strong>Outre votre venue &agrave; Saint-Gilles, vous avez une autre actualit&eacute;, nationale cette fois-ci. Et on en revient encore une fois &agrave; &quot;La Goffa Lolita&quot;, titre qui a &eacute;t&eacute; choisi pour &ecirc;tre la chanson originale du film &quot;Permis de d&eacute;truire&quot; r&eacute;alis&eacute; par Eric Fraticelli avec Kad Merad, en salle le 1ᵉʳ juillet. Encore une nouvelle vie pour cette chanson.</strong></p>
<p>Ce film&nbsp;est un num&eacute;ro 2 apr&egrave;s &quot;Permis de construire&quot; qui&nbsp;a eu un succ&egrave;s extraordinaire. Le r&eacute;alisateur, &Eacute;ric Fraticelli, un humoriste tr&egrave;s connu en Corse, voulait une chanson corse, et c&#39;est mon titre qui a &eacute;t&eacute; choisi pour repr&eacute;senter ce film. J&#39;en suis ravi&nbsp;et en plus de tout &ccedil;a, &Eacute;ric m&#39;a gentiment demand&eacute; de jouer dans la derni&egrave;re sc&egrave;ne du film, donc je suis trop content.</p>
<p><em><strong>Informations pratiques : Summer Arena, le samedi 4 juillet 2026, ouverture des portes &agrave; 19h. Vinc&egrave; et Laurent Pepper. Billetterie : &agrave; partir de 11 &euro; &ndash; formules standard et table. R&eacute;servations : <a href="https://shotgun.live/festivals/summer-arena-star-kitsch-04-07-26-arenes-saint-gilles">https://shotgun.live/festivals/summer-arena-star-kitsch-04-07-26-arenes-saint-gilles</a>. Renseignements : 06 59 43 37 84 ou sur www.saint-gilles.fr.</strong></em></p>
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